EN BREF

Les IBODE appelés à manifester pour réclamer plus de reconnaissance

Après les IADE, c’est au tour des IBODE (Infirmiers de Bloc Opératoire Diplômé d'Etat) de se manifester en cette période de rentrée pour réclamer plus de reconnaissance de leur spécialité. Dans un communiqué daté du 5 septembre, le Collectif Inter-Blocs (CIB) appelle infirmiers en exercice et étudiants à descendre dans la rue le jeudi 23 septembre pour dénoncer le manque de considération et le mépris intolérable qui pèsent sur les professionnels infirmiers en bloc opératoire des secteurs public et privé et alerter sur une spécialité qui serait victime d’une fuite inédite et massive des professionnels. Les causes listées par le syndicat sont multiples : salaires jugés trop bas en rapport avec les compétences, management centré sur le rendement, absence de reconnaissance de la pénibilité inhérente au métier, alors qu’ils sont demeurés mobilisés pour rattraper les retards de prise en charge suite aux déprogrammations induites par l’activation des plans blancs dans le cadre de la crise sanitaire. Le CIB s’élève également contre les conclusions du Ségur de la Santé, et notamment sur le volet concernant les augmentations de salaires des IBODE, pointant du doigt une bonification mensuelle jugée trop insuffisante. Enfin, dernier point de friction : une réingénierie de la formation en latence depuis plus de 10 ans. Le rapport de force devient une nécessité, c’est pour cela qu’aujourd’hui les organisations convergent dans un seul but : obtenir la reconnaissance légitime des infirmiers de bloc opératoire, martèle le CIB en conclusion. Un appel auquel se sont joints l'Union Nationale des Associations d'Infirmier(ère)s de Bloc Opératoire Diplômé(es) d'Etat (UNAIBODE) et le Syndicat National des Iinfirmiers de Bloc Opératoire (SNIBO), qui dénoncent dans un communiqué commun des conditions de travail insécures et de plus en plus précaires et un salaire d'infirmier spécialisé qui n'est valorisé que d'une dizaine d'euros" par rapport à celui d'un infirmier en soins généraux.

Publicité

Commentaires (0)