EN BREF

L’hôpital public n’est pas là pour être rentable. On est là pour un service !

    Suivant

Un collectif de défense des services publics a organisé un rassemblement à Paris samedi 23 juin 2018. Des représentants de Bourgogne et de Franche-Comté ont fait le déplacement pour dénoncer les pénuries de personnel, le burn out des professionnels et la désertification des territoires…

Le but de ce rassemblement, c’est de rappeler que le problème des services publics est un problème de société : cela concerne la santé, le rail, la justice, la police, l’éducation… On demande un aménagement territorial égalitaire dans le pays, explique le Jurassien Michel Antony, fondateur de la coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et des maternités de proximité.

Céline Plaut est infirmière à l’hôpital de Tonnerre, dans l’Yonne. Elle aussi, est venue à Paris avec une trentaine de personnes pour défendre l’hôpital public et surtout les hôpitaux de proximité. On est un bassin de vie de 25 000 habitants avec 52 communes. L’hôpital de Tonnerre a tout d’abord été menacé par la fermeture des urgences la nuit. Puis, le directeur de l’ARS est revenu sur sa décision et nous a laissé les urgences ouvertes la nuit mais nous supprime un médecin. Donc, c’est reculer pour mieux sauter, estime Céline Plaut.

Il y a de grandes parties de nos territoires où les gens sont déjà à plus de 30 minutes de la prise en charge médicale. Si on supprime les urgences de Tonnerre, les gens se retrouveront à 1h ou 1h30 d’un centre hospitalier, ce sera dramatique pour la population. On nous parle d’un hélicoptère. Mais, l’hélicoptère ne vole pas la nuit, ne vole pas quand il pleut, quand il neige, c'est-à-dire la plupart du temps dans nos territoires. Donc, il n’y a que les moyens terrestres et si les distances s’allongent, c’est dramatique, il y aura des morts.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site de Francetvinfo.

Retour au sommaire du dossier Fonction Publique

Publicité

Commentaires (0)