EN BREF

L'ANFIIDE appelle à la création d'un "poste d'infirmière en chef"

À la suite du Conseil International des Infirmières (CII), l’Association Nationale Française des Infirmières et Infirmiers Diplômés et des Etudiants (ANFIIDE), présidée par Brigitte Lecointre, s’est engouffrée dans la voie ouverte par l’Assemblée Mondiale de la Santé, qui a adopté à la fin du mois de mai les nouvelles orientations stratégiques mondiales pour les soins infirmiers et obstétricaux pour la période 2021-2025. Dans une lettre adressée à Emmanuel Macron et datée du 31 mai, elle réclame ainsi la création d’un poste d’infirmière en chef au niveau gouvernemental habilitée à jouer un rôle crucial dans la planification, le développement, la mise en œuvre, l’évaluation des politiques de santé et du système de santé. Dans une lettre adjointe à la communication de l’ANFIIDE, Annette Kennedy, la présidente du CII, insiste sur la place essentielle de ces infirmières en chef à l’échelle internationale dans l’amélioration de la santé et des réformes politiques, celles-ci contribuant également à faciliter l’intégration des soins de santé et [à] aligner la pratique infirmière sur le continuum des soins. Une mission rendue d’autant plus pertinente que la pandémie de Covid-19 a démontré la nécessité de mieux coordonner, au-delà des frontières nationales de chaque pays, les réponses à apporter aux besoins de santé et aux questions de prévention.

Rappelant l’engagement de la profession infirmière dans la lutte contre le virus, qui a mis en lumière l’importance de son implication dans les systèmes de santé au niveau mondial, l’ANFIIDE appelle donc de son côté à son intégration à tous les niveaux de prises de décision afin qu’elle puisse faire part de son expertise dans la sphère politique française. Cette participation est, selon l’association, d’autant plus pertinente que les 750 000 infirmiers de France sont quotidiennement au contact des populations et en connaissent les besoins de santé. Et seraient donc les mieux placés pour imaginer et coordonner les réponses à y apporter au sein de notre système de santé. La force de nos effectifs, la confiance élevée de nos citoyens, notre contribution permanente à défendre la santé pour tous, notre habitude réflexe du partenariat interprofessionnel, renforcent cette vision systémique nous amenant à postuler qu’aujourd’hui plus que jamais la communauté infirmière doit contribuer au processus d’élaboration des politiques de santé, défend-elle ainsi.

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