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Réforme des retraites : "les agents de la fonction publique hospitalière méritent bien mieux que cela !"

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Par communiqué de presse du jour, la Coordination nationale infirmière (CNI) par la voix de sa Présidente Céline Laville, interpelle d'une formule lapidaire Jean-Paul Delevoye, Haut-Commissaire aux retraites : Les calculs ne sont pas bons ! Et de rappeler que bien qu’il ne s’agisse que de pistes de réflexion ouvrant la voie aux discussions et négociations, certaines mesures proposées par le Haut-Commissaire alertent sur les arbitrages qui pourraient être rendus et sur leurs conséquences pour les agents de la fonction publique hospitalière. Et notamment la mise en place d'un système universel par répartition sous forme de points accumulés. De fait, les retraites des hospitaliers ne seraient plus calculées sur les six derniers mois d’exercice mais sur l’ensemble de leur carrière, d’où une perte significative sur le montant de leur pension. De la même façon, l’intégration des primes au revenu interroge la CNI, y aura-t-il une rétroactivité pour les agents dont les droits seront recalculés au 31 décembre 2024 pour intégrer le nouveau dispositif ? Par ailleurs, cette intégration entrainera une baisse de la rémunération étant donné que les cotisations seront appliquées à la même hauteur que sur le revenu de base ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.

Pour Céline Laville, une disparition de la catégorie active particulièrement inacceptable. Alors que nous nous battons depuis de nombreuses années pour une réelle prise en compte de la pénibilité de nos métiers, il est ici question de supprimer les catégories actives (qui concernent les agents les plus soumis au risque de troubles musculo-squelettiques), avec pour conséquence un départ plus tardif en retraite ! C’est tout simplement scandaleux ! D’autant plus que les seuils définis permettant de bénéficier de points de majoration dans le compte pénibilité C2P (déjà en place dans le secteur privé) ne sont pas adaptés à nos exercices et en conséquence ne permettraient pas un départ anticipé pour ces professionnels qui arrivent trop souvent brisés à l’âge de départ.

La CNI s'insurge et le fait savoir, ces propositions réalisées dans une logique purement comptable au mépris des spécificités de nos métiers et de la pénibilité physique et psychologique qu’ils engendrent sont révoltantes ! Le Syndicat appelle donc tous les soignants à manifester leur colère et à exprimer leur révolte, le lundi 16 septembre, face à un tel déni de leurs professions et de leurs contraintes.


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