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Le salaire moyen des personnels des services de soins de la fonction publique hospitalière estimé à 2062 euros en 2017

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Conseils emploi

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En 2017, un agent de la fonction publique hospitalière touche un salaire moyen net de 2 288 euros par mois en équivalent temps plein selon la dernière étude de la DREES. Seulement, il s’agit d’une moyenne qui prend en compte la totalité des rémunérations perçues par l’ensemble des salariés des hôpitaux et des établissements médico-sociaux, sans distinction, qu’ils s’agissent de membres de la direction, de personnels médicaux, ou des services de soins. Ainsi, en regardant selon les catégories professionnelles, on remarque des disparités…

La DREES vient de publier une étude sur les rémunérations dans la fonction publique hospitalière.

La fonction publique hospitalière (FPH) employait près de 1,2 millions de personnes en 2017, soit 1,1 millions d’équivalent temps plein (EQTP). Parmi eux, 87% étaient répartis dans les hôpitaux, 13% dans les établissements médico-sociaux dont 9% dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées. Cette même année, selon les données qui viennent d’être publiées par la DREES, le salaire moyen en équivalent temps plein des agents de l’ensemble de la fonction publique hospitalière est estimé à 2 288 euros nets par mois. Il serait en hausse de 1,3% entre 2016 et 2017 en euros courants, ce qui signifie sans tenir compte de l’inflation. Si on corrige cela, l’augmentation constatée est de 0,3%, soit moins qu’en 2016.

La moitié des salariés de la fonction publique hospitalière ont été payés au maximum 1935 euros nets par mois en 2017, selon la DREES

Des disparités persistantes

Quoi qu’il en soit, il s’agit d’un salaire moyen entre tous les personnels employés dans la fonction publique hospitalière : membres de la direction, personnels médicaux, personnels des services de soins, médico-techniques… Or, forcément entre toutes ces catégories professionnelles il existe des disparités ! En effet, si on se réfère non plus à la moyenne mais à la médiane, celle-ci est nettement plus basse : 1935 euros nets par mois. Ce qui signifie que la moitié des salariés gagnent un salaire inférieur ou, au mieux, équivalent à cette somme. En bas de l’échelle, les 10% de personnels les moins rémunérés perçoivent au maximum 1474 euros nets par mois. En haut de l’échelle, les 10% les mieux payés gagnent au moins 3199 euros nets mensuels. Dans l’ensemble, les statisticiens de la DREES estiment que les disparités restent stables par rapport à 2016.

Plus précisément, si l’on regarde les salaires en fonction de la profession, on constate que les personnels médicaux ont été rémunérés en moyenne à hauteur de 5 557 euros nets par mois contre 2 062 euros nets mensuels pour les personnels des services de soins. De même, tout comme les personnels médico-techniques, ceux exerçant en services de soins n’ont pas vu leur salaire évoluer entre 2016 et 2017. De manière plus générale, les fonctionnaires de catégorie A et B ont vu leurs rémunérations stagner dans ces douze mois d’intervalles (voir tableau ci-dessous).

Les personnels des services de soins n'ont pas vu leur salaire évoluer entre 2016 et 2017

Source : DREES

Variation de genre ?

Toujours en 2017, les données démontrent que les femmes ont touché en moyenne un salaire 20,5% moins élevé que celui des hommes. Un écart qui demeure quasiment stable depuis 2016 et qui traduit surtout des répartitions différentes des genres selon les professions. Par exemple, plus de trois quarts des agents de la FPH sont des femmes alors qu’elles représentent 50% des personnels médicaux et 87% des aides-soignants. Ainsi, à statut socio-professionnel identique, les écarts salariaux sont plus réduits mais persistent : la gent féminine gagne 2,1% de moins parmi les fonctionnaires et 8,3% de moins parmi les contractuels. Les divergences les plus notables sont parmi les personnels médicaux où l’écart est de 16,3%. En définitive, à profession, âge et statut hiérarchique identique, les femmes perçoivent une rémunération 3,5% moindre par rapport aux hommes. Selon la DREES, une partie de ces différences proviendrait de caractéristiques non prises en compte lors des analyses statistiques (ancienneté, expérience, tâches effectuées…).

Ces chiffres datent tous de 2017, mais ont-ils beaucoup évolués en 2019 ? Actuellement, les personnels de santé de la fonction publique hospitalière sont en grève et revendiquent notamment des revalorisations salariales. Jusqu'à espérer du mieux en 2020 avec le plan de "soutien" pour l'hôpital qui devrait être annoncé prochainement ?

Journaliste infirmiers.com roxane.curtet@infirmiers.com  @roxane0706

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