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Jeunes DEI : sur le chemin d'une belle carrière...

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Conseils emploi

Il y a quelques semaines déjà, de jeunes diplômés en soins infirmiers évoquaient leurs difficultés rencontrées sur le marché du travail. Toutefois, ils ne sont pas tous concernés par le chômage qui touche la profession, fort heureusement. Certains ont trouvé leur « place » et se sont frayés un chemin vers une nouvelle vie professionnelle.

Jeunes en marche

Selon une étude menée entre décembre 2014 et janvier 2015, 27,86 % des jeunes infirmiers ont un emploi stable.

Trouver un premier emploi stable, durable et (surtout) en accord avec ses souhaits et ambitions... telle est la difficulté des jeunes infirmiers nouvellement diplômés arrivant sur le marché du travail aujourd'hui. Mais heureusement, certains parmi eux sont parvenus à trouver un poste qui leur correspond. Désormais en exercice, ils découvrent la joie d'intégrer un service des soins et de mettre en pratique leurs compétences, échappant ainsi au « DEblues ». Certains sont certes en contrat à durée déterminée, mais ils se sentent en phase avec leur projet professionnel et leurs ambitions. Ils se montrent donc optimistes sur cette conjoncture assurément temporaire et s'épanouissent dans leur nouveau rôle de soignant à part entière. Voici quelques témoignages qui prouvent que le chômage à la sortie de l'institut de formation en soins infirmiers n'est pas une fatalité...

« J'ai la chance de m'épanouir dans un milieu qui me plaît et d'apprendre beaucoup... » - Charlotte (diplômée depuis le 9 juillet 2015)

Je dois dire que pour moi l'accès à l'emploi s'est fait rapidement mais aussi de manière imprévisible. A l'époque de mon stage pré-professionnel, mon but était clair : devenir infirmière en chirurgie. Seul problème : il ne restait de la place qu'au bloc. Après cinq semaines à découvrir ce monde fantastique, mon projet professionnel a changé du tout au tout. Un matin, ma cadre m'a proposé de postuler, le lendemain je fus reçue en entretien et quelques jours après j'étais embauchée. Avec le recul, je me dis que mes études sont déjà bien loin ! J'ai la chance d'avoir de super collègues, de m'épanouir dans un milieu qui me plaît un peu plus chaque jour et d'apprendre beaucoup, vraiment beaucoup. En fin de compte, je reste dans le domaine de la chirurgie… mais d'un autre point de vue !

« L'important pour moi c'est d'avoir trouvé un poste dans le domaine et dans le centre hospitalier que je désirais... » - Coraline (diplômée depuis le 9 juillet 2015)

Tout d'abord, j'ai pris trois semaines de congés avant de signer un premier contrat en psychiatrie dans un CHU. Sa durée vient tout juste d'être prolongée. J'espère continuer à exercer dans ce service par la suite. Mais, l'important pour moi c'est d'avoir trouvé un poste dans le domaine et dans le centre hospitalier que je désirais.

Quel bonheur de pouvoir prendre le temps avec les patients !

« J'ai un travail qui me passionne et je suis conscient de la chance que j'ai eu de l'avoir trouvé dès la sortie de l'IFSI... » - Maxime (diplômé depuis le 9 juillet 2015)

Le dernier stage que j'ai effectué lors de ma formation s'est déroulé en réanimation polyvalente. Dans ce service, les cadres aiment recruter des étudiants qu'ils ont eu en stage. Cela leur permet d'évaluer leurs capacités. De plus, je suis tombé dans une période de recrutement. Les cadres et l'équipe m'ont donc demandé si j'envisageais de travailler en réa. Après avoir répondu affirmativement, ils m'ont donc proposé un poste (CDD renouvelable pour le moment) que j'ai accepté. J'ai été secondé et formé six semaines après avoir débuté dans le service et je suis actuellement intégré à l'équipe. J'ai un travail qui me passionne et je suis conscient de la chance que j'ai eu de l'avoir trouvé dès la sortie de l'IFSI.

« Chaque jour, ce service me procure un enrichissement. Il permet aux infirmiers d'être immédiatement autonomes... » - Pauline (diplômée depuis le 25 mars 2015)

J'ai postulé bien avant la date de remise de diplôme, en janvier 2015. Étant d'une promotion de février, plusieurs postes m'ont été proposés. J'ai opté pour l'HAD (hospitalisation à domicile). J'ai été embauchée et secondée du début du mois de mars jusqu'au jour des résultats. Quelques jours après, je partais seule en tournée. Je pratique des soins plus ou moins complexes (certains pas forcément vus en stage). Je rencontre de nombreuses pathologies et j'assure un accompagnement en fin de vie. Chaque jour, ce service me procure un enrichissement. Il permet aux infirmiers d'être immédiatement autonomes, même s'il est possible de téléphoner aux collègues infirmières et médecins si besoin.

« Je me sens en quête de moi-même en tant qu’infirmière et je me nourris de la pratique et du savoir-être de mes pairs... » - Agathe (diplômée depuis le 9 juillet 2015)

Après avoir effectué un remplacement d'été en chirurgie orthopédique, j'ai signé un contrat à durée déterminée (CDD) de six mois dans un service d’hospitalisation psychiatrique sans consentement. Une expérience très formatrice qui correspond bien plus à ma conception du soin. Quel bonheur de pouvoir prendre le temps avec les patients ! Cependant, tout est matière à réflexion et il y a bien quelques situations qui me m’interpellent éthiquement parlant… Mon projet initial ? être une infirmière polyvalente, réflexive et voyageuse. Pour le moment je suis encore en quête d’identité. Je me sens en quête de moi-même en tant qu’infirmière et je me nourris de la pratique et du savoir-être de mes pairs. Je ne me décourage pas dans les moments difficiles. Je prends le temps de devenir l’infirmière que je souhaite être.

Alors qu'un nouvel élan, en termes de recrutement, est attendu d'ici 2022 (219 000 le nombre de postes à pourvoir sur la décennie 2012-2022, dont 92 000 créations nettes d’emploi), il ne semble pas obligatoire pour les jeunes infirmiers d'attendre les années à venir pour pouvoir débuter immédiatement une carrière. En effet, si le rapport de France Stratégie, intitulé « Les métiers en 2022 », garantit des perspectives d’emploi « très favorables » pour la profession dans quelques années, l'accès rapide à une stabilité professionnelle reste malgré tout le cas de certains.

Avec le recul, je me dis que mes études sont déjà bien loin !

Continuez à adresser vos témoignages à la rédaction mailto:bernadette.fabregas@infirmiers.com, racontez-nous la suite de vos aventures, commentez cet article sur notre page facebook. Comme vous le savez Infirmiers.com est très… partageur ! Merci d'avance et au plaisir de vous lire !

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Gwen HIGHT  Journaliste Infirmiers.comgwenaelle.hight@infirmiers.com@gwenhight

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Commentaires (1)

JEDYTE

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22 commentaires

#1

Le Monde a dit...

"Un nouvel élan, en termes de recrutement, est attendu d'ici 2022 (219 000 le nombre de postes à pourvoir sur la décennie 2012-2022, dont 92 000 créations nettes d’emploi"

Quelle formidable prédication !

Sûrement les mêmes médias qui n'avaient pas vus dans leur boule de cristal, la crise que traverse actuellement la profession en terme d'offres d'emploi et qui continuent à faire croire qu'on embauche encore (ou que ça va embaucher en 2022).

Bon, futurs étudiants, vous avez compris ce qu'à dit Le Monde ! Ne rentrez pas en IFSI avant la rentrée de 2019 pour espérer obtenir un poste dans le service et la structure que vous souhaitez en 2022 !