EN BREF

"La pandémie de Covid-19 n'est pas terminée", alerte l'ONU

Cet article fait partie du dossier :

Epidémiologie

    Précédent Suivant

Dans un récent communiqué, le secrétaire général de l'ONU a de nouveau dénoncé la répartition inégale des vaccins contre le Covid-19 dans le monde, alors que la pandémie, passée au second plan, continue de faire des victimes.

La guerre en Ukraine, qui marque l’actualité, tend à faire oublier la situation sanitaire liée à la crise de Covid-19. Or, la pandémie n’est pas finie, a tenu à rappeler Antonio Guterres, le secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (ONU), qui dénonce une distribution des vaccins « scandaleusement inéquitable » sur la planète.

La vigilance toujours de mise

Le bilan le plus tragique de la pandémie a porté sur la santé et la vie de millions de personnes, avec plus de 446 millions de cas dans le monde, plus de six millions de décès confirmés et d'innombrables autres personnes aux prises avec une détérioration de la santé mentale, relève-t-il dans un communiqué de presse, marquant le deuxième anniversaire du début de la pandémie. S’il estime que les mesures de santé publique mises en place et le déploiement rapide des vaccins ont permis à certaines régions du monde de maîtriser la circulation du virus, il souligne toutefois que penser que la pandémie est terminée serait une grave erreur.

Une inéquité qui porte préjudice à la lutte contre le virus

Et de pointer, à l’instar de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) depuis plusieurs mois, la concentration des vaccins au sein des pays les plus riches. Les fabricants produisent 1,5 milliard de doses par mois, mais près de trois milliards de personnes attendent toujours leur premier vaccin, s’indigne-t-il ainsi. Il voit dans cette différence de traitement entre pays riches et pays pauvres une recette pour plus de variants, plus de confinements et plus de chagrin et de sacrifice dans chaque pays. Notre monde ne peut pas se permettre une reprise à deux niveaux après le Covid-19, fait-il de plus valoir. Cette communication intervient alors que la plupart des États lèvent les mesures de restrictions mises en place pour freiner la diffusion du virus. Or en France, les indicateurs sont à la hausse, 93 050 nouveaux cas ayant été enregistrés au cours des dernières 24 heures selon Santé Publique France, soit le nombre quotidien le plus élevé depuis le 22 février dernier.

Retour au sommaire du dossier Epidémiologie

Publicité

Commentaires (0)