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Les urgentistes contestent le "triage" des personnes âgées

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Epidémiologie

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Pour les sociétés savantes de l'urgence et de l'anesthésie-réanimation (SFMU, SRLF et Sfar), pas question de laisser dire que les Ehpad et leurs résidents auraient été écartés des hôpitaux au plus fort du Covid-19. Hormis quelques cas ponctuels en Grand-Est, la stratégie d'admission n'a pas changé.

Les sorties de réanimation sont compliquées, y compris pour les patients en bonne santé. L'intensité de soins y est équivalente à un marathon. Est-ce qu'on impose à une personne de 90 ans d'aller faire un marathon ? Est-ce qu'on lui a demandé son envie ? Est-ce qu'il y a un réel bénéfice à être transporté aux urgences ou est-ce qu'on organise une prise en charge sur place en Ehpad ? Auditionnée le 28 juillet par les députés de la commission d'enquête consacrée à la gestion de la crise sanitaire, la présidente de la Société française de médecine d'urgence (SFMU), le Dr Agnès Ricard-Hibon, a certes reconnu un manque probable de pédagogie dans les réponses qui ont pu être proposées à certains résidents d'Ehpad au plus fort du Covid-19. Cependant, ces décisions ont été prises en collégialité et cadrées pour limiter l'excès de zèle, étant entendu qu'in fine les critères d'admission en réanimation n'ont pas été durcis.

Pour l'urgentiste, la politique appliquée à l'égard des Ehpad a été celle du juste soin et de la pertinence des décisionsCe n'est pas spécifique Covid-19, c'est ce qu'on pratique au quotidien, a-t-elle insisté. Également entendu, le président de la Société de réanimation de langue française (SRLF), le Pr Éric Maury, a lui aussi balayé les rumeurs d'une mise à l'écart des personnes âgées. On n'a pas changé notre stratégie d'admission en réanimation des patients qui venaient des Ehpad.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site d'Hospimedia

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