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Un niveau trop bas de désinfection des sondes d’échographie endocavitaire

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Hygiène hospitalière

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Selon un rapport de la Société française d’hygiène hospitalière dévoilé par Le Parisien – Aujourd’hui en France, le niveau de désinfection du matériel servant aux quatre millions d’échographies réalisées chaque année en France est trop bas. Il y a urgence devant le témoignage de plusieurs femmes. Une est persuadée d’avoir contracté une infection au papillomavirus au cours d’une échographie. Une autre est troublée d’avoir été virée du cabinet de gynécologie pour avoir posé une question sur l’hygiène de la sonde d’examen. Plus que de l’inquiétude, ces témoignages de patientes sont le reflet d’une véritable problématique de santé publique. Ces 82 pages de rapport à la demande, en 2017, de l'ancienne ministre de la Santé, Marisol Touraine, remis à Agnès Buzyn en juin 2018 alerte en effet sur le niveau trop bas de désinfection des sondes d’échographie endocavitaire entre deux examens. La France peut-elle rester le seul pays qui de façon officielle affiche un objectif de traitement des sondes de niveau inférieur à l’ensemble de ceux préconisés au niveau international et européen ? interroge méthodiquement le rapport, piloté par le docteur Pierre Parneix, président de la Société française d’hygiène hospitalière (SF2H). Notre système est une incohérence mondiale, nous avons 20 ans de retard, confirme le médecin. De son côté, Alain-Michel Ceretti, fondateur de l'association Le Lien (Lutte Information Études des infections nosocomiales), fait les calculs. Quatre mois se sont écoulés sans annonce. Entre-temps, près de 1,3 million d’actes ont été pratiqués. Toute attente se fait au détriment de la sécurité des patients. La ministre doit siffler la fin de la récré.

Lire l'article du Parisien.fr

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