EN BREF

Santé mentale : "nous devons absolument rattraper notre retard", a reconnu E. Macron

    Suivant

Nous devons absolument rattraper notre retard sur le chantier de la santé mentale : ruban bleu à la veste, c'est ce qu'Emmanuel Macron a déclaré en visitant ce vendredi un centre de dépistage de l'autisme pionnier et modèle en Isère à l'occasion de la journée mondiale de sensibilisation à la pathologie. C'est un immense chantier sur lequel la France avait historiquement pris du retard. L'épidémie a ralenti sa mise en oeuvre, mais elle l'a aussi rendu encore plus nécessaire et nous conduit à prendre des choix plus radicaux, a insisté le chef de l'Etat. Si 63 centres du même type ont été mis en place depuis 2018, l'objectif est d'en installer un par département. Délais anormalement longs pour une consultation en pédopsychiatrie, limitation de la gratuité du suivi, errance diagnostique, manque de places... : à la rencontre directe des parents et de leurs difficultés, le Président de la République a promis en outre de relancer le "plan psychiatrie" qu'il avait évoqué avant l'épidémie et de donner la priorité au regain d'attractivité des professions qui y sont impliquées. Concernant les moyens, il a par ailleurs rappelé les engagements sans précédent pris par le Ségur (8 milliard d'euros par an sur cinq ans pour accélérer les investissements et les avancées concernant l'hôpital et le système de santé). Plus précisément, 400 millions d'euros sont consacrés au quatrième plan dédié à la maladie (2018-2022), qui comprend quatre objectifs: agir plus précocement auprès des enfants, diversifier les modalités de scolarisation, soutenir l'approche scientifique et renforcer l'accompagnement des adultes. Parmi les 700 000 personnes avec autisme que compte la France, les adultes touchés connaissent de sévères problèmes de prise en charge. Une situation dénoncée par la Fédération d'associations Unapei et l'association Sésame autisme : cette année particulièrement, à cause de la crise sanitaire, nous voulons rendre hommage à celles et ceux qui sont une fois de plus oubliés, en liste d'attente, en amendement Creton (des adultes maintenus à titre exceptionnel dans des institutions pour enfants à défaut de places pour les accueillir ailleurs), exilés en Belgique, ou pire, sans aucune solution. Une alerte à laquelle E. Macron assure qu'il répondra par un changement de paradigme et une réforme du système actuel au profit d'un raisonnement pour un parcours de soin tout au long de la vie.

Retour au sommaire du dossier Psychiatrie

Publicité

Commentaires (0)