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Face au Covid-19, un optimisme prudent

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Epidémiologie

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On a des raisons d’être optimistes au sujet de l’épidémie de Covid-19 en France. C’est ce qu’a estimé Gabriel Attal, le porte-parole du gouvernement, mardi 18 janvier sur CNews.

Des chiffres qui se stabilisent

S’ils demeurent élevés, les chiffres tendent en effet à se stabiliser, après une poussée fulgurante provoquée par le variant Omicron, extrêmement contagieux. Selon Santé Publique France, le nombre quotidien de nouveaux cas de contamination recensés s'élève à 102 144 au lundi 17 janvier, contre 278.129 la veille. Les services de soins critiques, qui accueillent les cas les plus sévères, dénombraient pour leur part 3 913 personnes atteintes du Covid-19 à cette même date (avec 355 nouvelles admissions), contre 3 904 le lundi précédent. De même, le nombre de malades hospitalisés était de 25 776, contre 22 749 sept jours plus tôt. Et en moyenne, sur la semaine, 295 630 nouveaux cas quotidiens ont été recensés, contre 268 185 cas le lundi précédent. Les cas ont donc continué d'augmenter, mais à un rythme moins rapide. 

Un optimisme prudent

Le scénario du pire s'éloigne, la décrue a commencé, le pic des infections a été passé ces jours-ci (...) en Île-de-France et ce sera un petit peu plus tard pour les autres régions françaises, a d'ailleurs relevé, lundi sur France Inter, l'épidémiologiste Arnaud Fontanet, membre du Conseil scientifique qui guide le gouvernement. On voit que dans nos services de réanimation, la situation s’est stabilisée, la tension n’augmente plus. Maintenant, il faut évidemment rester vigilants et poursuivre nos efforts, a toutefois rappelé Gabriel Attal. Malgré sa contagiosité, le variant Omicron provoque en effet moins d’hospitalisations et des séjours moins longs, non seulement car il semble moins virulent, mais également car les populations sont mieux vaccinées contre le virus. Pour toutes ces raisons, les spécialistes jugent possible qu'Omicron, qui favoriserait l’endémisation, sature moins les réanimations, même s’il continue de peser lourdement sur les lits d’hôpitaux en général. A ce jour, 127 265 personnes sont décédées en France depuis le début de la pandémie.

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