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Culture générale 2009 - Bourg en Bresse

Sujet épreuve de culture générale Bourg en Bresse, mars 2009

Q1

Le langage du toucher

Il faut redécouvrir ce sens essentiel un peu oublié en thérapeutique. Si le toucher est peut-être le plus important de nos cinq sens, il n'est pas celui que l'on privilégie : entendre, voir, sentir, goûter sont pour beaucoup l'expression première de la sensibilité. Le toucher n'est guère valorisé : ne dit-on pas jeux de mains, jeux de vilains ? Le toucher est un langage : le premier, que l'on utilise pour communiquer avec l'enfant, lui exprimer nos sentiments et lui montrer qu'il est apprécié. Un nourrisson malade, même très bien assisté médicalement, peut mourir faute d'avoir été cajolé, pris dans les bras, caressé. En effet, naissance est synonyme de séparation, de solitude : le corps n'est plus soutenu en permanence. Les mains de la mère sont essentielles pour accueillir et sécuriser le nourrisson en état de vulnérabilité et de dépendance extrême face à l'environnement. Le bébé dépend entièrement de son sens du toucher : des lèvres et du contact corporel en général, des extrémités de ses doigts et de toute la main ensuite. C'est par le toucher que tout commence, très simplement, pour l'enfant. Il lui permet de découvrir le monde à pleines mains, de plein pied, de tout le corps.

J. Newman, Soins infirmiers interculturels

Pourquoi l'auteur parle-t-il du toucher comme un langage ?

Q2

La maltraitante des personnes âgées

Le plus difficile, c'est d'abord de briser le mur du silence. De faire voler en éclats la chape de peur, de honte et parfois de culpabilité qui pèse sur les personnes âgées ou handicapées victimes de maltraitances. « C'est très dur pour elles d'en parler, car cette violence les atteint au plus profond de leur dignité » souligne Dominique Gaston-Raoul, coordinateur national du groupe « maltraitante » à l'association des Petits Frères des Pauvres.
« La maltraitance est une réalité, il faut en parler ». C'est avec ce mot d'ordre que Valérie Létard a installé en février le numéro d'appel national 3977. Ce matin, la secrétaire d'Etat chargée de la solidarité va annoncer différentes mesures pour mieux prévenir les violences dans les maisons de retraite. Une prise de parole qui n'est sans doute pas sans lien avec la diffusion de deux documentaires chocs à la télévision en octobre. Personnes âgées mal nourries ou peu hydratées, insultes du personnel, absence de soins, menaces..., ces deux reportages, réalisés en caméra cachée, donnent une image dérangeante et fort éloignée du concept de « bientraitance » que s'efforce de promouvoir Valérie Létard.

Pierre Bienvault, La Croix, 14-10-2008

Comment lutter contre la maltraitance des personnes âgées ?

Q3

Les Rhônalpins parient sur le développement durable

Les Rhônalpins ont intégré le développement durable. Entré petit à petit dans leur vocabulaire, il a fait son nid dans leur vie. En résumé, chaque habitant a le même droit aux ressources de la Terre, le droit de les utiliser mais le devoir de les transmettre aux générations suivantes. 55 % des personnes interrogées ont une idée assez précise de ce que recouvre le développement durable. Une sur quatre le sait même très précisément. Chez les jeunes, cette perception atteint 63%.
Protéger l'environnement est une priorité, affirme la majorité des sondés, jeunes en tête. La création d'emplois en est une autre : le développement durable est aussi considéré comme un gisement pour l'économie. Ils confirment ce choix en souhaitant voir la région agir d'abord pour aider les jeunes à entrer sur le marché du travail, mais aussi les adultes chômeurs à retrouver un emploi. Où ? Dans les énergies renouvelables, considérées comme un véritable filon par 30 % des personnes interrogées, mais aussi dans l'innovation, pour 20 % d'entre elles.
En résumé, 80 % des sondés voient le développement durable comme une opportunité économique.
Et pour eux l'enjeu dépasse les clivages partisans.

Rhône-Alpes, automne 2008

Pour vous, que représente le développement durable ? Expliquez.

Q4

La tolérance à l'alcool ...

Entre la consommation récréative, style apéro, et une accoutumance à la bouteille, la limite est parfois floue. « Plus on boit, plus la tolérance à l'alcool, soit le fait de devoir boire toujours plus pour obtenir les mêmes effets, s'installe » précise Corinne Kibora (1). « Le consommateur passe imperceptiblement de l'occasion, à l'habitude, à un besoin. et à ce stade, il est très difficile de reconnaître le problème ». Le mécanisme de la dépendance s'installe. Tous les âges sont concernés par l'alcoolisme. « Mais plus on commence tôt dans sa vie à boire de l'alcool régulièrement, plus on a de risques de rencontrer des problèmes à l'âge adulte », indique l'ISPA. Le passage à la retraite peut représenter une période délicate pour certains consommateurs. Surtout, l'alcoolisme, ce n'est pas un problème de quantité de liquide ingurgité. La situation s'évalue au cas par cas.

(1) Corinne Kibora : chargée de prévention à l'Institut suisse de prévention de l'alcool et autres toxicomanies (ISPA)

Didier Bender, 20 minutes, 19 novembre 2008

Comment savoir à quel moment on passe d'une étape de consommateur régulier à celui d'alcoolique ?

Q5

Accoucher à la maison

«Environ 3.000 femmes ont choisi d'accoucher à domicile en France...
En France, ils sont 830.900: ce sont les bébés nés en 2006 (source INSEE). En grande majorité, ils ont poussé leur premier cri au sein des cliniques et des hôpitaux. A l'heure où la naissance en milieu hospitalier est devenue la norme, où les machines sont très présentes en salles de travail, des voix discordantes s'élèvent. Elle's viennent d'associations de parents et de sages femmes libérales qui dénoncent une surmédicalisation autour de la naissance.... Leur objectif : que l'accouchement à domicile (AAD) soit considéré comme une possibilité à part entière que peuvent choisir librement les parents. Aujourd'hui en France, on estime à moins de 1 % les mamans qui donnent la vie à domicile contre 30 % aux Pays-Bas. Cette large différence viendrait-elle du risque plus important qu'encourent femmes et enfants ? Selon l'ensemble des études étrangères menées jusqu'à ce jour, l'accouchement à domicile ne représenterait pas de risque supplémentaire... »

Myriam Faure, Femme Actuelle, 26-11-2007

Que pensez-vous de l'accouchement à domicile ?

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