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"Nous avons dit à l'époque qu'il y aurait des morts, c'est ce qui arrive aujourd'hui"

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Alors qu'une enquête est ouverte après le décès inexpliqué d'une femme, mardi 18 décembre 2018, presque 12 heures après son admission aux urgences de l'hôpital Lariboisière à Paris, le porte-parole de l'association des médecins urgentistes de France (Amuf), Christophe Prudhomme, a dénoncé mercredi 19 décembre sur franceinfo le manque de moyens dans les hôpitaux. Les collègues de Lariboisière, cet été, ont tiré la sonnette d'alarme. Ils n'ont pas eu de réponse. Nous avons dit à l'époque qu'il y aurait des morts, c'est ce qui arrive aujourd'hui, a-t-il dénoncé. Selon lui, le dernier budget de la Sécurité sociale entraînera encore des réductions d'effectifs et de moyens" dans les services. "Les députés qui ont voté cette loi, ils ont une responsabilité morale sur la maltraitance des patients et sur ces morts dans les services d'urgence dans des conditions inadmissibles". "Ce que nous demandons, ce sont des moyens supplémentaires, nous n'en pouvons plus à l'hôpital !, a-t-il ajouté.

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