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Fini le délai de carence pour les travailleurs arrêtés et suspectés de Covid-19

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Santé au travail

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Ce 8 janvier, les Ministres du Travail et de la Santé ont conjointement annoncé par voie de presse que toute personne symptomatique doit s’isoler à son domicile, dès l’apparition des symptômes, et effectuer un test de dépistage au plus vite. Deux options à compter du 10 janvier et jusqu'au 31 mars prochains : les personnes concernées poursuivront depuis leur domicile leur activité si elles le peuvent ; dans le cas contraire, elles se signaleront via declareameli.fr ou declare.msa.fr (en fonction de leur régime). Elles pourront dans le même temps bénéficier d'indemnités, ce sans conditions ni délai de carence jusqu'à obtention du résultat de leur test (antigénique ou PCR), qu'elles s'engagent à effectuer au plus tard deux jours après déclaration et dont elles devront renseigner le résultat via les mêmes téléservices. Un récépissé leur permettra de justifier leur absence auprès de leur employeur. Si le test est négatif, le retour au travail est requis ; s'il est positif, l'arrêt est prolongé. Les Françaises et les Français sont très conscients des enjeux qui s’attachent à s’isoler dès l’apparition des premiers symptômes. Notre devoir est de lever tout frein pour qu’ils respectent ce principe, ce qui implique de répondre aux craintes relatives aux conséquences sur leur rémunération, a commenté Olivier Véran. Un changement de braquet notable pour les soignants : l'avis du 23 mai 2020 émis par le Haut Conseil de Santé Publique avait fait grand bruit en son temps : entre autres choses, il stipulait que dans le cas où un personnel non remplaçable serait porteur du SARS-CoV-2 et asymptomatique, la possibilité dégradée d’un maintien en poste avec un renforcement des mesures de précaution et d’hygiène serait envisageable afin que la balance-bénéfice/risque ne soit pas défavorable.

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