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Les tests salivaires pas assez fiables, la protéine virale S ou S et N en sérologie pré-vaccinale : les recommandations de la HAS

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Epidémiologie

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La Haute autorité de santé (HAS) estime que les tests salivaires RT-LAMP (technique d’analyse moléculaire de détection du génome du SARS-CoV-2) présentent des performances trop hétérogènes et suspend donc la recommandation de prise en charge de ces dispositifs par la Sécurité sociale. Après avoir actualisé l’évaluation des tests et compte tenu des nouvelles données disponibles, la HAS remet en cause leur efficacité, soulignant l’absence de données cliniques robustes de performances diagnostiques de cet acte pour les personnes asymptomatiques. Elle précise que les données de performances diagnostiques disponibles étaient issues d’une seule étude portée par le fabricant et qu’elles présentaient des biais méthodologiques liées aux conditions pratiques de sa réalisation. Si la spécificité de ces tests est considérée comme bonne avec des résultats de 97 à 99 %, les données de sensibilité présentent quant à elles des résultats variant de 30 % à 90 %  sans véritable explication. Enfin, la HAS recommande dans son communiqué le recours aux tests antigéniques. Dans un autre communiqué paru le même jour, mercredi 28 juillet, la HAS a fait savoir qu’elle avait actualisé ses recommandations sur les tests rapides d'orientation diagnostique (TROD) permettant de détecter si une personne a été infectée par le Covid-19 afin de lui administrer qu’une dose de vaccin. Sur la base de nouvelles études, elle recommande de privilégier les tests ciblant la protéine virale S ou les protéines vitales S et N : l’étude SEROCoV-HUS des Hospices universitaires de Strasbourg a suivi l’évolution de la production d’anticorps dirigés contre les protéines virale S ou N chez 393 personnels hospitaliers ayant eu une forme légère du Covid-19 jusqu'à 422 jours après le début des symptômes. Cette étude a mis en évidence qu’un an après l’infection, 97 % des individus ont gardé leur anticorps anti-S, alors que seuls 20 % ont gardé leurs anticorps anti-N, montrant ainsi une meilleure persistance des anticorps anti-S que des anticorps anti-N chez les patients symptomatiques. Pour la HAS, ces données suggèrent qu’une ancienne infection asymptomatique par le SARS-CoV-2 pourrait être détectée par un test sérologique ciblant la protéine S mais pas par un test sérologique ciblant uniquement la protéine N (risque de faux-négatifs dans ce dernier cas. 

La Rédaction Infirmiers.com

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