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Vaccination anti-Covid : une quatrième dose non-justifiée, tranche le Conseil d'orientation de la stratégie vaccinale

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Epidémiologie

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Une quatrième dose de vaccin anti-Covid n’est pas justifiée à ce stade, a statué le Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale (COSV).

Des bénéfices individuels et collectifs limités

Les données disponibles n’appellent pas actuellement à la mise en place d’un second rappel vaccinal, bien que la question soit rendue légitime par le contexte actuel de forte circulation virale, a-t-il estimé dans un avis publié mercredi 26 janvier. Pour rendre son avis, l’instance s’est appuyée sur un certain nombre d’études, en France comme à l’international. Et les données ne semblent pas démontrer de bénéfice individuel significatif. Seule exception : les personnes sévèrement immunodéprimées pour qui le COSV a d’ores et déjà recommandé l’injection systématique d’une seconde dose de rappel, soit environ 3 millions de personnes. À ce titre, une quatrième dose ne présenterait alors qu’un intérêt limité sur le plan collectif. De plus, ajoute-t-elle, elle pourrait avoir un effet contre-productif. Elle pourrait en effet être interprétée comme un signal d’inefficacité de la vaccination et provoquer un désengagement à l’égard de la vaccination, alors qu’environ 5 millions de personnes ne sont pas encore vaccinées. L’instance avait été saisie par le ministère de la Santé, dans un contexte épidémique marqué par la diffusion rapide du variant Omicron, face auquel la vaccination semble moins efficace.

Des vaccins spécifiques à l'étude

Parallèlement, l’entreprise américaine Moderna a annoncé mercredi avoir commencé les essais cliniques pour un vaccin conçu spécifiquement contre Omicron. Il sera évalué en tant que première et éventuelle deuxième dose de rappel. De son côté, Pfizer a également indiqué cette semaine avoir démarré les essais pour son propre produit contre ce variant, qui pourra être, lui, utilisé aussi bien dans les campagnes de rappel que pour la primo-vaccination. Les deux sérums seront, comme les vaccins initiaux, basés sur la technologie à ARN messager.

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