EN BREF

Idlib : "des hôpitaux bombardés quasi tous les jours"

Il faut agir, et vite, pour que cessent les combats à Idlib (ou Idleb) où se joue en ce moment un drame humanitaire. Les chefs de la diplomatie de 14 pays de l'UE ont appelé, mercredi 26 février, la Russie et la Turquie à la "désescalade" dans la province rebelle syrienne d'Idlib, théâtre d'une grave catastrophe humanitaire, dans une tribune publiée par Le Monde. Les 14 ministres, dont le Français Jean-Yves Le Drian et l'Allemand Heiko Maas, ont également averti que la lutte contre le terrorisme invoquée par Moscou, qui soutient l'offensive militaire du régime du président syrien Bachar al-Assad dans la province, ne pouvait justifier les violations massives du droit international humanitaire. Nous appelons la Russie à poursuivre les négociations avec la Turquie, afin d'aboutir à une désescalade à Idleb et de contribuer à une solution politique, écrivent les signataires de la tribune. Des personnalités de la société civile et politique ont également publié leur propre tribune dans le même temps, cette fois dans les colonnes de LibérationMonsieur le Président, la lâcheté n’est pas de mise de la part des démocraties. Elles ne doivent pas craindre de mettre en demeure les pays qui violent le droit international, d’opposer des contre-mesures aux frappes visant Idlib, et de mettre en œuvre de lourdes sanctions diplomatiques et économiques à l’encontre des pays et de leurs dirigeants qui bafouent chaque jour à la face du monde, en toute impunité, le droit humanitaire international et des résolutions de l’ONU sur la Syrie, peut-on lire dans cette tribune adressée à Emmanuel Macron.

Car la population civile paie un très lourd tribut dans le conflit qui oppose la Russie et la Turquie dans la région. Au début du mois, l'association Médecins Sans Frontière parlait d'un tsunami humain et évoquait des hôpitaux bombardés quasi tous les joursL’exode de population est massif dans la région et les hôpitaux sont bombardés quasi-quotidiennement, laissant très peu d’options pour accéder aux soins, dénonçait MSF. Un nombre important d'hôpitaux de la région ont été touchés et ont été partiellement ou totalement détruits dans le nord-ouest de la Syrie en l'espace de quelques mois seulement, expliquait Cristian Reynders, coordinateur du projet MSF pour le nord d'Idlib. Concrètement, avec les combats qui se poursuivent, les blessés ont de moins en moins de chances d'accéder aux services de santé. Si les gens doivent aller plus loin pour être soignés, les chances que leurs blessures s'aggravent ou la probabilité de mourir ne font qu'augmenter, confiait-t-il. Malgré les appels de la communauté internationale, les attaques sanglantes sur la population civile se poursuivent, avec un bilan toujours plus catastrophique chaque jour.

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