EN BREF

Mieux évaluer la situation d’un enfant en danger : la HAS propose le 1er cadre national de référence

Rédiger une information préoccupante (IP) n'est pas facile pour les professionnels. Il est très compliqué de rester seule avec cette responsabilité, a rappelé, d'emblée, Gaëlle Pendezec, médecin référent protection de l'enfance en Loire-Atlantique à l'occasion d'une conférence de presse donnée le 20 janvier par la HAS sur la situation des enfants en danger. Et le médecin de rappeler les ressources à disposition des professionnels : La Cellule Départementale de Recueil des Informations Préoccupantes (CRIP) est là lorsque vous avez des doutes, des questionnements. Les professionnels ne sont jamais punis pour s'être inquiétés pour un enfant, il faut le répéter. Le mot d'ordre pour les professionnels de terrain et pour la HAS : la nécessité, sur ces questions, de sortir de l'isolement professionnel, en établissant une méthodologie claire et commune à tous - car aujourd'hui, les disparités de fonctionnement entre les départements et le manque de communication pose un sérieux problème et représente une perte de chance pour ces enfants en danger.

C'est justement pour harmoniser les pratiques sur l’ensemble du territoire national et éviter une perte de chance pour les enfants concernés, que la HAS a mis à disposition des professionnels 3 livrets et une boîte à outil, de façon à pouvoir optimiser le recueil et le traitement de l’information préoccupante (formalisation des rôles et formation des professionnels au sein du conseil départemental, identification et définition des articulations avec les partenaires sur un territoire, temps d’échanges entre partenaires, relations entre les conseils départementaux...), mais aussi afin de clarifier le circuit de recueil et de traitement de l’information préoccupante (comment doit se faire sa première analyse ? comment doit se faire l’évaluation ? qui fait quoi ? quels outils mettre en place ?)et enfin de donner (aux professionnels de terrain) une méthodologie claire et concrète pour structurer la démarche d’évaluation (thématiques à aborder, exemples de questions à poser, éléments de repère concernant la bonne santé d’un enfant/adolescent...). Enfin, la boîte à outils vient compléter ces trois livrets avec divers éléments opérationnels : trame de rapport, conseils pour les entretiens, courriers d’information à destination des parents...

Bon signe selon Gaëlle Pendezec : en Loire-Atlantique, les sources d'informations préoccupantes émanent à 19% des professionnels de santé médicaux et paramédicaux, un chiffre qui ne cesse d'augmenter, s'est-t-elle félicitée. 

Mieux évaluer la situation d'un enfant en danger : les recommandations de la HAS

Pour rappel :


La Rédaction Infirmiers.com

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