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La VDSI n'en finit plus de diviser : l'ONSIL dénonce une démarche "inutile"

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Epidémiologie

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L'Organisation Nationale des Syndicats d'Infirmiers Libéraux (ONSIL) a fait savoir qu'elle réclame l'inscription de tous les actes infirmiers courants à la nomenclature en vigueur. Tout est parti du lancement de la visite domiciliaire sanitaire infirmière (VDSI), confie Antoinette Tranchida, Présidente de l'ONSIL. Depuis le 21 janvier (date de lancement de la VDSI, ndlr), on marche sur la tête ; on demande aux IDEL de "faire du social" et d'éduquer des familles entières pour la plupart en bonne santé et sans facteur de risque au sujet des gestes-barrière ; dans le même temps, on laisse sur le bord de la route les patients qui en ont le plus besoin et qui sont majoritaires dans leur patientèle. Dans son communiqué de presse et à la suite de Convergence Infirmière, l'organisation s'inscrit en faux contre les plateformes d'adressage et de géolocalisation mises en place dans le cadre de la VDSI. Elle leur reproche d'être inutiles, de nature à éloigner les patients de leurs soignants référents et de concourir pour certaines à l’enrichissement à peine caché de quelques infirmiers opportunistes avec la bénédiction de la Cnam sans pour autant refléter l'exercice infirmier libéral quotidien. Idem pour la nomenclature actuelle : présentées comme des avancées, les nouvelles cotations de soins post-opératoires qui y ont été introduites début janvier à la faveur du déploiement du bilan de soins infirmiers (BSI) correspondent pour l'ONSIL à des actes très rares (de l'ordre de 2 à 3 par an) alors que la surveillance renforcée de patients tels que ceux qui reviennent à domicile avec une chimiothérapie, ceux atteints de diabète non insulino-dépendant ou d'insuffisance rénale... représente une part essentielle de l'activité libérale. Pour Antoinette Tranchida, impossible dans ces cas-là de limiter une prise en soins satisfaisante aux remboursements prévus par l'Assurance Maladie. Or le patient mérite, conclut-elle, les mêmes prises en charge qu’à l’hôpital et la garantie d'un maintien à domicile dans des conditions optimales.

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