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Outils numériques en santé : pour y voir plus clair, la HAS propose sa classification

Le boost du recours aux outils numériques occasionné par la modification des usages en lien avec la crise sanitaire s'est accompagné de l'hétérogénéité des solutions, parmi lesquelles il n'est pas toujours simple de voir clair. Pour y remédier et après avoir édité en 2019 un rapport d'analyse prospective sur le sujet, la Haute Autorité de Santé soumet aujourd'hui une classification simple à utiliser des onze types de solutions identifiées après trois mois de consultations publiques. Résultat : quatre niveaux proposés (A pour les services supports sans action directe sur la santé des patients ; B pour l'information générale et non personnalisée de l'utilisateur ; C pour l'aide à la vie, la prévention, le dépistage, le diagnostic, l'observance, la surveillance ou le traitement d'une pathologie ; enfin, D pour la gestion autonome de la décision) en fonction de la finalité d'usage, la capacité à proposer une réponse personnalisée et l'autonomie dans la décision. Par exemple, un défibrillateur cardiaque implanté avec une solution de télésurveillance sera classé D tandis que le dossier médical partagé se retrouvera en niveau A. Pour l'agence sanitaire, il s'agit d'un socle de référence à intégrer dans le système de santé et qui méritera d'être complété par l'évolution des innovations et des usages.

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