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Les hôpitaux d'Ile-de-France appelés à déprogrammer 40% de leurs opérations

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Epidémiologie

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Malgré la volonté affichée du gouvernement d’accélérer la campagne de vaccination contre le coronavirus, la tension sur les hôpitaux demeure très forte. Une situation qui a conduit l’Agence Régionale de Santé d’Ile-de-France à donner l’ordre ferme aux hôpitaux et cliniques de la région de procéder à des déprogrammations. Son directeur général, Aurélien Rousseau, a ainsi indiqué à l’AFP que 40% des activités médicales sont concernées. L’objectif premier est de libérer des lits de réanimation pour les personnes souffrant du Covid-19, dont les entrées s’élèvent entre 70 et 80 par jour, pour 1 050 lits disponibles et 973 patients actuellement en réanimation. Le palier 2 de 1 127 lits occupés fixé par l’Agence pourrait alors être bientôt atteint. En cause, une hausse du taux d’incidence du virus, notamment provoquée par la circulation du variant britannique, plus contagieux. On est dans une situation de tension très forte, a rapporté Aurélien Rousseau, même si la fonction hospitalière, publique comme privée, a su tirer les enseignements des deux premières vagues. La semaine précédente, Lamine Gharbi, le président de la Fédération de l’Hospitalisation privée (FHP), indiquait en effet que le secteur privé était en mesure d’augmenter le nombre de ses lits disponibles. Cette vague de déprogrammations permettra également de mobiliser les personnels soignants libérés dans les services de réveil chargés d’accueillir les malades du Covid-19. La décision de l'ARS, très localisée, se justifie par la situation inquiétante constatée dans la région Ile-de-France : rien qu'en Seine-Saint-Denis, le taux d'incidence se situait au 3 mars à 428 cas pour 100 000 habitants.

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