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Caroline 24 ans, jeune infirmière au chômage...

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Conseils emploi

Caroline, jeune infirmière diplômée d’État a répondu à notre appel à témoignage. Son message était le suivant : « j'espère de tout coeur qu'il sera lu, entendu, et publié… ». Alors oui, parmi tant d'autres reçus, souvent à l'identique de celui-ci, son message nous a touché et vous touchera sans nul doute. « Je suis la réalité d'aujourd'hui et celle de demain, je suis Caroline 24 ans, jeune infirmière au chômage » écrit-elle.

jeune femme au chomage

Pour Caroline les désillusions après le diplôme d’État se ramassent à la pelle…

Jeune diplômée d’État, j'écris pour faire entendre la réalité d'aujourd'hui et de demain… La réalité c'est moi, et des milliers d'autres jeunes diplômés, des infirmiers laissés pour compte au chômage. Ceux dont on ne parle jamais dans les médias, comme s'il fallait taire ce phénomène.  Souvent oubliés, ou mis au dernier plan, encore une fois aujourd'hui les infirmiers font face à une nouvelle crise que tant de monde ignore.  Profession idyllique au service des vies, emploi à la pelle, et pourtant il en est tout autre : Tu ne trouves pas de boulot, je n'aurais jamais pensé, et ben ...

Je suis infirmière diplômée depuis le mois de juillet 2015 à la recherche d'un emploi. Au début, quand on envoie les lettres de motivation et les CV, on se dit qu'on devrait vite trouver et rentrer dans la vie active et pourtant. Je me revois assise sur ma chaise d'étudiante en soins infirmiers, j'entends encore le directeur nous prévenir qu'il n'y aura pas assez de poste pour l'ensemble de ma promotion d'une centaine de futurs soignants.

Je pense à tous ces patients à qui j'ai tenu la main, à toutes ces infirmières géniales que j'ai croisées et qui m'ont donné la passion du métier, je ne les remercierais jamais assez.

Je me croyais à l'abri, je pensais passer au travers du maille du filet. Et me voilà à pointer au pôle emploi chaque mois, à participer à des réunions obligatoires où personne ne connaît rien de notre profession. A espérer sortir de là avec un emploi ? Qu'ai-je fait pour mériter cela ? Mes résultats n'étaient-ils pas assez bon ? Pourtant mes moyennes frôlaient parfois l'excellence… Suis-je une  mauvaise soignante ?

Me voilà aujourd'hui assise à témoigner de la réalité. A l'heure qu'il est je devrais être dans un service à exercer le métier que j'ai choisi, celui que j'aime. Mais voilà, je me lève chaque matin dans l'espoir qu'un employeur aura retenu ma candidature. Combien sommes-nous dans ce cas ? Combien sommes-nous à nous sentir dévalorisés encore une  fois, après trois longues années d'études, à faire des sacrifices, à partir en stage la boule au ventre, à passer des nuits entières à douter mais à continuer pour faire le métier qu'on aime ?

Il faudrait trouver des solutions au problème, pendant combien de temps certaines promotions seront-elles encore autant chargée, pour si peu d'emplois à la sortie ? Je sais que dans certaines écoles, comme dans la mienne, le problème commence à être entendu, mais c'est si peu à l'échelle de la France… Quand les hôpitaux arrêteront-ils de faire entendre qu'ils sont en manque de personnel ? Ne devraient-ils pas d'abord dire qu'ils n'ont plus le budget pour embaucher ?

Profession idyllique au service des vies, emploi à la pelle, et pourtant il en est tout autre : "Tu ne trouves pas de boulot, je n'aurais jamais pensé, et ben ..."

Je pense à tous ces patients à qui j'ai tenu la main, à toutes ces infirmières géniales que j'ai croisées et qui m'ont donné la passion du métier, je ne les remercierais jamais assez. Vous m'avez donné l'envie d'exercer ce métier qu'est le nôtre avec son lot de difficultés, mais je ne peux  pas le faire, pas maintenant. Dites-moi pourquoi ?

Le 17 juillet 2015 après trois ans de long chemin, j'ai reçu le fameux diplôme qui aujourd'hui est rangé dans un tiroir. Mais je ne lâcherais rien ! Amis, soignants, faites-vous entendre… Je suis la réalité d'aujourd'hui et celle de demain, je suis Caroline 24 ans, jeune infirmière au chômage.

Jeune infirmière diplômée d’État au chômage

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Commentaires (29)

Felidhoo

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#29

Le courage et l'envie de partir

Bonjour Caroline et à tous ceux qui ont réagi !

Je ne vous trouve pas tous bienveillant avec Caroline et entre vous ...
Il est facile de dire "bouge toi ! Fais de l'intérim ! Va en EHPAD" oui mais quand on arrive dans la formation on nous dit clairement : "la profession est au plein emploi, on manque d'IDE mais encore plus de budget il n'y a pas de postes".

Et oui aujourd'hui il est possible d'obtenir son diplôme et de ne pas avoir de travail !!

Je suis actuellement dans mon dernier stage pour un diplôme en mars et je cherche et je peux vous dire que je chercher dans TOUTE la moitié nord de la France mais rien que sur les sites des CHU, dans les offres d'emplois ils cherchent des AS, des kiné, des cadres mais jamais d'infirmiers. Ca nous met dans l'ambiance.

Alors quand on vient d'être diplômé je ne pense pas non plus, vu la conjoncture actuelle, que commencer en intérim soit une bonne solution dans une société individualiste, vous arrivez, personne ne vous parle, personne ne veut vous aider ...

Et puis les maisons de retraite ce n'est pas désagréable mais alors on en perd de la technique tout comme la psychiatrie ...

Bref vous avez eu énormément de chance les promos "d'avant", aujourd'hui, la réalité c'est que certains sont au chômage avec le diplôme.

isa1961

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#28

to be or not to be mobile

Je pense qu'effectivement aujourd'hui, il faut être plus mobile qu'avant( snif) pour trouver du boulot et ce quel que soit le job. C'est la flexibilité!!!! et la crise.Partir ce n'est pas possible pour tout le monde, j'en conviens. Mais si à 24 ans on est en difficulté ,c'est pas gagné. Où vis tu? Que recherches tu? J'ai, été dans une autre vie cadre de santé et je peux dire que dans certaines régions c'est très dur de trouver une ide, le 04 par exemple. J'ai, moi même beaucoup bougé autour de chez moi en laissant ma famille en place . J'ai beaucoup mangé de kilomètres.
Et, je bouge encore aujourd'hui à 54 ans, en psychiatrie ou je bosse ds une ville du sud de la France, personne ne veut faire les remplacements ds les autres secteurs et services. Moi j'y vais, mardi je vais faire un rempla pour je ne sais pas combien de temps à 3/4h de chez moi!!
C'est vrai que la gériatrie recrute le plus, cadre en Ehpad, j 'ai toujours galéré pour trouver des ides motivées . Notre formation nous forme pour travailler avec différents groupes de personnes , avec différents types de pathologies. Faut être ouvert et ne pas envisager les postes selon des critères plus ou moins nobles?.
Mais il y a aussi une réalité économique qui gèle les postes, des services qui ferment et des IFSI bien remplis c'est un paradoxe!!
Sans vouloir refaire le monde, sachons nous adapter dans celui qui est le notre.Sachons nous remettre en question et aller voir ailleurs s'il le faut, sachons nous bouger AUSSI.
Le 1er octobre il y a une grève de prévue qui la fera!!! ???
Allons nous continuer à subir , cette crise et ces inégalités.
Les très riches en très bonne santé et les de plus en plus pauvres en de plus plus mauvaise santé?? Allons nous aussi fermer nos portes aux réfugiés et travailleurs du monde?
Je me lâche là !!!

Marie666

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#27

Quand on veut réellement on peut ...

Quand on veut réellement exercer ce métier après ces 3 années d'études, notamment en début de carrière ON PEUT. Il y aura toujours du travail.
Il faut tout d'abord arrêter d'être si sélectif.
L'assurance se gagne au fil des années de pratique, et notamment en exerçant dans différents secteurs (que ce soit en intérim, en cdd, en se spécialisant, ...).
Ce n'est pas durant ces 3 années d'études que l'on sait tout faire.
Les stages infirmiers sont de moins en moins nombreux aujourd'hui (Hélas) et c'est bien dommage. Les nombreux stages et les MSP apportaient tout de même un +.
C'est bien la théorie mais cela ne fait pas tout et souvent les bases (théoriques ou pratiques) ne sont pas acquises dès le début.
On aimerait tous exercer dans le domaine que l'on avait tant espérer. Certains on eu cette opportunité, d'autres non.
Certains ont baissé les bras, d'autres continuent à se battre.
Alors, peut être faudrait-il arrêter de se plaindre.
On savait tout de même que ce métier ne serait pas facile physiquement et surtout psychologiquement.
Nous sommes là pour aider, accompagner, soigner, travailler en équipe ...
Alors peut être faut-il regarder la vérité en face et se remettre en question. Voir les points positifs et les points négatifs et trouver des solutions et si possibles les bonnes (Administratifs, politiques, professionnels soignants, soignés, ...).
Le pays des lapins roses n'existent pas mais il y a toujours des solutions et des améliorations à apporter.

Vieux con

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#26

Belle intervention

Dans cette Bataille d'Hernani, je me range aux côtés de coe2, dont je partage totalement l'analyse.

coe2

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#25

dans le tiroir de l'armoire !

Désolée, mais il me semble que la première des choses que l'on attend d'une infirmière c'est bien la maitrise de la technique de soins, dans tous les sens du terme, et, surtout savoir prendre du recul.
La culture, cela s'apprend à la maison, le relationnel s'apprend au fur et à mesure en se remettant en question (et pour avoir vécu l'autre côté de la barrière, je peux assurer que la "relation" est loin d'être bienveillante de la part des soignants et autres personnels hospitaliers).
Face à une urgence, nous DEVONS savoir effectuer les premiers gestes en attendant le médecin ,interne, résident, chirurgien, etc, de garde, préparer le bon matériel, les bons produits.... c'est à cela, que nous allons être jugés, gardés ou virés. C'est ainsi que les patients et familles vont nous juger... et agir en conséquence.
Personnellement, j'ai encadré certain(e)s infirmièr(e)s nouvellement diplômés qui m'ont informée dès le début du service, qu'ils n'étaient pas prêt "psychologiquement" à faire tel ou tel soin!!!! après 3 ans d'études, les bras m'en tombent !
Nous ne bossons pas au pays des Bisounours ou dans le service de Nina. Même il y a 30 ans, nous étions souvent seuls dans les services à tout gérer, il fallait bien se démerder, au prix de la vie du patient.
La relation, çà s'apprend lorsque le chirurgien, trop occupé, nous demande d'aller annoncer à la famille que leur fils de 18 ans est décédé (j'en avais 26). On passe 3 nuits sans dormir, promettant que plus jamais on y retournerait. Le lendemain, on y retourne, se disant qu'aujourd'hui sera un jour meilleur et 1 semaine + tard, c'est le copain avec qui on a fait la fête l'avant-veille, qu'on essaie de sauver, parce que, ce jour-là, il a fait un peu trop la fête.
Et oui, c'est çà notre métier au quotidien. Le métier n'a jamais été facile, mais il y a de sacrés bons moments .
A vous de prendre la relève, de sauver notre métier des dictats en tt genre. Pas besoin de philosopher !

Vieux con

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#24

Et alors, on continue à pleurnicher ou on se bouge ?

D'abord merci Jacquard de mentionner que les vieux DE comme moi et bien d'autres (dont certains t'ont peut-être formée) se sont vu offrir leur concours, leurs études et leurs DE. Cadeau ! Pour info, j'ai eu bac D avec mention et concours dès la terminale, et mon fils a passé cette année son concours ET son bac : il est en IFSI. J'ai vu : ça n'est ni plus facile ni plus difficile, c'est différent. Et nous, la sélection se faisait aussi avant le bac : 30% d'une classe d'âge, pas 80%, vois-tu...
Des petits génies, j'en encadre 2 à 3 par an, en stage. En 27 ans, j'ai vu de tout, pas que des lumières. Sélectivité ?...
Certaines ont un gros potentiel, à développer PENDANT LES ETUDES (stages++) Toutes ne sont pas mauvaises, loin de là : une ancienne stagiaire est aujourd'hui l'une de mes associées...
Maîtriser la technique est la condition sine qua non pour être infirmière : maîtriser la technique permet d'être disponible pour le reste de ses missions (savoir-savoir faire-savoir être), d'assumer le rythme, la charge, les responsabilités. Etre humain n'a jamais sauvé personne, être technicien oui. Etre humain en plus, c'est ça le top.
Enfin, aujourd'hui de plus en plus de diplômés "exotiques" tentent le concours faute de boulot en espérant un job assuré avec le DE. Opportunisme, alors qu'avant (il y a eu un avant, faut faire avec), sans parler de vocation, il y avait une volonté forte et généralement ancienne de devenir infirmière.
Et si ta réponse, c'est "c'est de la faute des politiques", on est bien d'accord quant à la responsabilité (déjà débattu), mais ça ne va pas faire avancer le Schmilblick.
Les jeunes DE à la rue doutent et attendent des solutions. Qui en a ? Nous n'avons que des expériences à partager, et étant donnés les commentaires postés, j'ai l'impression qu'aujourd'hui comme hier (ou avant hier), il existe des solutions pour travailler.
Alors charger les politiques de santé, ok, mais toi, à une jeune qui veut bosser,que lui dis-tu ?...

jacquard

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#23

ça tombe de l'armoire...

Déjà pour le commentaire du "vieux con", il faut savoir que bon nombre d'infirmiers ou infirmières des années 80, voire 90, ne le seraient peut-être pas aujourd'hui tant les sélections sont d'une férocité abominable et idiote (le chômage de masse conduit à des milliers de candidatures..et un concours est toujours aléatoire...).

Par ailleurs les formations "type universitaires" sont d'une bêtise incommensurable qui conduisent à pas mal de comportements des formateurs(ices) quasi totalitaires (bonnes techniciennes peut-être, mais piètres individus au sens culturel...on oublie un peu trop le versant culturel dans ces milieux...et bien souvent ça donne des cons ou des connes qui ne forment que des techniciens ou des techniciennes).

La politique qui est menée par les gouvernements est une politique toute vouée à la finance validée par les traités européens (les français ont rejeté massivement en 2005 la constitution européenne...mais la démocratie s’arrête là où commencent les intérêts des grandes firmes...).

Il en résulte que "tous les services publics" sont aujourd'hui "taraudés" par la maladie du "résultat financier". Taraudés avant leur disparition progressive.

L’hôpital n'échappe pas à cette règle. Faut il rappeler que Marisol Touraine dans son plan santé prévoit 33 000 suppressions de postes dans ce secteur, dans les années qui viennent ( une continuité en quelque sorte ).

Reste le "secteur privé". Mais évidemment le secteur privé fonctionne comme une entreprise privée, avec une loi d'airain: le "profit". Réduction des coûts (moins d'infirmières et d'aide soignants, productivité individuelle accrue) génère du profit pour des actionnaires en quête d'un taux à deux chiffres.

Et les patients là dedans me direz-vous...marchandise non dite mais marchandise tout de même!

Oh mais c'est pas logique, diront beaucoup!...cherchez pas la logique là dedans car c'est une affaire de gros sous, très gros sous...les dominants savent où se faire soigner....

Vieux con

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#22

D'accord avec ConnieR

Bon, 30 ans d'intérim, c'est raide, mais je rejoins ConnieR.
DE de 88, j'ai connu une autre époque.
D'abord, différences "avant/maintenant" : c'était plus facile d'avoir un CDI à l'hôpital (et encore) et notre formation était bien plus technique (au DE, on avait tourné sur plein de services, on maîtrisait à peu près les principaux actes). Pour autant, tout le monde ne se posait pas directement à l'hôpital du coin (faut pas idéaliser non plus).
Perso, le service militaire m'attendait (génial aussi, ça, dans une carrière) donc d'abord INTERIM : 1 mois avant le service, puis pendant mes perms, et 9 mois après, histoire de bourlinguer, de "voir" un peu. Puis retour à "mon" CHU : Réa chir. Un an après, je suis titularisable, mais ma femme part bosser à 700 km. Je démissionne (mutation = trop long). Re-intérim 6 mois, le temps de sonder l'offre locale. Je postule dans un hôpital de 400 lits : embauché directement stagiaire (= titulaire après 1 an, alors que certaines faisaient déjà 5 ans de CDD, si si). Réa > chir ortho > bloc. Raisons ? Expérience++, 2 missions intérim dans ce CH (ils m'ont testé en live), la volonté d'en bouffer (et je savais le dire), et... je suis un mec (ok, ça pèse). J'ai fini par re-démissionner pour m'installer IDEL, sans demander de dispo : je voulais que ça marche, j'ai coupé les solutions de repli.
Je n'avais pas 22 ans à mon DE. J'ai tout accepté en intérim, bouffé du km (parfois 2x2h de route pour 1 jour de mission), des services inconnus où après 15mn de trans c'était "Salut, bon courage", des nuits à 120 km. J'ai quitté ma région. J'ai construit à 35 ans. Mais je suis heureux.
Alors bouffez de la technique. Dites oui à tout au début, ça ouvrira des portes ensuite. Regardez au delà de 50 km. Les choix comme la chance, il faut les provoquer, aller les chercher avec les dents, sinon on subit. Vous n'êtes pas plus bêtes que nous, VOUS POUVEZ Y ARRIVER. Il faut vouloir, sacrifier, oser, provoquer, et prendre patience.

didierguigniard

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#21

pas de poste?

bonjour,il faut aussi penser aux SSIAD et autres HAD qui sont de bonnes structures,voire des tremplins pour une future situation.

coe2

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#20

droit de réponse à Kaollah

Moi aussi, je suis surprise, Kaollah, de ton commentaire ! Pourquoi serait-il + dangereux pour les patients de bosser en intérim qu'en étant en poste dans un service, en début d'activité. Te sens-tu à ce point toi-même en danger ? Tu peux te retrouver seule autant d'un côté que de l'autre. Tu as le diplôme, donc tu as la compétence pour. Dis-toi qu'en changeant de service, tu es obligée chaque fois de te réadapter, réapprendre, et c'est ce qui fait la richesse du métier.... et d'acquérir une certaine confiance en toi ! Par expérience, je t'assure que, souvent tu es plus aidée, en tant qu'intérimaire,l'équipe, tout métier confondu, tenant compte que tu ne connais pas le service et trop contente d'avoir (enfin) une infirmière même intérimaire.
J'ai choisi cette option à une période où j'ai remis mes compétences en question. Si, dans certains services, j'ai eu des surprises désagréables (notamment dans les EHPADs !), je me suis vraiment "éclatée", réappris certaines techniques qui évoluent sans cesse, et fais de belles rencontres parmi les équipes. Et si, au départ, je désirais gérer mon temps de travail, je me suis retrouvée à enchainer missions sur missions...souvent chez les mêmes employeurs.
A savoir que les Sté d'Intérim rappellent souvent les infirmiers retraités pour des missions, car ils ne trouvent pas d'infirmiers, un comble ! Alors, laissez vos peurs et autres priorités au vestiaire, c'est un métier que l'on découvre sans cesse et où l'on apprend beaucoup. C'est en ce sens que vous pourrez "sauver" votre métier, donc votre avenir
Bon courage

kaollah

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#19

Juste une réalité

Je suis surprise et déçue par certains commentaires pour être honnête. Conseiller de faire de l'intérim, c'est bien gentil mais tout le monde n'en n'est pas capable. De plus, honnêtement faire ça en sortant du diplome, je pense que c'est mettre en danger les patients dans les conditions actuelles de travail de certains services (pas ds tous les secteurs bien sûr, mais quand même ... après ce n'est que mon opinion. Personnellement même si j'étais une excellente étudiante, je ne me sens pas capable de faire de l'intérim aujourd'hui). Le critère de mobilité, c'est valable dans tous les domaines, sauf qu'il faut bien comprendre qu'on ne peut pas tous être mobile, surtout à partir du moment où l'on a des enfants.
Autre point, on fait comment pour louer un appart ou acheter une maison, enfin construire une vie sans CDI de nos jours ???? C'est bien de demander au gens d'être flexibles, mais on ne vit pas que pour travailler non ?
Dernier point ... les allusions à la gériatrie, au travail en EHPAD comme si c'était, une perte de temps ou du gâchis après 3ans d'études. Je trouve cela lamentable que notre profession continue à véhiculer cette image. C'est extrêmement riche, diversifié et demande beaucoup d'autonomie et de connaissances. J'ai choisi l'EHPAD en sortant du diplome, j'ai choisi de m'investir au long terme en gériatrie ... et je ne regrette rien ! Je m'éclate au boulot, j'ai une réelle liberté d'action et d'initiative et du temps pour mes résidents. Le bonus de ce choix : J'ai pu m'installer dans une région très très demandée (bretagne), obtenir un CDI rapidement (en temps partiel par contre).
Je souhaite à tous de trouver une place d'infirmier(ère) ! Courage !

ConnieR

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#18

Il ne faut pas faire la fine bouche

Du travail, il y en a.
Pas forcément en CDI. Pas forcément dans le service dont on rêve. Mais une infirmière qui veut réellement bosser, elle trouve de quoi bosser.
Caroline, commencez par aller vous inscrire dans une boîte d'intérim spécialisé, et ne refusez aucune mission au début. (ne s'inscrire que dans une seule boîte, pour que l'agence connaisse bien votre planning, et que vous soyiez toujours disponible quand elle vous propose quelque chose. S'inscrire dans plusieurs boîte est un mauvais choix, car on fini par ne jamais être dispo pour personne...)
N'hésitez pas à les appeler tous les jours. Vous verrez, au début, on va vous proposer des missions qui ne trouvent pas preneur (faut pas rêver, au début, on prend ce que les autres ne veulent pas, et si les collègues n'en veulent pas, c'est en général parce que la mission n'est pas super, mais c'est un début). Si vous faites votre boulot consciencieusement, en vous investissant dans la mission, en étant ponctuelle et sérieuse, vous aurez facilement d'autres missions, et un jour vous aurez même la priorité pour certaines missions qui vous plaisent plus que d'autres.
C'est vrai, vous allez bouffer de la gériatrie et de l'ehpad, des services "à la con" avec des équipes qui se tirent dans les pattes, des horaires à géométrie variable, des lieux de mission à "pétaouchnok", mais petit à petit, vous allez acquérir de l'expérience, vous aurez prouvé votre fiabilité, vous aurez droit aux missions en or...et peut-être une embauche à la clé.
J'ai bossé toute ma vie en intéril, par choix (30 ans de diplôme quand même) et je me suis faite embaucher il y a 2 ans en CDI sur un poste recherché, parce qu'à mon âge, je n'avais plus envie de ne pas connaitre mon planning à l'avance.
Mes années d'intérim ont été mes années les plus riches, j'ai appris plus qu'en étant sédentaire en CDI dans UN service, je suis passée partout, je suis polyvalente.
Du boulot, il y en a !!!

Vieux con

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#17

Droit dans le mur

L'hôpital va droit dans le mur, à cause d'une gestion purement comptable imposée (?...) par l'état des finances publiques.
Dans un pays on l'on peut être de mieux en mieux soigné, on est de moins en moins bien pris en charge. Le manque de personnel soignant est réel dans les structures.
Mais il ne faut pas lier, lorsqu'on évoque la profession (journalistes...) "les infirmières hospitalières sont surchargées de travail car en sous-effectif" et "les hôpitaux recrutent". Non, les hôpitaux ne recrutent pas, car ils font désormais des économies sur le personnel.
Quant au transfert d'activité vers l'ambulatoire, on progresse lentement. Toutefois, il faut savoir qu'avec les techniques nouvelles (chirurgie micro-invasive, développement des coelioscopies...), les nouveaux traitements (antibio IM 1 seule fois par jour, anticoagulants oraux, dispositifs médicaux pour pansements laissés en place plusieurs jours...), le libéral a perdu une partie de son activité. DE depuis 27 ans, installé depuis 22, j'ai constaté une inflation des demandes d'installation en libéral... Malheureusement, souvent pour de mauvaises raisons : soit la volonté de quitter l'hôpital, soit la recherche d'une activité faute de boulot stable en structure. Et non pas parce que c'était un projet professionnel mûri. Dommage... Le libéral sera un jour déséquilibré par un surnombre d'IDEL au regard de l'activité, parce qu'en produisant toujours autant d'infirmières qu'on n'embauche pas dans les hôpitaux, on les "oblige" à s'installer, après le délai légal. Les IDEL se braderont alors pour pouvoir faire de l'acte face à une concurrence pléthorique. Et les dérives viendront avec.
Il faudrait donc faire comprendre aux politiques qu'un hôpital sans inf. va droit dans le mur (peut-être est-ce leur volonté d'ailleurs) et/ou qu'il faudrait réfléchir au nombre de DE annuel (mais moins de DE ne règlera pas le pb hospitalier).
Allez, courage, il y a des régions où il reste du boulot. Mobilité, souplesse : on y arrive...

malile08

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#16

chercher où il y a du boulot...

d'accord avec vous leamco, dans mon établissement qui se trouve en campagne on a du mal à recruter des IDE car c'est loin de la "grande ville" et du coup les IDE présentes doivent faire des heures sup...
Il faudrait peut-être être moins exigente en début de carrière et vous trouveriez du boulot...

coe2

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#15

la réalité aubout du chemin !

Beaucoup d'incohérence dans notre corporation :
- des infirmiers en poste qui font des heures sup. à outrance,
- des IFSI qui ne cessent de faire le plein pour "jeter" les nouveaux diplômés au chômage.
- Une formation qui n'est plus en adéquation avec le métier et en a oublié la technicité.
Nous savons bien que nos dirigeants politiques sont incompétents, et qu'en tablant sur le "tout business" des hôpitaux, nous allions forcément droit dans le mur sur le plan recrutement, donc qualité de soins partie à la poubelle.
Pour finir, des syndicats corporatifs complétement obsolètes qui n'ont aucune notion du devenir de la profession, et qui ont tout de même accepter que les infirmiers bossent jusqu'à 62 ans !...
Tout cela ne fait d'augmenter les chiffres du chômage !
Par contre, c'est à nous, infirmier(e)s de nous bouger. Arrêtons de ne penser que CDI, titularisation, et autre emploi durable. Tout cela est fini, et c'est enrichissant d'aller explorer des structures différentes. Il y a encore du travail, ne serait-ce que par les Sté d'Intérim qui rament pour trouver des professionnels.
Et oui, l'infirmier est mal payé, il bosse les WE, les jours fériés, le jour, la nuit, dans des conditions difficiles, et est souvent méprisé. Mais, tout cela, nous savons dès le départ à quoi nous nous exposons.
A vous, jeunes diplômés, de vous battre pour faire reconnaître vos compétences, et donc la profession.
Pour ma part, je pars dans 5 mois à la retraite, après 46 ans de boulot, et croyez-moi, le poste que j'occupe, il n'y en a pas beaucoup qui tiendrait plus de 10 jours. Mon atout : avoir été à la découverte de tous les services et structures de soins existants.
Alors, ne vous découragez pas, tout est possible !
Bonne chance à vous

Toscane18

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#14

Dure réalité

Eh oui, infirmière est un métier qui connaît le chômage. Diplômée depuis bientôt 10 ans, je suis au chômage après avoir suivi mon mari dans sa mutation depuis plus d un an.
La joie d avoir enchaînée des cdd sans jamais de titularisation, quelques cdi durant ces 10 ans. Mais en effet, l hôpital est en crise. On manque de personnel ( une infirmière fait le boulot de deux) mais pas de budget. Mais que fait mme Touraine. Rien! Le seul dans la réalité, c'est Emmanuel Macron. Il faut réformer l' hôpital.
Est il normal qu une infirmière contractuelle n'ai pas la même prime qu une infirmière titulaire pour le même boulot? Nous ne sommes pas responsable que la titularisation prenne 8 ans quand Ca n'est pas possible pour certains établissements .
L avenir de la profession : les maisons de retraites!!! Génial qui dit mieux??? 3 ans et demie d étude pour finir ses 30 ans de carrière en MDR. Non merci! Je préférerai changer de boulot.
Les hôpitaux,de plus, préfèren'y prendre de jeuneDe car Ca coute moins cher qu une IDE avec expérience ou alors il faut s asseoir sur notre ancienneté pour bosser.
Ou est le métier qui recrute, qui ne connaît pas le chômage qu on nous ressasse a l école? Envolé, baliverne...
Les infirmières se dirigent de plus en plus vers le LIBERAL pour fuir l hôpital ou pour avoir du boulot mais Ca va saturer dans ce secteur. Et on apprend que les soins de ville coûte trop cher! On croit rêver !
Alors que faut il faire alors en tant qu IDE avec ou sans boulot?
Et les spécialisations ne sont pas financées par pôle emploi car ils considèrent que l on peut vivre de son métier d IDE ...mais quand on est au chômage ou contractuelle et que l établissement ne finance pas, comment fait on?
On ne fais rien! On tourne en rond! Ca deviens grave!
Faut réformer l hôpital et repartir les privilèges pour sauver notre métier et qu il y ait du boulot pour tous!

gameover34

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#13

Paradoxe

Bien que le marché du travail soit plus tendu, pour les infirmière, je constate néanmoins que dans une région comme le Languedoc-Rousillon qui a une forte densité en infirmière nous avons toujours autant de mal à trouver des intérimaires .
Quand au CDD ou CDI, il est très difficile de trouver des personnes motivées et qui font bien leur travail .
Le secteur privé embauche toujours mais les exigences sont grandissantes et la motivation des nouvelles recrues est impérative.
Les besoins en SSPI , Bloc , Médecine ...sont là, mais pas les candidats .
Il faut que les jeunes diplômées revoient leurs exigences à la baisse pour entrer dans le monde du travail et se forger une expérience.
L'âge d'or est terminé, le marché est plus difficile mais il y a
encore beaucoup d'opportunités.

un cadre infirmier

JEDYTE

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#12

On découvre qu'il y a du chômage chez les infirmiers !!!

Ca n'a rien d'un scoop ! On dirait que vous découvrez qu'il y a du chômage chez les infirmiers !!! Ca fait déjà au moins trois ans ! D'ailleurs le sujet n'est pas nouveau sur infirmiers.com !

Tous les étudiants sauraient, s'ils étaient un tant soit peu curieux, qu'il n'y a presque plus de CDI à pourvoir parce que plus aucune structure n'embauche.

Alors après on fait les études en connaissance de cause par "vocation" ou par "opportunité" (ceux qui croient qu'on peut encore faire la pluie et le beau temps devant un recruteur), mais arrêtez de croire ceux qui disent que ça recrute encore !! Ouvrez les yeux !

Je sais, mon message n'est pas très positif mais c'est la réalité, efforcez-vous de la regarder en face et ne soyez pas surpris si des ide (jeunes ou moins jeunes) ne trouvent plus de travail. Cela ne remet en rien en cause vos compétences ou votre motivation. C'est la situation éconimique actuelle.

Des régions comme la Bretagne sont déjà saturées d'ide, il n'y a plus de poste et quand vous en trouvez un, ce n'est pas dans la spécialité que vous rêviez.
Les IFSI sont pleins et des étudiants montent à la capitale faire leurs études avec l'espoir de pouvoir retourner en Bretagne avec leur DE en poche et décrocher un poste...
- Combien y arrivent ?

Il n'y a guère plus que l'Ile de France qui propose des CDI. Et les salaires ne sont guère plus élevés qu'ailleurs alors que le coût de la vie, l'est.
Encore quelques postes proposés à Paris mais le coût de la vie et du logement sont en inadéquation avec nos salaires, ou bien il faut vivre loin de son poste de travail en banlieu pour s'en sortir seul(e).

Le constat actuel n'est pas nouveau, mais vu le sujet du post on dirait que ça y est tout le monde découvre qu'il y a du chômage chez les infirmiers.

Les médias sont aussi coupables de véhiculer de fausses idées et de faire croire que le secteur recrute toujours. Des journalistes qui ont besoin de remplir leur feuille blanche sur des sujets "emploi" censés attirer l'attention de leurs lecteurs et leur redonner un peu espoir écrivent des salades du genre "les secteurs qui recrutent sont la santé [...] parce que la population est vieillissante et les besoins vont considérablement augmenter ces prochaines années. Ainsi les infirmiers, aide-soignants et auxilliaires de vie sont des profils très recherchés, d'autant que les besoins seront toujours constants."
Ou encore "En 2017, avec tous les départs en retraite programmés, les hôpitaux vont devoir embaucher massivement et remplacer leur personnel".

(ou fermer des unités)...

Bref, les directeurs d'IFSI ne vous chachent pas la vérité et vous éclairent tout de suite sur la réalité du terrain, au cas où certains croiraient qu'ils vont avoir le poste dans la région, la spécialité et aux horaires qu'ils ont choisi.

D'ailleurs, pas besoin d'être une lumière pour constater que le marché de l'emploi est atone. Quand on consulte le site partenaire emploisoignant.com, on voit bien que lorsqu'il y avait 13 pages d'annonces dans une région il y a quelques années, aujourd'hui il n'en reste que 3...

Les Trente glorieuses sont finies, bienvenue dans la réalité de la crise économique pour ceux qui découvrent qu'elle a commencée.
Quoi qu'il en soit, bon courage à tous ceux qui recherchent leur premier emploi et suivez les conseils que d'autres forumers vous ont donné dans les posts précédents.

Marie666

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#11

Et oui ...

Ce n’est pas un phénomène récent. Cela existe depuis de nombreuses années notamment pour certaines régions.
Je suis diplômée depuis bientôt 10 ans. J’ai fait le tour de la profession et toujours pas de poste en CDI. Mais il y aura toujours du travail. On ne peut pas tout avoir dans la vie, il faut juste parfois arrêter de penser à soi.
On nous en demandera toujours plus. Passez des concours, faire des nuits, des jours.
Et les promos qui continuent à être surchargées.
Les responsabilités qui sont de plus en plus importantes et le salaire qui n’est pas approprié par rapport à tout ceci. Et la santé qui en prend un coup.
Les étudiants et les professionnels qui passent leur temps à se plaindre (Pas tous heureusement).
Certains ont choisi cette profession car il y aura toujours du travail mais sans être vraiment intéressés.
Le respect, la tolérance, n’existent presque plus.
Mais parfois, il faut savoir se remettre en question, et çà souvent peu de personnes, infirmier ou non, ne le font.

Utilisateur supprimé

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#10

clonage

je propose le clonage ou...les robots soignants
avec eux, pas de revendications, pas de grossesse, pas de fatigue...(humour noir)
on marche sur la tête !
nos jeunes sont au chômage, alors que les "vieux"soignants veulent lever le pied !
il n'y a pas comme un "léger" souci?

eusèbe

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#9

Départs.

On peut penser qu'il y aura un certain nombre de départs à la retraite d'ici 2017, date où les règles du jeu devraient, une nouvelle fois, défavorablement changer.
Il faudra bien que certaines et certains soient remplacés, les journées de travail n'étant pas extensibles et les soignants des X-Men.

Utilisateur supprimé

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#8

du gâchis

et pourtant, les besoins en personnel sont criants
et pourtant nos parents et amis attendent (parfois) des heures qu'un médecin vienne les voir aux urgences
ou qu'un lit se libère
et pourtant nous faisons des formations pour humaniser les soins, mieux prendre en charge la douleur.../...

paroles paroles..nous revenons dans les services avec de belles idées, mais, vite rattrapés par la réalité
Margot est arrêtée pour angine
Marc a la grippe
bref, il faut remplacer au pied levé , on s'auto-remplace car pas de pool de remplacement
et...
Caroline et les autres pointent chez Paul Emploi!

tout le monde ne peut pas "bouger" de région, ce n'est pas aussi simple pour bcp de raisons surtout économiques
en couple le conjoint n'est pas sûr de partir au pied levé;
faire changer d'école aux enfants ne se fait pas en claquant les doigts

lau59390

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#7

Eh oui, le chômage infirmier est une réalité !!

Je suis personnellement diplômée depuis 3 ans et toujours à la recherche d'un CDI !!! Je n'ai fait que du CDD de 1 jour à 4 mois mais pas plus ; quelques entretiens : je commence à avoir un peu d'expérience mais pas suffisamment encore face à la concurrence et de plus en plus d'exigence de 5 ans d'expérience obligatoire ; mais comment les obtenir ces 5 années en ne faisant qu'un jour par-ci, par-là ? Changer de région ?? Ailleurs c'est pareil et puis impossible de faire déménager toute la famille pour une seule personne car heureusement que mon mari travaille sinon la situation financière serait catastrophique. Je n'ai rien contre faire du travail d'AS mais je l'étais pendant 15 ans alors je n'ai pas repris mes études à 40 ans pour ensuite revenir en arrière sinon mes efforts n'auront servis à rien !!

cilou2404

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#6

Il y a des postes

Et le pire dans tout ça c'est les réalités du terrain. Il y a des postes. Et les infirmiers en poste font des heures supp à un tel point qu'on ne pourra jamais les récupérer. C'est la stratégie des hôpitaux pour faire des économies! La stratégie de l'autruche.

Totoch

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#5

Patience, patience...

C'est certainement vrai mais il faut être patiente. Ca ne fait que deux mois que tu es diplomée. Lorsque ce fut mon tour l'an dernier, j'ai accepté tout et nimporte quoi en sortie de diplôme, résultat 6 mois plus tard, un CHU de MA région m'a appelé pour être recruté directement stagiaire !
Sois patiente )

binoute1

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#4

@leamco

yaka faukon ?
tous les jeunes diplômes ne peuvent pas bouger / déménager aussi facilement...

stephi76

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#3

dans le meme cas que caroline

Je suis diplômée depuis juillet 2015, je vis en seine maritime. il n'y a pas de poste même en CDD.... Depuis juillet j'ai dû travailler en tant qu'aide soignante. j'ai seulement fait un remplacement de 2 jours en SSR depuis l'obtention du diplôme. j'ai eu plusieurs entretiens mais vu que je suis jeune DE , je ne correspond pas au profil.

Cela me fait doucement rire les personnes qui nous disent de bouger mais pour aller ou ? quelles régions recrutent ? Je veux bien bouger mais si c'est pour aller dans une région qui ne recrute pas , je ne vois pas l’intérêt .

gabytantine

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#2

Une réalité nuancée

Ayant été diplômée la même année j'avoue que certains de ma promo on galèré à trouver du travail, cependant du travail il y en a . c'est les CDI qui se font beaucoup plus rares. Il n'en propose plus ou très peu. Pour ma part j'ai commencé par des vacations avec un hôpital chez qui j'avais fait un stage. Ils m'ont proposer un CDI mais de nuits au bout de 3 mois, j'ai eu de la chance car on m'a proposé un poste de jour dans la fonction publique. Personnellement je voulais un CDI donc j'aurais été prête à accepter meme un poste de nuit mais ce que je veux dire c'est que des vacations et de l'intérim j'en ai fait, au début ça commence doucement mais après on t'appelle tout le temps si tu bosses bien, que tes disponible et polyvalente dans les différents services qu'on te propose. Mais il est clair que au début ce n'est pas la position la plus confortable pour commencer cependant ça m'a bien dégourdie ;) mais effectivement les CDI sont difficiles à obtenir car les hôpitaux ne recrutent plus ou très peu par manque de budget malgré le besoin .

leamco

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#1

chomage ????

je ne veux pas être méchant mais avez vous pensé à changé de région ??
non car dans certaines régions les nouveaux diplômé ne restent pas longtemps sur le marché du travail.

Ça fait bien rire de voir combien se disent "lésés" car pas de boulot mais bon faut tout prendre ne compte si on ne bouge pas on ne trouve pas forcément