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Santé au travail dans la fonction publique d'Etat : modalités de formation précisées par un arrêté

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Santé au travail

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Parce qu’il évolue dans un contexte particulier, l’infirmier en santé au travail doit répondre à des exigences spécifiques, induites par la nature de l’entreprise dans laquelle il évolue. À cet égard, selon les textes législatifs, il se doit de suivre une formation en santé au travail dans l’année suivant son embauche. Pour tout infirmier qui souhaiterait intégrer les services de médecine de prévention de la fonction publique d’Etat, les modalités de cette formation sont désormais fixées par un arrêté paru au Journal Officiel du 6 juin 2021. Le texte prévoit ainsi un enseignement continu d’une durée de 350 heures, réparties sur 12 mois, qui peut faire l’objet d’une réduction dans l'hypothèse d'équivalences obtenues pour tout ou partie des blocs de compétences par la voie d'une formation diplômante ou certifiante. La formation s’articule autour de 7 thèmes (gestion et organisation des visites, gestion et logistique du service de médecine de prévention, participation à l’équipe pluridisciplinaire, réalisation des visites d’information et de prévention, action sur le milieu du travail, gestion des situations individuelles imprévues, et gestion des situations collectives individuelles) et doit permettre à l’infirmier d’acquérir, entre autres, des compétences relatives à la gestion et à l’évaluation des stocks et des fournitures, à l’identification des situations à risques, individuelles comme collectives, ou encore à la collaboration avec les services des ressources humaines.

Dispensée par un organisme agréé et encadré par au moins un médecin du travail, elle alterne apports théoriques et séquences d'exercice professionnel en milieu de travail permettant, à des fins pédagogiques, l'identification et à la mobilisation de situations professionnalisantes. Elle donne enfin lieu à une évaluation des compétences acquises, réalisée par l’organisme de formation, et, en cas de réussite, à la délivrance d’un document prouvant la validation de chaque bloc d’enseignement. En cas de non-validation d'un ou plusieurs blocs de compétences [dans les conditions d'assiduité et de production requises, ndlr], le stagiaire est amené à suivre de nouveau, en toute ou partie, la formation, stipule l’arrêté, qui précise que cette disposition s’applique également en cas d’absence prolongée supérieure ou égale à 50 % de la durée de formation.

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