EN BREF

Les IBODE "en guerre totale" pour faire respecter la loi

Ils se disent épuisés par le covid-19, déçus par le Ségur de la Santé, humiliés par des promesses sans lendemain, les infirmiers de bloc opératoire accompagnés par Maître Fabrice Di Vizio lancent une action inédite contre 18 hôpitaux répartis sur tout l'Hexagone, première étape selon eux d'une guerre totale. En effet, comme le souligne le communiqué de presse du Collectif Inter-Blocs, aujourd'hui, alors que le gouvernement met en œuvre une série de mesures pour combattre l'arrivée d'une deuxième vague épidémique, leur dossier à eux semble absent des discussions. Leur premier bastion à gagner étant celui du droit à la bonification indiciaire – un droit dont bénéficient aujourd'hui des infirmiers diplômés d'Etat (IDE) travaillant au bloc, mais non pas eux, le personnel du bloc spécialisé (IBODE) – au nom du principe d'égalité à la loi, un principe fondamental du droit français.

L'action entamée aujourd'hui vise 18 hôpitaux de toutes les régions de France qui n'appliquent pas la bonification indiciaire au personnel IBODE. Certains parmi ces hôpitaux sont par ailleurs sous le coup d'une plainte pénale pour l'absence de masques FFP2 pour leur personnel infirmier au bloc pendant le covid. Les hôpitaux concernés sont CH d'Annecy, CH de Béziers, CH de Dunkerque, CH Intercommunal de Toulon, CH de Macon, CH de Mantes, CH NORD Franche-Comté, CH de Sens, CHU Carémeau de Nîmes, CHU de Lyon, CHU de Nice, Hôpital Pasteur 1 de Nice, CHU de Toulouse, Hospices Civils de Lyon, Hôpital Béclère à Clamart, Hôpital Bichat à Paris, Hôpital Henri Mondor à Paris, Hôpital Sainte-Musse à Toulon.
Et de poursuivre : au-delà de protocoles et de l'obligation du port du masque, si l'on veut être prêts pour la deuxième vague, il faut enfin prendre soin de nos soignants. Et pourtant, entre le manque de FFP2, la pénurie d'anesthésiants au bloc ou encore cette non-application de la bonification indiciaire, rien n'est fait. Par cette guerre qui sera totale, ils appellent à se faire respecter, et faire respecter la loi par les hôpitaux qui les embauchent. Est-ce vraiment demander trop ?, questionne Me Fabrice Di Vizio.
 
 

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