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Le CII réclame un "traité relatif aux pandémies" et un conseil mondial des menaces pour la santé pour mieux protéger les soignants

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Exercice international

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115 000, c'est le nombre de soignants qui seraient morts au cours de la pandémie de la crise Covid. Un chiffre qui a fait immédiatement réagir le Conseil International des Infirmières (CII). Le Conseil International des Infirmières estime que l’énormité de ce bilan tragique parmi les agents de santé exige une action rapide et radicale des dirigeants du Groupe des sept (G7) principaux pays avancés, déclare-t-il dans un communiqué de presse daté du 2 juin 2021. Plus précisément, il réclame la mise en place au niveau mondial d’un traité relatif aux pandémies pour mieux préparer et renforcer les systèmes de santé et dont les personnels infirmiers seraient au cœur, notamment afin de mieux assurer leur protection. Et éviter un autre bilan catastrophique dans le cas d’une éventuelle pandémie future. Je ne connais pas de précédent où autant d’agents de santé et d’aide à la personne soient morts à cause d’une seule maladie. Ce bilan équivaut à plus de 200 agents de santé et d’aide à la personne mourant chaque jour depuis le début de la pandémie, déplore Howard Catton, le Directeur général du CII, selon lequel les chiffres seraient par ailleurs probablement sous-estimés, les informations remontées demeurant encore parcellaires. Ce message fait suite à une récente communication du CII, qui a salué l’adoption à l’unanimité des Orientations stratégiques mondiales pour les soins infirmiers lors de l’Assemblée mondiale de la santé fin mai. Il insiste néanmoins sur la nécessité d’investir dès maintenant dans la formation, le leadership, les emplois et la pratiques des soins infirmiers et encourage les Etats à s’appropri[er] [cette] nouvelle stratégie et à l’appliqu[er] sans délai. Nous ne pouvons pas changer le passé, mais nous pouvons faire en sorte qu’il ne se répète pas.

A la suite de ce message, le CII a renchéri avec un second communiqué, daté du 9 juin 2021, afin d’appeler les Nations Unies à adopter une déclaration sur la préparation aux pandémies et à créer un organe supra-gouvernemental chargé de superviser la riposte internationale aux urgences sanitaires mondiales. Il s’agit entre autres, pour l’organisation, de mettre en place une action mondiale concertée qui garantirait la protection des professionnels de santé en cas de pandémies futures, notamment en préparant les systèmes de santé à y faire face. Déplorant qu’aucune réelle mesure d’urgence et qu’aucun engagement réels n’aient encore été mis en place, le CII encourage instamment la communauté internationale à développer une approche supranationale, en coordination avec l’OMS, jugée d’autant plus nécessaire qu’elle permettrait de répondre à un enjeu primordial : la définition des soignants, partout dans le monde, comme public prioritaire pour la vaccination. Une approche purement nationaliste entraînera l'apparition de nouveaux variants qui risquent d’être plus dangereux et même de rendre les vaccins inefficaces, alerte-t-il. Et de conclure : Il faut consentir un effort mondial concerté, nécessitant une solution globale que seules les Nations Unies peuvent apporter.

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