EN BREF

La HAS recommande le testing rapide sur prélèvement nasal

Cet article fait partie du dossier :

Epidémiologie

    Précédent Suivant

Après plusieurs avis concernant les outils de testing, la Haute Autorité de Santé a livré ses recommandations sur les tests rapides antigéniques de détection Covid-19 sur prélèvement nasal. Ces tests, mieux tolérés et qui délivrent un résultat en moins de 30 minutes, viennent compléter l'arsenal existant ; tout ce qui peut favoriser le testing est important, même si nous les recommandons dans un cadre bien précis, a précisé Dominique Le Guludec, Présidente de la HAS. En l'occurrence, le prélèvement nasal est destiné aux patients de plus de 15 ans et/ou chez les personnes chez lesquelles le prélèvement naso-pharyngé est impossible et qui sont soit asymptomatiques soit contact ou symptomatiques (au plus tard 4 jours après le début des symptômes). L'alternative est la suivante : soit le prélèvement (avec un écouvillon adapté sur 3 à 4 centimètres en profondeur dans la narine) est réalisé dans le cadre d'un dépistage ciblé par un professionnel de santé ou un personnel associatif formé (TDR, pour test diagnostic rapide / TROD, pour test rapide d'orientation diagnostique), soit il est réalisé par le patient usager lui-même (autotest). Ces derniers reposent intégralement sur les individus et nous pouvons compter sur la population pour le faire, a rassuré D. Le Guludec. Quelques précautions sont toutefois à respecter. Les données déjà disponibles concernant la performance de ces tests sont encourageantes ; pour ne pas risquer de générer des faux positifs ou des faux négatifs, les bonnes conditions de réalisation sont indispensables, a rappelé Cédric Carbonneil, Chef du service d'évaluation des actes professionnels de l'agence. Dans tous les cas, un test positif devra être confirmé par une RT-PCR, qui demeure le gold standard, et qui permet une détection des variants et assure la fiabilité du contact tracing à l'échelle de la population. Des données complémentaires devraient être prochainement rendues publiques pour leur usage chez les enfants.

Retour au sommaire du dossier Epidémiologie

Publicité

Commentaires (0)