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Exposition aux produits cytostatiques : l'Anses recommande de renforcer la protection des professionnels

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Santé au travail

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En réponse à une saisine de la Direction Générale du Travail, l'Agence Nationale Sécurité Sanitaire Alimentaire Nationale (Anses) préconise de modifier la législation et d'inclure les travaux exposant à 18 principes actifs cytostatiques à l’arrêté fixant la liste des procédés cancérogènes en droit du travail. L'agence motive sa recommandation par la nécessité de protéger et sensibiliser les employeurs et les professionnels potentiellement exposés. Lesquels, rappelle-t-elle, sont en contact avec des produits anticancéreux susceptibles de présenter des propriétés cancérogènes pour les cellules saines, mais également d'avoir des effets sur le développement et la reproduction. Aujourd’hui, les médicaments cytostatiques sortent du cadre de classification et d’étiquetage européen. Contrairement aux produits utilisés en milieu industriel, le règlement européen n’impose pas de prévenir l’utilisateur du caractère dangereux des médicaments via un étiquetage spécifique. En proposant d’inscrire les travaux exposant à ces 18 substances dans l’arrêté français, nous contribuons à l’évolution du cadre réglementaire pour une meilleure protection des professionnels exposés, souligne Henri Bastos, Directeur scientifique santé-travail à l’Anses. Sur la foi d'une enquête menée en 2017, l'Agence rappelle que 92 000 salariés, tous métiers confondus (infirmiers, médecins, aides-soignants, agents de nettoyage...) sont susceptibles d'être exposés à ces produits. Pour mieux protéger les publics concernés, l'Anses propose que le critère des conditions d'exposition soit privilégié (process de fabrication, mise en oeuvre de protocoles, contamination de l'environnement de travail et gestion des déchets) et appelle les employeurs à évaluer le risque au sein de leur structure, à sensibiliser et former leurs salariés et à organiser une surveillance des expositions.

Arrêté fixant la liste des substances, mélanges et procédés cancérogènes

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Commentaires (1)

nana38

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48 commentaires

#1

c'était déjà bien connu !

c'était déjà bien connu que l'exposition des professionnels de santé aux cytostatiques employés comme traitements lors des chimiothérapies, absorbés par voie cutanée et respiratoire, les exposent à des risques mutagènes, toxiques et tératogènes : https://www.officiel-prevention.com/dossier/protections-collectives-organisation-ergonomie/risque-biologique/la-prevention-des-risques-des-soins-infirmiers-risques-professionnels-infirmieres