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Infirmier clinicien, futur statut de l'IPA ? Préconisations du rapport de la Députée Annie Chapelier

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Pratique avancée

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Dans un rapport présenté le 29 juin, la Députée et membre de la Commission des affaires sociales Annie Chapelier (Agir ensemble) plaide pour la création d'un statut d'"infirmier praticien", déjà existant dans d'autres pays comme le Canada. La parlementaire, par ailleurs IADE de métier, estime que l'évolution permettrait de répondre aux besoins de santé de la population et affirme que la France a 20 à 60 ans de retard en matière de pratique avancée. Elle ajoute que ces professionnels doivent pouvoir internvenir en premier recours auprès des patients [...] et être accessibles sans prescription médicale, contrairement à ce qui est prévu par le cadre législatif en vigueur en France depuis trois ans pour les quatre mentions existantes (pathologies chroniques stabilisées ou prévention et polypathologies courantes en soins primaires ; oncologie - onco-hématologie ; la maladie rénale chronique - dialyse - transplantation rénale ; la psychiatrie - santé mentale), qui place les IPA sous supervision médicale. A. Chapelier appelle enfin à l'extension de la pratique avancée à d'autres métiers (manipulateurs radio, opticiens, orthoptistes...) et aux champs de la santé scolaire, la santé au travail et la gériatrie-soins palliatifs (trois disciplines où la démographie médicale ne permettra pas de répondre aux besoins de la population, explique-t-elle) ainsi qu'à la création d'une deuxième catégorie d'infirmiers cliniciens spécialisés (anesthésie, chirurgie, pédiatrie) afin de valoriser l'expertise de certains soignants hospitaliers (qui revendiquent davantage de reconnaissance et un meilleur salaire). Pour y parvenir, elle préconise une seule formation par profession, avec des diplômes alignés aux grades licence et master, via des conventions entre les instituts existants et les universités, le tout sous la seule tutelle des ministères de la Santé et de l'Enseignement supérieur. Rappelons que la présentation de ce rapport intervient alors que les IADE, titulaires d'un diplôme de grade Master, réclament leur reconnaissance statutaire et que les textes législatifs en gestation pour la création de la pratique avancée en soins d'urgence suscite l'enthousiasme mais également de vives réactions, y compris dans les rangs infirmiers.

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