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Les violences aux professionnels de santé libéraux désormais prises en compte par l'ONVS

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ONI

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Les violences à l'encontre d'un soignant, quel qu'il soit, à l'hôpital, comme en secteur de ville, sont hélas trop souvent observées et les raisons qui conduisent à ces actes aussi choquants que répréhensibles relèvent de facteurs déjà bien identifiés . La crise sanitaire, et les situations de tensions qui en ont découlé, ont encore accru ce phénomène. La consultation exceptionnelle menée par l’Ordre National des Infirmiers en avril 2020 révélait ainsique 12% des infirmiers ont subi des pressions, menaces ou injures en rapport à leur profession pendant, et que 6% déclaraient avoir subi une agression visant à leur dérober du matériel. Par communiqué, l’Ordre souligne agir en concertation avec les pouvoirs publics, pour que ces actes cessent. Parmi ces interlocuteurs, l’ONVS (Observatoire national des violences en milieu de santé) a pour mission de coordonner et d’évaluer les politiques mises en œuvre par les différents acteurs sur l’ensemble du territoire afin de garantir la sécurité des personnes et des biens à l’intérieur des établissements de santé. Pour rappel, le domaine de compétence de l’ONVS recouvre les secteurs sanitaire et médicosocial publics et privés. Pour recenser les actes de violence commis en milieu de santé, l’observatoire a conçu et diffusé un système de remontée des actes de violence via une plateforme dédiée.

L'ONI nous informe que l'ONVS refond actuellement cette plateforme informatique afin de pouvoir étendre le recueil des signalements de violence (atteintes aux personnes et aux biens) aux professions libérales de santé afin que le ministère ait, d’une part, une vue d’ensemble des violences commises contre les professionnels, quel que soit le mode d’exercice et, d’autre part, qu’il puisse en collaboration avec les ordres et en lien avec les partenaires institutionnels de la sécurité et de la justice améliorer leur sécurité. L'instance ordinale rappelle également que pour ce qui concerne les infirmiers salariés, la procédure ne change pas : ce sont toujours les établissements de santé auxquels ils sont rattachés qui ont accès à la plateforme et doivent y signaler les violences subies par leurs collaborateurs. Et de souligner que outre le signalement, l’Ordre appelle tous les infirmiers victimes de violences à porter plainte et propose une assistance via ses référents violence au sein de chaque conseil départemental ou interdépartemental. Il étudie la possibilité de constitution de partie civile afin d’apporter un soutien visible et d’appuyer auprès des tribunaux le caractère de très grande gravité des violences à l’encontre des soignants.

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