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Vingt-quatre heures dans la vie d’un infirmier ivoirien

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Exercice international

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Avec sa barbichette touffue, Richard-Gervais Béhibro a l’air d’un sage. Sur le bureau de son cabinet de consultation à Abobo-Baoulé, dans le nord d’Abidjan, gisent un ordinateur hors d’usage, un poste à transistor d’un autre temps et une lampe de poche, indispensable pour pallier les constantes coupures de courant. Dans un coin, un lit d’examen décati. La climatisation annonce 18 degrés mais ne fournit qu’un surplus de chaleur : Ici, observe l’infirmier ivoirien de 43 ans, c’est toujours le chaudron. (...) Malgré des équipements et des moyens quasi inexistants et pour un traitement mensuel minimal de 200 000 francs CFA (307 euros), le praticien aime ce travail qu’il exerce ici depuis six ans. Trois fois par semaine, il entame à 7 h 30 pour finir le lendemain à 7 h 29. Au dispensaire, ils sont quatre infirmiers pour assurer les soins de 10 000 habitants. Avec le concours de six aides-soignantes, dont les compétences sont limitées aux prises de tension et aux tests de dépistage. Alors pour Richard-Gervais Béhibro, la vacation est une course de fond.

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