EN BREF

L’Onsil s'oppose à la redéfinition du DPC des professionnels de santé

L’Organisation nationale des syndicats d'infirmiers libéraux (Onsil) favorable à la formation continue, s’oppose toutefois à l’organisation du Développement Professionnel Continu (DPC) telle que prévue par l’article 114 de la Loi n° 2016-41 du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé, qui met en place la réforme de l’Organisme Gestionnaire du DPC (OGDPC). Une concertation a été organisée par les services du Ministère avant la parution des décrets, mais si les organisations professionnelles des praticiens hospitaliers, médecins libéraux, pharmaciens, biologistes, sages-femmes, fédérations d’employeurs, ordres et collèges nationaux professionnels, ont étés convoqués pour discuter de cette réforme, les paramédicaux eux ont étés exclus de la concertation. L’Onsil dénonce donc  la mainmise de l’Etat dans l’organisation de ce dispositif puisque tout se décidera entre gens de bonne compagnie, les paramédicaux, eux, n’auront rien à dire. Mais également la volonté de l’Etat de dégrader les contenus des formations DPC, et de vouloir tuer anéantir un avantage conventionnel compensateur des tarifs infirmiers imposés. Elle demande par conséquent la mise en place d’un Comité Scientifique Indépendant pour la branche des infirmiers libéraux, afin d’éviter les dérives de thèmes fantaisistes et de lieux exotiques des formations DPC, faisant courir à une faillite probable   de ses fonds, qui obligerait les professionnels à se former à leurs frais. Cette mise en place serait seule garante de formations réellement centrées sur notre cœur de métier, par un contrôle non plus des sociétés de formation, mais des contenus pédagogiques proposés par celles-ci.

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