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Le secourisme en santé mentale se déploie à l'hôpital

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Secourisme

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Sur le modèle "des gestes qui sauvent" et afin de garantir sur l'ensemble du territoire une prise en charge précoce et efficace, le gouvernement pose les modalités du dispositif de formation au secourisme en santé mentale dans la fonction publique. A commencer par l'hôpital...

A travers une circulaire diffusée fin février, les pouvoirs publics confirment leur volonté de généraliser la sensibilisation et la formation aux gestes de premier secours en santé mentale et en posent les modalités au sein des établissements publics de santé, sociaux et médico-sociaux.
"Le secourisme en santé mentale s'appuie sur l'intervention des pairs, qui ont reçu une formationau contenu validé et à l'efficacité démontrée, leur permettant d'appréhender la santé mentale et les troubles psychiques, d'identifier des signes de souffrance et d'assurer un premier niveau de conseil, d'aide de proximité et de médiation vers les aides spécialisées et les soins", souligne le document co-édité par le ministère des Solidarités et de la Santé et celui de la Transformation et de la Fonction publiques. Le dispositif comprend dans cette finalité la mise en oeuvre d'un plan d'action en trois axes via une campagne de sensibilisation de l'ensemble des agents publics, la formation de volontaires et celle de formateurs au secourisme en santé mentale.

Une communication bienveillante, sans intrusion et d'égal à égal

Cependant, ce dispositif ne se substitue en rien à une prise en charge par la médecine du travail, un psychiatre, un infirmier ou un psychologue. "Les secouristes ne sont pas habilités à réaliser des entretiens à visée psychothérapeutique, précise bien la circulaire. Ils sont formés pour pouvoir établir le dialogue avec une personne en souffrance, communiquer avec bienveillance, sans intrusion et d'égal à égal ".

Conformément à leurs missions réglementaires, les médecins du travail seront associés de fait à l'élaboration du projet de formation, avec la collaboration potentielle des professionnels de la prévention, des services d'assistance sociale et les instances de dialogue sociale compétentes sur la santé et la sécurité au travail.

Les employeurs sont invités, quant à eux, à présenter une évaluation qualitative du dispositif "a minima une fois par an" devant les instances représentatives du personnel compétentes en matière de santé au travail.

En savoir plus : Circulaire du 23 février 2022 relative aux actions de sensibilisation et de formation au secourisme en santé mentale dans la fonction publique

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