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Vaccination contre le Covid : une 3e dose à l'étude dans certains cas

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Epidémiologie

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Une 3e dose de vaccin administrée dans certains cas pour augmenter l'efficacité contre le Covid-19. L'idée est actuellement à l'étude. Les sociétés américaine et allemande de biotechnologie Pfizer/BioNTech ont d'ores et déjà annoncé, jeudi 25 février, vouloir bientôt proposer une troisième dose de leur vaccin contre le Covid-19 aux participants de leur essai clinique initial, afin d'évaluer son effet possible sur un renforcement immunitaire face aux variants du virus. L'objectif : évaluer la sécurité et la façon dont est tolérée une piqûre de rappel, face aux inquiétudes suscitées par les variants du SARS-CoV-2, ont-elles indiqué. Les participants de la phase 1 de leur essai clinique aux Etats-Unis se verront ainsi offrir une troisième dose 6 à 12 mois après avoir reçu les deux premières. Pfizer et BioNTech précisent également être en discussion avec les autorités de régulation pour soumettre une version modifiée de leur vaccin avec une séquence spécifique aux variants. Les deux entreprises rappellent toutefois n'avoir pas observé de changement dans les niveaux d'anticorps après injection de la formule initiale de leur vaccin face aux variants, et donc aucune réduction significative de la protection apportée par les deux doses classiques.

De son côté, la société de biotechnologie américaine Moderna a également annoncé mercredi 24 février qu'une version modifiée de son vaccin, développée spécifiquement contre le variant sud-africain, était prête à être testée sur des humains dans le cadre d'essais cliniques. L'Agence américaine des médicaments (FDA) avait d'ailleurs indiqué lundi que les fabricants n'auraient pas à conduire de nouveau les longs essais cliniques pour les versions modifiées de leurs vaccins déjà autorisés, mais des tests moins poussés, ce qui devrait grandement accélérer leur mise sur le marché en cas de résultats concluants.

Par ailleurs, une étude italienne révélée par le site d'information britannique The Guardian, évoque également l'idée d'une dose supplémentaire de vaccin pour une population spécifique de patients, considérés comme davantage à risque : les patients obèses. "Même si des études plus approfondies doivent encore être réalisées, ces résultats pourraient avoir des implications importantes sur la stratégie vaccinale contre le Covid-19, et tout particulièrement pour les personnes obèses", précisent ainsi les auteurs de cette étude qui met en évidence que les personnes obèses produiraient une réponse immunitaire deux fois inférieure à celle de la population générale après injection d'une 2e dose du vaccin Pfizer/BioNTech*. "Si nos résultats venaient à être confirmés par des études plus larges, donner une dose de vaccin en plus (une 3e dose) ou une 2e dose plus importante de vaccin pourraient être des pistes à explorer pour cette population en particulier", concluent les auteurs de l'étude.   

* Des résultats à prendre encore avec prudence : "Même s'il est trop tôt pour savoir ce que cela signifie en termes d'efficacité du vaccin, cela pourrait impliquer que les personnes obèses auraient besoin d'une dose de plus pour s'assurer qu'elles sont efficacement protégées contre le virus", précisent ainsi les auteurs de l'étude. 

 

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