EN BREF

#JIAS2020 : au-delà des mots, Olivier Véran passe aux actes

A l'occasion de la Journée Internationale des Aides-Soignants, ce 26 novembre, et alors que l'épidémie de Covid19 est toujours à l'oeuvre, Olivier Véran, ministre des Solidarités et de la Santé, souhaite saluer et à remercier les aides-soignants mobilisés dans les établissements de santé ou les Ehpad pour leur travail quotidien au contact direct des patients, des résidents et de leurs familles. Il tient également à rappeler les engagements pris par le Gouvernement lors du Ségur de la santé avec notamment la revalorisation des 400 000 aides-soignants des établissements de santé et des Ehpad, mise en œuvre dès cette fin d’année 2020. Nous avons plus que jamais besoin d'eux, souligne-t-il. Et de préciser les actions mises en place, tant pour reconnaître leur engagement aujourd’hui que pour susciter l'attractivité de leur métier demain : Il s'agit donc d'augmenter leur salaire (revalorisation de 183 euros nets par mois dès le mois de décembre 2020), améliorer leurs conditions de travail en investissant dans leurs établissements et dans leur matériel du quotidien, augmenter leur effectifs et le nombre de jeunes aides-soignants formés. Le ministre des Solidarités et de la Santé s’est ainsi engagé durant la Ségur de la santé à une augmentation importante des capacités de formation paramédicale avec notamment un doublement des capacités de formation pour les aides-soignants d’ici 2025. Olivier Véran précise d'ailleurs qu'au-delà de l’augmentation des capacités de formation en partenariat avec les régions de France, le gouvernement a prévu au travers du Ségur de la santé le recrutement de 15 000 soignants dans les hôpitaux dont des aide-soignant afin de soutenir et renforcer les équipes particulièrement mobilisées dans les prises en charges.

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Commentaires (2)

test112408

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14 commentaires

#2

UNE INCOHERENCE DU SEGUR ! UNE DE PLUS ! A CORRIGER !

Bonsoir,

Chg a souligné la rémunération scandaleuse des professionnels du secteur médico-social, IDE/AS/Educateurs/Kinés. Je ne peux que confirmer ses dires.

Ce n'est pas avec un salaire pareil, sans compter les conditions de travail, qu'on va attirer des masses pour exercer ces métiers (moi-même, travailler pour un SMIC en tant qu'AS, métier que je respecte énormément, c'est un non ferme que j'adresserai au recruteur car proposer un tel salaire à une personne qualifiée relève de l'insulte et je pèse mes mots).

Je ne peux qu'inviter les lecteurs à s'intéresser aux travaux du Collectif Inter Hôpitaux, bien que centré en priorité sur les hôpitaux, qui abordent des thématiques nécessaires (valorisation des métiers soignants, parcours & coordination des soins...)

Pour le secteur médico-social, il faut en urgence que les soignants bénéficient des mesures du Ségur de la Santé car on observe des situations ubuesques dans certains lieux de soins (en changeant de bloc, le soignant d'à côté va prendre 183 euros de plus pour un travail quasi similaire ! ... du délire)

Que les professionnels de santé fassent de la politique aussi au sens noble du terme. Jouez le buzz, (nous vivons à l'ère de l'image ne l'oublions pas), faites venir les caméras, quitte à avoir la nausée s'il le faut quand on regarde les images. Que les cadres prennent également leur courage à deux mains et se mettent du côté de leur équipe, comme c'est le cas avec les cadres du CHU de Nantes.

Allez, Monsieur VERAN, du courage et corrigez-moi ça ! Au moins ça !

chg

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30 commentaires

#1

HOU HOU ON EST LA

Monsieur le Ministre
Avez vous des personnes porteuses de handicap qui vivent à l'année dans les établissements médico sociaux a but non lucratif ( EEAP , MAS, FOYER, FAM ) ?
Il y a des soignants qui les accompagnent pour leur soins de santé ( toilette, aide au transfert, repas, prévention, soins divers), le personnel éducatif assure l'insertion sociale , le ludique, l'occupationnel ...
Ils bossent en horaires décalés, jour et nuit, week end et jours féries .
Ils ont travaillés comme les EHPAD pendant le confinement ( absence ou manque de matériel, surcroit de travail, stress )
Ils sont payés au rabais moins de 1400 euros net pour un(e) infirmier(e) en internat et 1260 euros net pour les Aides soignants en début de carrière, il faut attendre 15 ans pour avoir un salaire un peu plus décent.
Comme toujours il n'y en a que pour l'hôpital et les EHPAD
Ne nous oubliez pas mr le ministre et notez que le secteur voit ses soignants partir vers un horizon mieux rémunéré.