EN BREF

IADE en pratique avancée : la spécialité toujours en attente de décisions

Dans un courrier adressé à François Braun, le ministre de la Santé, le Syndicat national des infirmiers-anesthésistes le presse de se saisir du dossier relatif à la pratique avancée, toujours au point mort malgré les recommandations de l'IGAS.

Le combat a débuté en janvier 2020 ; un an et demi plus tard, les revendications des infirmiers-anesthésistes (IADE) pour l’inscription de leur exercice en pratique avancée ne sont toujours pas satisfaites. Et ce malgré un rapport de l’Inspection générales des affaires sociales (IGAS), qui s’est clairement positionné en leur faveur. Dans l’espoir de faire avancer le dossier, le Syndicat national des infirmiers-anesthésistes (SNIA) en a directement appelé à François Braun, le ministre de la Santé.

Une évolution validée par tous

Cela fait maintenant plus d’un an que le Syndicat National des Infirmier(e)s Anesthésistes a initié avec votre ministère un travail concernant la reconnaissance de la pratique avancée des IADE, rappelle-t-il dans un courrier, soulignant le travail mené en concertation à la fois avec Olivier Véran, le prédécesseur de François Braun, et l’IGAS lors de l’élaboration du rapport. Et de souligner que le document valide les arguments avancés par le SNIA pour l’inscription de la spécialité en pratique avancée : Le niveau de formation universitaire actuel et l’exercice singulier de la pratique de l’anesthésie en autonomie par les infirmier(e)s anesthésistes français(es) constitue bien une pratique avancée qui nécessite, selon les inspecteurs, de "réaliser, dès que possible, les évolutions législatives et réglementaires indispensables", martèle-t-il.

Un dossier au point mort

Dans le sillage de la publication du rapport, des groupes de travail se sont réunis afin d’imaginer les leviers aptes à revoir le statut des infirmiers-anesthésistes. Mais les conclusions issues de ces concertations se font toujours attendre, déplore le syndicat. Or les IADE, fortement mobilisés sur la question, attendent des décisions rapides et précises dans ce dossier de leur pratique avancée, qui a, juge-t-il, fait l’objet […] de suffisamment d’expertises . Les engagements du ministère de la Santé doivent désormais faire l’objet d’un calendrier précis de mise en application. Au risque que l’absence de décisions allant dans ce sens ne viennent conditionner la tonalité de la rentrée sociale et parlementaire du ministre, prévient-il dans un communiqué joint au courrier.

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