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Les IDEL demandent des équipements à l'Etat

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Epidémiologie

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Selon un communiqué du Syndicat National des Infirmières et Infirmiers Libéraux (Sniil), les IDEL recommencent à manquer d'équipements qui, par ailleurs, sont de plus en plus coûteux. Selon le texte, cette situation de carence était prévisible au vu des dernières mesures (rendre les masques obligatoires dans les lieux clos, puis dans certains espaces publics) et la fin de la distribution des masques pour les professionnels de santé.

Pour autant, alors que l’on s’inquiète d’une possible 2e vague de Covid-19, et que la Direction Générale de la Santé reconnaît dans une note à diffusion restreinte en date du 30 juillet un « contexte de forte tension sanitaire sur les équipements sanitaires », les professionnels de santé libéraux doivent, comme au printemps 2020, s’organiser seuls. Bref, l’Etat recommence les mêmes erreurs…, s'agace le Sniil. Le syndicat remarque toutefois que les laboratoires de biologie médicale, eux, bénéficient toujours d'une aide de l'Etat : Sur ce point, la même note à diffusion restreinte est claire : la « priorité de l’Etat » étant la « sécurité des personnels de laboratoires » afin que la stratégie de dépistage voulue par le gouvernement puisse être poursuivie, la Direction Générale de la Santé a mis en place depuis début août une « plateforme d’approvisionnement en équipements sanitaires » pour les seuls biologistes hospitaliers et de ville.  Ainsi, le Sniil exige que tous les les professionnels de santé libéraux puissent bénéficier de la plateforme d’approvisionnement en EPI jusque-là réservée aux biologistes, que le gouvernement instaure un encadrement des prix des équipements de protection (EPI) et qu'il s'assure que les stocks soient suffisants.

De son côté le Syndicat Nationale des Professionnels Infirmiers a également tenu à réagir. Le gouvernement n’a pas été à la hauteur lors de la première vague. Nous avons dû combattre à la fois l’épidémie et le manque de matériel. Visiblement, ils n’ont pas su tirer les leçons de leurs erreurs, et nous sommes confrontés au même manque d’anticipation. Si après 3 mois de déconfinement les stocks ne sont pas constitués, nous allons très rapidement manquer de tout en quelques jours lors d’un nouveau pic épidémique. Nous ne voulons pas nous retrouver de nouveau avec des sacs poubelle sur le dos, à trier les patients faute de matériels, de lits et de médicaments de réanimation, s'énerve le syndicat dans un communiqué.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site du Sniil ou celui du SNPI

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