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La mort d'une petite fille à Necker pose question

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Fonction Publique

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Le 6 décembre dernier, la jeune Lou, âgée de 11 ans, est prise de vomissements et de fièvre. Commence alors de longues heures d'attente aux urgences. Entre le premier jour où Lou a eu mal et la prise en charge définitive, il s’est écoulé quatre jours. On est allé plusieurs fois aux urgences. La première fois, après un simple examen clinique, on a été renvoyé avec du Doliprane en nous disant que c’était une simple angine, raconte Stéphanie, sa mère sur France Bleu. 

Le deuxième jour, après quelques examens, on nous a renvoyé avec un lavement. Le troisième jour, nous sommes allées voir notre pédiatre de ville qui a fait confiance à Necker et n’a rien vu de plus. Finalement, on revient aux urgences après avoir fait une échographie en urgence en ville. L’échographe était catastrophé, parle de péritonite. Après avoir encore attendu 5 heures sur un brancard, Lou est opérée. Cela se passe bien, mais le chirurgien nous explique que l’intestin est gangrené, poursuit-elle. Malheureusement, la petite fille souffrait déjà d'une septicémie en rentrant au bloc, elle décède le 22 décembre.

Je comprends le contexte des médecins, le manque de lits, etc… Mais Lou est l’illustration tragique de ce dysfonctionnement, explique Stéphanie. Toutefois, elle estime que les médecins de l'hôpital Necker ont été négligents et pas suffisamment à l'écoute de la douleur de sa fille. J’ai de la colère, de la tristesse et une grande incompréhension, s'exclame-t-elle. Ce qu'elle espère, c'est que ce drame ne se reproduise pas. 

De son côté, l'AP-HP propose une médiation aux parents de Lou. Sa famille attend de recevoir son dossier médical avant d'accepter.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site de France Bleu.

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