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Rémunération des IPA : une "juste rémunération" attendue par le GIC Répasi

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Pratique avancée

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À l’heure du développement et de l’implantation des infirmières en pratique avancée (IPA) en France, et alors que le projet de grilles de rémunération de cette nouvelle voie d'exercice professionnel a suscité une très forte déception, voire colère, des étudiants actuellement en formation mais également des nouveaux diplômés, l’ANFIIDE, au travers du Gic RéPASI, tient également à rappeler à Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé certaines notions indispensables au bon déploiement de la pratique avancée sur le territoire au travers d'une "prise de position" adressée le 22 octobre.

Le Gic RéPASI rappelle la nécessité d'accompagner la mise en place des IPA par une stratégie forte et volontaire afin de garantir des conditions d’exercice adéquates.

 La pratique avancée s’inscrit dans la complémentarité des rôles en valorisant les compétences de chacun, des autres partenaires du soin dont l’expertise est déjà reconnue. Bien des études ont démontré qu’investir dans la pratique avancée infirmière est une des réformes les plus rentables et les plus efficientes pour permettre l'accès aux soins pour tous, souligne le courrier. Le Gic RéPASI rappelle la nécessité d'accompagner la mise en place des IPA par une stratégie forte et volontaire afin de garantir des conditions d’exercice adéquates. La pérennisation de ce nouveau métier implique une rémunération à la hauteur de l’investissement et des nouvelles fonctions. L’IPA se doit d’être force de propositions et d’exercer un leadership politique. Cette stratégie doit s'opérer en étroite collaboration entre les acteurs concernés et les tutelles. Et d'appuyer le fait que les réflexions et accords autour de la rémunération des IPA, sans concertation des professionnels directement concernés, des associations telles que l’ANFIIDE ou le syndicat UNIPA posent questions et suscitent de vives inquiétudes. Et de poursuivre : l'implantation de la pratique avancée avec ses compétences supplémentaires et les responsabilités accrues au bénéfice des personnes soignées nécessite une juste rémunération au risque d'un non investissement de la professionLe Gic RéPASI rappelant connaitre l'implication et l'investissement de la ministre pour l’émergence de la pratique avancée en France sollicite donc son intervention pour faciliter et permettre l’implantation des IPA.

Dans le même temps, la faculté des Sciences médicales et paramédicales Aix-Marseille Université nous informe de la remise des premiers diplômes d'Etat d'Infirmier en pratique avancée (IPA) le vendredi 25 novembre 2019, rappelant qu'elle a été l'une des premières universités françaises accréditée à délibrer le DE IPA, en octobre 2018. Le jury de diplôme a permuis de valider les diplômes des premiers IPA de France, répartis comme suit : 

  • 18 diplômés dans la mention Pathologies chroniques stabilisées ; prévention et polypathologies courantes en soins primaires ;
  • 13 diplômés dans la mention Oncologie et hémato-oncologie ;
  • 4 diplômés dans la mention Maladie rénale chronique, dialyse et tarnsplantation rénale ; 

Une quatrième mention est ouverte pour la rentrée universitaire 2019/2020, en Psychiatrie et santé mentale.

Félicitations à ces 35 diplômés avec l'espoir que leurs compétences soient valorisées comme il se doit !

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