EN BREF

Les IBODE souhaitent participer au "Ségur de la Santé"

Comme vient de l'annoncer Olivier Véran, ministre des Solidarités et de la Santé, le "Ségur de la Santé" s'ouvre le 25 mai, et avec lui les premières négociations sur les salaires des soignants. Les infirmier(e)s de bloc opératoire souhaitent ne pas être oublié(e)s et restent prudents même si la prise de conscience des problématiques de santé, révélées au grand jour pendant la crise sanitaire (ou Covid-19), semble actée du côté du gouvernement.

Les IBODE souhaitent donc participer aux débats, représentés par leur syndicat : le SNIBO. Par communiqué de presse il fait savoir que si le gouvernement souhaite changer les choses, il doit commençer par écouter l'ensemble des acteurs !

Le personnel qualifié et diplômé travaillant au bloc opératoire doit être justement rémunéré. Les propositions du Snibo sont jusqu'à présent restées lettre morte, Snibo qui espère être écouté et entendu.

En effet, le SNIBO qui est convié à la table des négociations, souhaite rappeler au Ministre de la Santé les promesses faites aux IBODE en mars dernier s'agissant de leur revalorisation salariale. En effet, son cabinet, en la personne de Katia Julienne s'était engagée à travailler ensemble sur l'attractivité du métier IBODE et de créer de nouvelles grilles de salaire propres à leur spécialité ; ceci dans le but précis de valoriser leurs compétences acquises au cours de leur formation de 18 mois. Le SNIBO souligne également que lors de cette crise sanitaire sans précèdent, les IBODE dans leur bloc opératoire et hors bloc ont été mis à contribution pour prendre en charge les patients atteint du COVID 19. Si pendant cette crise, l'union nationale était de rigueur, aujourd'hui elles et ils demandent à être entendus et reconnus dans leur expertise chirurgicale.
Notre spécialité doit être mise en valeur et les IBODE ne veulent plus jamais être sous-payés ! Le SNIBO rappelle qu'un IBODE gagne actuellement : 1597 euros en début de carrière et 2491 en fin de carrière !

L’UNAIBODE sera également à la table des négociations de ce Ségur de la Santé. Elle rappelle également par communiqué du jour qu'elle exige la mise en œuvre du principe de la revalorisation financière qu’elle a obtenue le 3 mars dernier. En outre, l’UNAIBODE veut la mise en œuvre du Master IBODE qu’elle a également obtenue le 3 mars dernier. Enfin, l’UNAIBODE exige l’abandon de l’ancienne politique de santé publique sacrifiant la formation professionnelle des IDE, déjà dans les blocs opératoires. Une politique de santé qui vise à autoriser les infirmiers sans formation, à réaliser tous les actes opératoires exclusivement réservés aux IBODE. Une politique qui, selon elle, sacrifiait la formation professionnelle des soignants et donc la qualité des soins et la sécurité des patients.

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