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La HAS recommande les prélèvements salivaires pour le dépistage du Covid-19 par RT-PCR

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Epidémiologie

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Accompagné de la Ministre déléguée à l'enseignement et d'Olivier Véran, Ministre de la santé, Jean Castex officialisait ce jeudi 11 février dans une école du 13ème arrondissement de Paris le déploiement des tests Covid-19 sur matrice salivaire au sein des établissements scolaires. Un lancement qui entre dans le cadre de quatre expérimentations et concomitant à l'avis rendu le même jour par la Haute Autorité de Santé, qui recommande désormais en première intention d'en étendre l'usage au dépistage itératif de certaines populations ciblées, dont celle des écoles (mais aussi des soignants, des personnels et résidents d'Ehpad...). A la demande de la Région Ile-de-France et des rectorats de Paris, Créteil et Versailles, l'AP-HP s'est associée à cette opération-pilote et contribuera à construire les protocoles réguliers de dépistage, a-t-elle signalé dans un communiqué de presse. Plus largement, la HAS recommande également, en deuxième intention, l'utilisation de ces tests salivaires chez les personnes contact pour qui un prélèvement nasopharyngé n’est pas envisageable. En complément des prélèvements nasopharyngés (sensibilité moyenne de 92 %) et oropharyngés classiquement réalisés dans le cadre des tests RT-PCR, le matériel salivaire est plus facile à collecter et l'acceptabilité du test meilleure. D'une sensibilité moyenne de 85 %, ces tests (dont les résultats sont délivrés en 24h environ) s'appuieront essentiellement sur le maillage assuré par les laboratoire de biologie médicale, y compris dans le cas où ils seront utilisés en ville dans le cadre d'auto-diagnostics. La stratégie globale en la matière (populations prioritaires, nombre de tests disponibles...) sera prochainement dévoilée par le Ministère de la santé, mais on sait déjà que 200 000 tests par semaine seront pratiqués dans les écoles, collèges et lycées dès la fin des congés scolaires d'hiver.

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