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EMPLOI

12,42% des infirmiers sont au chômage

par .

Cet article fait partie du dossier :

Conseils emploi

Du 5 décembre 2014 au 20 janvier 2015, Infirmiers.com a mené une enquête* pour en savoir plus sur l'emploi des infirmiers diplômés d'État en France. Plus de 2.500 personnes ont répondu, et les résultats confirment les tendances dévoilées par la Fédération Nationale des Étudiants en Soins Infirmiers en juin 2014. Ainsi, plus de 12% des infirmiers n'ont pas d'emploi, et 25% sont en contrat à durée déterminée (CDD).

infographie emploi

Je constate qu'il y a beaucoup moins de travail qu'il y a une dizaine d'années. La clinique dans laquelle je travaille n'embauche plus d'intérimaires. Les jeunes infirmiers ont du mal à trouver un poste, et surtout en CDI. Si je voulais quitter l'établissement pour lequel je travaille, j'y réfléchirais à deux fois, alors qu'il y a quelques années je n'aurais pas hésité...

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C'est très compliqué pour les infirmiers cherchant un emploi en ce moment de trouver un poste. Cela m'inquiète pour les futurs diplômés.

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Impossible de trouver un emploi en tant que puéricultrice. Je suis donc infirmière en Ehpad, seul établissement recrutant en CDI (critère obligatoire pour avoir un prêt voiture et pour mon propriétaire). J'exerce donc mon métier d'infirmière en attendant un poste à l'hôpital des enfants.

Le travail précaire

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Fin décembre, voilà la fin de mon CDD (non renouvelé). Lettres de motivation et CV envoyés (environ 50). Pas de réponse ou réponses négatives. J'ai l'impression d'avoir fait trois ans d'étude pour avoir un métier qui plait et un emploi sûr, mais rien de tout cela. Perspectives envisagées ? Trouver un emploi au plus vite... Triste réalité...

infographie emploi

J'ai l'impression qu'il y a beaucoup moins de postes à pourvoir dans la profession, et que les jeunes diplômés ne peuvent pas être exigeants en matière de service étant donné la conjoncture actuelle. Pour ce qui est des plus anciens, la seule ouverture est l'exercice libéral pour avoir un salaire confortable, à mon sens.

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La région parisienne est peu sinistrée, contrairement aux autres régions ! Beaucoup de collègues viennent en Ile-de-France pour obtenir un CDI ou juste un poste qui correspondrait à leurs attentes. Ceci reste plus dur qu'il y a quelques années, même dans le public. La promotion professionnelle semble également plus difficile à obtenir, par rapport à il y 10 ans seulement. De plus, les conditions de travail ne s'améliorent pas en milieu hospitalier du moins. Je travaille dans le public à Paris, je suis privilégiée, j'en ai bien conscience!!!!

Les répondants

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Pas de problème pour moi pour trouver un emploi en 2012, j'ai eu la chance d'avoir des opportunités et maintenant je débute en libéral. Néanmoins le constat pour mes collègues de promo et pour les jeunes diplômés est plutôt négatif, très peu de CDI que des petits contrats de remplacement. Il y a beaucoup trop d'étudiants qui sortent par rapport aux places potentielles. Peut-être faut-il revoir les quotas en fonction de la conjoncture ?

  • infographie emploi
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J'éprouve un sentiment d'impuissance face aux événements car j'ai beau envoyer des CV, peu d'établissements me répondent. Aujourd'hui, il s'agit d'une lutte pour avoir un emploi stable. Mais je vais persister jusqu'à obtenir le précieux sésame car j'ai la chance de choisir ce que je veux faire dans la vie et cela me ramène toujours au métier d'infirmier. Qu'importe la difficulté, j'irai au bout de mon rêve.

nuage emploi

Au-delà des chiffres inquiétants du chômage et de la tendance à la précarisation de la profession infirmière -qu'il faudra confirmer ou infirmer au travers d'autres enquêtes-, les répondants dénoncent des conditions de travail de plus en plus délétères. Les infirmiers sont inquiets pas uniquement pour eux, mais aussi pour les patients qui, malheureusement, risquent d'en pâtir de plus en plus si cette situation perdure.

* Enquête menée en ligne du 5 décembre 2014 au 20 janvier 2015 auprès de 2.561 infirmiers diplômés d'État. Merci à tous ceux qui y ont répondu.

Creative Commons License

Aurélie TRENTESSE Journaliste aurelie.trentesse@infirmiers.com @ATrentesse

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Commentaires (8)

IDExploité

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1 commentaires

#8

Ca y est ca se réveil

ca fait des années que je le dit et lee répète ici ou ailleurs !!!!!!!!! personne ne réagit, personne ne se rend compte de la force que l'on a !!!
Sérieusement svp il faut que notre profession se réveil, il faut que l'on réalise tous a quel point nous sommes exploité et en danger !!
c'est pas dans 3 ans qu'il faudra se dire ah oui mince ils nous ont bien B***ER !
Si nous avons un minimum de respect pour nous meme et notre profession.
Il faut stopper ces quotas d'infirmier en IFSI complétement démesuré (parfois 3 IFSI par ville !!!), il faut arrêter d'accepter de se faire sous payer !!!
POUR TOUS CA IL NE FAUT QU'UNE CHOSE... très rare apparemment dans notre métier.
DU COURAGE

WUCAN

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#7

Ils ont réussi, c'est tout !

Non le chômage infirmier n'est pas supérieur au chômage de la population générale... mais c'est un fait incontestable, les politiques ont réussi à inverser le rapport de force sur le marché du travail. En augmentant de façon pléthorique le nombre de demandeurs d'emploi d'infirmier, mathématiquement leur pouvoir de négociation de leurs conditions de travail et d'emploi, dont fait partie LE SALAIRE, baisse !

S'il y a 10 ans vous pouviez négocier 200 euros de plus sur le salaire de base, aujourd'hui, vous ne le pouvez plus, car un petit jeune tout fraichement sorti de l'école, voulant travailler, et c'est bien normal, acceptera le salaire sans broncher ET les conditions de travail déplorables qui vont avec ! Et ça, c'est moins normal...

Mais c'est finalement le résultat aussi de la magnifique réforme de la formation de 2009, qui produit de parfaits exécutants, toujours prêts à se remettre en question et dont l'esprit n'a surtout pas été formé pour remettre en question LE SYSTEME mais toujours leurs propres pratiques ! C'est d'ailleurs bien plus facile à inculquer à des personnes dont le niveau intellectuel de recrutement, d'une manière générale s'entend, est bien plus bas qu'il y a 20 ans par exemple... (beaucoup plus de promotion professionnelle d'aides-soignant(e)s qu'avant ET baisse générale du niveau de formation des bacheliers due à la déliquescence de notre système éducatif).

Comment mieux manipuler une population qu'en lui faisant croire qu'elle deviendra plus intelligente et meilleure en s'auto-flagellant à longueur de vie professionnelle ? De plus, l'auto-flagellation permanente permet de mieux encaisser les coups de crosses assénés par ailleurs par les directions et le gouvernement !

Et je me permet d'ajouter que seul un Ordre digne de ce nom pourrait inverser la tendance, malheureusement, c'est un fait aussi, le notre est complètement à côté de la plaque....

Divisez pour mieux régner, ça vous dit rien ???

vertba

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25 commentaires

#6

Chômage en vue !

Un article aux bases scientifiques surement contestables...Cependant, pas un des ESI que j'ai encadrés, en Aquitaine, cette année ( et je parle de la promotion 2012-2015) ne sait où il va travailler une fois diplômé..J'ai même le cas d'une étudiante, ancienne Aide Soignante -et dont les études ont été financées par son employeur- qui a été prévenue qu'elle pourrait revenir exclusivement comme AS...Si elle veut travailler comme infirmière, elle doit quitter son établissement et se trouver un nouvel employeur !
Le chômage et les contrats à la journée me semblent être la norme de ce qui attend les futurs diplômés, tout au moins en Aquitaine.

Hugo59

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1 commentaires

#5

Biais

Un échantillon biaisé est un ensemble d'individus d'une population, censé la représenter, mais dont la sélection des individus a introduit un biais qui ne permet alors plus de conclure directement pour l'ensemble de la population. (wiki)

12,42% de chômeurs:
http://emploi.fhf.fr/offres-emploi.php?region=&metiers%5B%5D=102&contrats%5B%5D=&type=SOI&page=3&x=101&y=27

6% de chômage en île de France ?
http://emploi.fhf.fr/offres-emploi.php?region=10&metiers%5B%5D=102&contrats%5B%5D=&type=SOI&page=3&x=53&y=13

sans compter les cliniques et l’intérim.

Faut juste sortir les doigts.

uij_54936

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3 commentaires

#4

Précisions

Sur le site de pôle-emploi, il y'a moyen d'avoir accès aux chiffres officiels des infirmières en poste, au chômage, en CDD ou CDI.

L'analyse est assez complète .

Altrian

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#3

Inférence douteuse !

L'échantillonnage est un métier, et je doute que le votre soit vraiment représentatif de la profession.

Pour que ça soit le cas, les sondés doivent être choisi selon un mode aléatoire et non présélectionnés comme vous semblez l'avoir fait (car si j'ai bien comprit seul ceux d'infirmier.com on eu accès au questionnaire), faussant ainsi les chiffres.

Changez donc votre titre : "12,42 % des infirmiers d'infimier.com sont au chômage".

eusèbe

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462 commentaires

#2

C'est joli,

il y a de la couleur...

moutarde

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491 commentaires

#1

Titre racoleur et (faussement ?) alarmante...

...pour une "vérité" pour l'instant infondée ou tout au moins fondée que sur 2500 sondés...

Un peu comme le sondage des 92 % d'IDE qui réclamaient un ordre.

Le chômage infirmier serait donc supérieur au chômage en France, toutes catégories confondues ?

C'est très grave !

Sinon, quels sont les chiffres de Paul Emploi et des assedics ?