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Valoriser pour fidéliser les jeunes paramédicaux salariés

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Les professionnels paramédicaux salariés sont une denrée de plus en plus rare pour les établissements de santé. Six associations proposent dans un livret vert plusieurs pistes autour de l'attractivité et de la fidélisation au bénéfice de la qualité de vie au travail. Ces propositions concernent principalement les jeunes professionnels.

jeunes infirmiers

Un livret vert propose diverses solutions pour attirer les jeunes professionnels et améliorer leur qualité de vie au travail.

L' Union interprofessionnelle des associations de rééducateurs et médicotechniques (UIPARM*) liste dans un livret vert une série de propositions en vue de l'amélioration de la qualité de vie au travail (QVT) des paramédicaux salariés. Ces préconisations misent principalement sur l'interprofessionalité pour rénover la politique du travail dans les hôpitaux. Au-delà des risques professionnels — troubles musculosquelettiques, violences, addictions, etc. — les paramédicaux salariés sont soumis au risque d'épuisement professionnel. L'organisation du travail au sein des établissements de santé, publics et privés, impactée par la pénurie génère une surcharge de travail. Cette surcharge, associée à des objectifs insuffisamment définis, des relations difficiles avec la hiérarchie ou les collègues et les contraintes économiques s'avèrent être des facteurs de risque avérés, est-il rappelé en introduction de ce livret vert.

Miser sur la double-compétence

Tout d'abord, l'UIPARM insiste sur l'attractivité avec un recrutement orienté autour de la double appétence-compétenceL'hôpital doit favoriser les recrutements des professionnels sur la base d'un intérêt pour deux types d'activités — deux profils patients (MCO versus SSR), deux secteurs de soins (spécialité médicale versus chirurgicales). L'attractivité d'un établissement, afin de salarier un jeune professionnel paramédical, se traduit selon la polyvalence des situations auxquelles il sera confronté.

Les six associations qui composent l'union préconisent aussi une prise en compte du nomadisme professionnel dans la construction des parcours des salariés. Les compétences acquises dans les bifurcations de carrière sont peu valorisées par la confusion entre profession et métiers, jugent-elles dans le livret. Les hôpitaux sont ainsi invités à faciliter le retour d'intérêt et le droit de remords afin d'inviter des professionnels à (re)venir vers le salariat voire l'exercice mixte. La mise en place d'un accompagnement entre pairs est également évoqué afin de faciliter le développement de compétences partagées.

Valoriser pour fidéliser

L'interprofessionnalité encouragée en établissement de santé et les connaissances mutuelles associées sont également un moyen de fidéliser les salariés paramédicaux. L'hôpital doit pouvoir valoriser les nouvelles missions des professionnels par des reconnaissances institutionnelles et statutaires : positionnement expert, reconnaissance du temps dédié, sujétion statuaire, etc., est-il avancé dans le livret. Ces nouvelles missions concernent à la fois l'éducation thérapeutique, la pratique avancée, la recherche paramédicale ou encore la coordination de réseaux.

Travailler ensemble ne va pas de soi, ne se décide pas, ne se décrète pas mais s'accompagne, en faisant le pari de l'altérité, de la rencontre, du réseau, de cocréation et ainsi du métissage, souligne l'UIPARM. Cette réorganisation de la politique managériale dans les établissements est également le moyen, à ses yeux, de penser les dimensions de territorialisation de la santé, de numérisation des données en santé et de patient partenaire. La contribution de chacun est source de valeurs partagées et de sens collectif, terreau fertile de la QVT.

Cet article a été publié sur Hospimédia le 7 mai 2018. Nous les remercions pour ce partage.

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Commentaires (2)

binoute1

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519 commentaires

#2

mais bien sûr...

"L'hôpital doit pouvoir valoriser les nouvelles missions des professionnels par des reconnaissances institutionnelles et statutaires : positionnement expert, reconnaissance du temps dédié, sujétion statuaire, etc., est-il avancé dans le livret. Ces nouvelles missions concernent à la fois l'éducation thérapeutique, la pratique avancée, la recherche paramédicale ou encore la coordination de réseaux."
--> et sinon les conditions de travail ? la reconnaissance ? un salaire digne ? on en parle quand ? ahhh, oui, ça réfléchit bien dans les bureaux avec siège en cuir

Bor

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1 commentaires

#1

Mouais

Déjà qu’ils fassent signer des CDI aux soignants qui sont en poste depuis 1 an, 2 ans voire plus !

Je n’entrerai pas dans la polémique de la raison de cette situation.

Sinon de belles idées mais déjà que le minimum soit fait ça serait pas mal. Et reconnaître de manière pécuniaire les référents et les tuteurs, ça peut être une bonne piste.