ESI

Comment tuer un(e) futur(e) infirmier(e) ?

par .

Si les stages en soins infirmiers sont communément considérés comme pratiques, formateurs et professionnalisants (dans le meilleur des mondes), la réalité est toute autre. Bien loin de cet idéal. Trop loin. A dire vrai, et en toute objectivité, il serait plus juste de parler de violence, d'humiliation et de maltraitance pour décrire ce que subissent dans les services la plupart des étudiants, nos futurs soignants...

stop maltraitance

Maltraitance, harcèlement, humiliation… D'après une enquête de la FNESI, 12 % des étudiants peuvent témoigner de cas de suicides dans leur IFSI, et 7 % ont pensé à mettre fin à leurs jours durant leur formation.

Un mauvais moment à passer, une étape obligée, une expérience effroyable... Telle est la façon dont sont souvent considérés les stages par les étudiants en soins infirmiers (ESI). Caprices de jeunes gens surprotégés par leurs formateurs en IFSI ? Pas certain, si on considère l'état dans lequel les ESI quittent les services. Abandon des études, échec, dépression, burn-out, perte de confiance en soi… l'apport des stages semble bien plus dévastateur que pratique. Et pour cause, toute tentative de défense est peine perdue. Un article publié il y a quelques jours sur infirmiers.com a relancé le débat éternel et la guerre fratricide entre formés et formateurs au travers de moult commentaires des uns et des autres. Et à l'arrivée, chacun restant sur ses positions...

Récemment, j'ai vu une collègue descendre un tout jeune étudiant infirmier alors qu'il s'agissait de son premier stage. Elle a peut-être tué une « vocation » encore dans l’œuf ( Carole, infirmière).

IDE contre ESI : récit d'un duel déséquilibré...

Infirmier et étudiant. Tous deux au contact des patients, chacun soucieux de soigner et d'exercer. Finalement, un rien les sépare. Si ce n'est... un morceau de papier et tout le pouvoir qui lui est concédé. Certains soignants, conscients de leur "pouvoir" sur un simple étudiant en quête d'un bon bilan de stage, en profitent pour [lui confier], sans la moindre aide, les tâches les plus difficiles à réaliser pendant qu'ils jouent sur leurs téléphones ou prennent leurs cafés. Si seulement les outrages ne se limitaient qu'à de dures besognes, mais malheureusement, les choses vont bien plus loin. Jeune étudiante, j'ai dénoncé la maltraitance dont j'ai été victime dans l'un de mes stages. J'en ai été virée. J'ai reçu des menaces et ils ne voulaient pas me délivrer de note afin que j'échoue, Dans un service de cardiologie les infirmières ont été ignobles avec moi ! Pendant une pause, elles avaient prémédité l'invalidation de mon stage. J'étais leur souffre douleur. De multiples questions se posent donc, notamment sur les réseaux sociaux où les témoignages d'étudiants abusés affluent : Comment certaines infirmières en sont arrivés là. Ont-elles conscience qu'elles sont devenues comme ça ? A l'heure où de multiples réflexions [sont menées] sur la maltraitance du patient, qu'en est il de celle infligée [aux ESI]... ? Comment peut-on prétendre faire de l'humain et ne pas l'être [pour son] étudiant ? Pour les infirmiers diplômés, outre une profonde aversion pour le nouveau programme, une appréhension de se retrouver avec un étudiant inefficace ou une irrésistible tentation de reproduire ce qu'ils ont subi, la raison de cet acharnement moral est simple : Tout est une question de point de vue. Il faut (...) voir le problème comme la rencontre de deux mondes trop distants que sont l'IFSI et l'hôpital. Les enseignants sont trop loin du métier d'infirmier pour préparer les ESI au monde hospitalier et le rêve devient une douche froide lors des stages. Il faut que les étudiants comprennent que cette facette de leur stage a aussi pour finalité de les préparer au métier d'infirmier. Parce que les professionnels peuvent parfois être bien plus durs entre eux. Mais ça, mesdames et messieurs les étudiants, vous aurez bien le temps de vous en rendre compte... Toutefois, cette pseudo initiation est-elle bien nécessaire ? Car en attendant une hypothétique prise de conscience du monde amer qu'est le milieu hospitalier, beaucoup achèvent leurs stages écœurés du métier.

Quand tu vois le nombre de « connes » dans les services qui se prennent pour des médecins et cassent les pieds aux étudiants, tu m'étonnes que les [plus] fragiles vacillent !!! (Nicolas, infirmier)

Désabusés au point d'abandonner

Le prix est donc fort élevé pour espérer toucher du doigt le rêve de soigner. Beaucoup y perdent leur espoir, leur motivation et pire encore... leur identité. Je n'ai pas réussi à refaire ma troisième année qui a été invalidée à cause d'un stage... Un seul. [Il] a remis en question tout mon avenir et la passion que je porte pour cette profession. Humiliée et rabaissée... Je n'ai pas pu relever la tête... J'ai abandonné en fin de 2ème année. La pratique de certains "professionnels de santé" m'a dégoûtée. J'ai perdu le goût et l'envie [d'exercer] ce métier. Trois ans d'études, six mois d'exercice en tant que diplômée...  Je suis partie à l'étranger et je ne veux plus jamais exercer ! Merci soignants aigris !Idem pour moi... Après seulement un mois et demi d'exercice, elles ont réussi à me rendre dépressive !

Fort heureusement, l'ensemble de la communauté infirmière ne participe pas à l'humiliation des étudiants. Certains professionnels s'insurgent face à une telle violence. On est d'accord sur le fait que les formateurs en IFSI vivent sur une autre planète et ne connaissent plus la réalité du terrain. Mais, il y a une différence entre réalité des conditions d'exercice et harcèlement moral[Lorsqu'un étudiant passe] des nuits blanches, vient [en stage] avec des doutes et des peurs et [repart au bord des larmes], c'est qu'il y a un problème Et pas des moindres puisque 41 % des étudiants en soins infirmiers ont déjà songé à arrêter leur formation et 7 % ont même envisagé de mettre fin à leurs jours, selon une récente enquête de la Fédération nationale des étudiants en soins infirmiers (FNESI). Certes, beaucoup d'étudiants ont des lacunes énormes. Cependant, ce n'est pas en les rabaissant qu'on les pousse vers l'excellence. Je pense qu'il faut encourager les étudiants et leur montrer qu'ils sont capables. Essayer de leur transmettre le maximum de notre savoir et, surtout, conserver une attitude bienveillante...

A toutes les infirmières, ne faites pas subir aux étudiants ce que vous avez subi. Soyez (...) plus intelligentes et dites vous que [ce sont] ces futurs professionnels qui vous soigneront dans quelques années (Séverine1, infirmière).

Retiens de ce stage quel(le) professionnel(le) tu ne veux pas être...

Pour ceux et celles qui parviennent finalement à finir cette formation la tête haute, l'objectif doit être sans appel : éviter à son tour de devenir un professionnel peu scrupuleux en reproduisant ce cycle infernal. Avec ce que vous avez vécu ou vivez, vous ferez de bons référents. Justement parce que vous savez ce qu'il ne faut pas êtreLa première chose que je dis à un étudiant c'est "soigne comme tu aimerais qu'on te soigne" et "n'oublie jamais que tu as été étudiant toi aussi" . En effet, si certains infirmiers ont vite oublié comment ils le sont devenus et d'où ils viennent, l'important est de faire la différence. J'ai eu aussi un stage qui a été horrible. J'y allais la boule au ventre, j'en repartais en larmes. Un jour, ma référente m'a simplement dit : "retiens de ce stage quelle professionnelle tu ne veux pas être"... Il y a quatre ans, j'ai obtenu mon diplôme d’État et les larmes sont bien loin maintenant. Car en définitive, la plus belle correction qu'un étudiant puisse infliger à ceux et celles qui l'ont maltraité, c'est l'obtention de son diplôme et d'une vie professionnelle couronnée de succès.

Ne vous laissez pas dévaloriser par des idiotes complexées qui se prennent pour des « cow-boys ». Il s'agit de vos projets, de votre avenir, pas du leur… (Rahima, infirmière)

Note

  1. Le prénom a été modifié
Creative Commons License

Gwen HIGHT  Journaliste Infirmiers.comgwenaelle.hight@infirmiers.com@gwenhight

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Commentaires (71)

Creol

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#71

????

J'ai beau relire mon commentaire, je ne vois pas le rapport entre un encadrant et un enseignant.
Il manque effectivement des ENCADRANTS volontaires sur des terrains de stages connus par les IFSI, des encadrants qui participeraient au projet pédagogique des lieux de stage et de l'IFSI.
Bien entendu il faut jouer le jeu et permettre d'aménager les postes lorsqu'il y des esi/esa etc ...

Enfin, il faut savoir admettre que des professionnelles n'aient pas envi d'encadrer (même si eux mêmes l'ont été lorsqu'ils étaient esi), admettre que des professionnelles ne savent pas encadrer.

Dans le foot, tous les joueurs amateurs ne finissent pas entraineur (même si eux même ont été formé par des bénévoles)

Creol

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#70

????????

J'ai beau relire mon commentaire, je ne vous pas le rapport entre un encadrant et un enseignant.
Il manque effectivement des ENCADRANTS volontaires sur des terrains de stages connus par les IFSI, des encadrants qui participeraient au projet pédagogique des lieux de stage et de l'IFSI.
Bien entendu il faut jouer le jeu et permettre d'aménager les postes lorsqu'il y des esi/esa etc ...

Enfin, il faut savoir admettre que des professionnelles n'aient pas envi d'encadrer (même si eux mêmes l'ont été lorsqu'ils étaient esi), admettre que des professionnelles n'aient pas envi d'encadrer.

Dans le foot, tous les joueurs amateurs ne finissent pas entraineur (même si eux même ont été formé par des bénévoles)

mickaelm

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#69

??

je ne vois pas trop ce que tu ne comprends pas?
encadrer un(e) étudiant(e) ce ne serait pas lui enseigner??
c'est peut-être parce que trop souvent c'est de l'encadrement et non pas de l'enseignement que cela ne fonctionne pas.
Bien entendu que l'on enseigne, il ne s'agit pas de poser le cadre dans lequel l'ESI va agir, mais bien au contraire de l'accompagner dans un processus d'apprentissage. Et c'est ici que cela dysfonctionne car non, tous les DE ne sont pas des pédagogues, et non cela ne s'apprend en étant soi même étudiant dans la matière à enseigner...
quant à toute la partie sur "les IDE doivent, ont l'obligation ceci cela" on en reparle dans 20 ans.

estebanos

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#68

Faux problèmes

Qui parle d'enseigner? On parle d'encadrer, quel rapport avec les profs. L'infirmière qui n'a pas envie? Mais elle été bien contente d'être encadrée quand elle était en stage, car elle aussi à d'abord été une étudiante avant son diplôme.
Par manque de temps, on peut demander à un étudiant de commencer par observer, c'est une façon d'apprendre. On peut lui demander de faire des liens, de rendre service, c'est aussi une façon de s'impliquer. Et ceci de façon courtoise et respectueuse. Et pour le reste, normal de rendre ce que l'on à reçu et de s'adapter à l'actualité et la nouveauté. Bien sur dit comme ça, c'est facile et la réalité est plus nuancée. Mais faut pas exagérer!
Il existe des façons simples de s’accommoder de l'encadrement sans être malveillant ou en faire toute une histoire, et certains IDE s'en sorte très bien, voir même y prennent plaisir. Alors pour les autres, un petit effort, pas besoin d'avoir un comportement belliqueux et une aversion envers les ESI.
Je persiste pour dire que cet article témoigne d'une réalité inacceptable qui bien entendu ne concerne pas l'ensemble de la profession et que les mentalités de certaines personnes doivent évoluer, ou à minima leurs comportements cesser.

Creol

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#67

Encadrement obligatoire et IFSI

Comme je l'écris souvent dans différents topics de ce forum, le principal nœud du problème est de rendre obligatoire l'encadrement d'un ESI.
Une infirmière qui commence sa journée de soin dans un service n'a peut être pas forcément envi qu'on lui refile 2 ou 3 ESI. Le problème est qu'elle n'a pas le choix.

Le deuxième problème est vraiment l'absence de professionnels formés et volontaire pour l'encadrement, des professionnels en lien avec les IFSI qui participent à des projets pédagogique et qui seront la courroie de transmission entre le monde soignant et le monde enseignant.


Le troisième est plus gros problème vient des IFSI (en tant que structure isolé dans le monde de la santé), de ce que vend les IFSI et du trop gros nombre de recrutement d'ESI chaque année.


A l'heure actuelle on a juste des ESI qui atterrissent dans un service pour bosser et non apprendre. Des ESI que l'on forme à un sophisme soignant modélisé par un novlangue sans grand intérêt et des concepts inexistants. En résulte une dissonance cognitive entre le savoir Etre et faire du métier et celui du terrain dont le pragmatisme du second supplante le premier.

C'est l'idéal infirmier (fantasmé) et l'infirmier réel, concret, celui qui dont le sens et la substance exerce au jour le jour dans une réalité toujours plus complexe qui s'entrechoquent.

Un ESI qui n'arrivent pas à surpasser cette réalité n'y arrivera jamais.

mickaelm

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#66

bah non justement

@estebanos, ce n'est pas parce que les cadres ne peuvent ou ne veulent faire ce pour quoi ils sont payés et mandatés, qu'il faut que ce soit les inf qui le fassent, surtout pas.
D'une part on est pas payé pour cela, et dans le job d'infirmier ça fait des années que quantité de DE râle pour dire "on peut faire ça, on est compétent pour ça" et on voit les transferts de compétences s'effectuer sans les transferts de rémunération qui devraient aller avec...le registre névrotique très peu pour moi.
Et puis si les inf font le boulot des cadres, qui fera le boulot des inf?
encadrer qq un en stage nécessite d'avoir des compétences pédagogiques qui, non, ne s'apprennent pas en IFSI, croire le contraire serait bien méprisant pour le métier de prof.
il ne faut pas tout confondre, les IDE ont déjà bien assez de missions à remplir sans qu'on leur rajoute en plus des missions dont la finalité serait de définir ce que sont l' encadrement, l'enseignement et la réorganisation du système de soin et de la formation...
qui connaît une profession de 600 000 personnes qui ont la même définition et les mêmes aspirations de ce qu'est leur profession et ce qu'elle devrait être? Il existe des lois pour ça et c'est justement pour ça qu'on ne veut pas d'organismes auto-proclamés comme l'ONI, le cif, le sidiief, etc, etc, etc....

estebanos

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#65

IDE, ESI, acteurs de la formation?

Pourquoi trouver des solutions aux problèmes lié à l'encadrement devrait être relégué aux cadres. Cela se passe sous leurs responsabilité, oui, mais il s'agit quand même du rôle propre de l'IDE et de son champs de compétence. Et les cadres n'ont pas toujours la réalité de ce qui se passe dans un service ( c'est pas une généralité, mais cela dépend des services, des établissements et du cadre) et n'ont pas réponse à tout ni à trouver des solutions adaptés. De plus, l'encadrement n'est pas pour eux une priorité dans le contexte actuel de restriction budgétaire. Pour certain c'est même parfois une solution au manque de personnel.
Par contre l'encadrement pose des questions aux professionnels en service, manque de temps, surcharge de travail, responsabilité, manque d'information, différentes façons de transmettre le savoir et d'évaluer, méconnaissance du nouveau référentiel et évolution de la profession, etc... Et c'est là que ça cloche, au vue des témoignages, de l'article et de ce qu'il suscite comme réactions et commentaires.
Si pour une fois, les IDE tentaient de reprendre en main leur profession et son devenir. Parce que si la critique peut avoir du bon, proposer des solutions et agir c'est mieux.

mickaelm

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#64

hum.

"Là encore, ce n'est ni bien ni mal, c'est comme ça. C'est toujours ça. Mais ça va pas plus loin que ça".
je trouve justement qu'un site comme celui-ci devrait pouvoir apporter qq chose de nouveau. Les échanges pourraient être d'autant plus intéressant si on dépassait l'information approximative ce qui ne nuirait pas à la fréquentation, donc ni aux revenus publicitaires.
beaucoup de choses sont bien faites et il est dommage que ce soit parasité par des infos de comptoir.
concernant le "mal", c'est vrai que ceux qui veulent vraiment une info poussée peuvent le faire ailleurs et de façon plus approfondie, mais cela prend du temps, et on en a pas toujours les moyens.
Lorsque l'on se veut un média professionnel, je pense quant à moi, que l'on doit s'astreindre à une certaine éthique. Je ne partage pas le "c'est déjà ça" car parfois il vaut mieux le rien que le n'importe quoi.

infirmier.evp

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#63

Diviser pour mieux régner.....

"On est d'accord sur le fait que les formateurs en IFSI vivent sur une autre planète et ne connaissent plus la réalité du terrain. "

on m as toujours dis que on est un ***


En vérité, les formateurs ne peuvent pas enseigner la science infirmier.
les infirmiers ne peuvent pas transmettre l'art infirmier
les étudiants ne sont pas capables d'apprendre la pratique infirmière....

Nous (ensemble de tous les infirmiers ide cds dsi ESI.....) sommes donc incapables de former des infirmiers vivement que ce soit l'université qui reprenne les I.F.S.I. ils (universitaire....) connaîtront encore mieux la réalité du terrain.

Nous sommes ensemble dans une même Profession, quand quelqu'un déconne il faut lui dire mais évitons de généraliser, tous les étudiants ne sont pas des boulets, tous les tuteurs et professionnels de proximité ne sont pas des pervers, et tous les formateurs ne sont pas éloignées du terrain...

Travaillons ensemble pour développer un projet commun pour notre profession! Défendons nos formations, défendons l'expertise des professionnels sur le terrain et défendons les droits des étudiants a avoir une formation de qualité (tant en I.F.S.I., qu'en stage).

Mettons notre énergie au profit de notre profession!
Défendons une formation obligatoire a l'encadrement des étudiants pour ceux qui n'ont pas eu la chance d'être formé pendant leur études.
Défendons une formation par les infirmiers pour les infirmiers!
Défendons la reconnaissance de nos statut (étudiants pas élèves, depuis au moins 1993.....)
etc...

en bref arrêtons de nous diviser, seul on va plus vite ensemble on va plus loin.....

loulic

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#62

C'est ça.

C'est toute la différence entre :

- un épisode de "appel d'urgence" sur les banlieues avec des plans bien anxiogène sur des jeunes masqués et floutés qui se vantent d'acheter des kalach

- un dossier dans médiapart ou le monde sur la délinquance dans les banlieues.

dino

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#61

Désolé, je m'entête...

...j'ai relu attentivement l'article ; que lui reproche-t-on,finalement, sinon de parler de choses qui fâchent ? Il traite de la souffrance des étudiant(e)s, donc il insiste sur des situations qui - mises à la chaîne - occupent tout l'espace et laissent croire à certains que cela reflète toute la réalité. Ce qui est faux.
Lorsqu'on parle du trafic de drogue dans les banlieues ou de la revente des kalachnikovs sous le manteau, c'est le même problème : on a aussi l'impression que tous ceux qui y habitent sont des dealers infréquentables. Ce qui est faux également.
Cela dit, le sadisme professionnel envers les stagiaires est loin d'être une exception ; celui qui prétend le contraire n'est pas objectif. Et c'est une très bonne chose d'en parler en appelant un chat un chat !

loulic

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#60

réflexion ou réaction.

izeos et ce forum vendent entre autre de l'espace publicitaire, leur intérêt est donc de faire un maximum de vues pour se placer.

Logiquement la ligne éditoriale va peut être plus chercher la réaction que le contenu.

C'est ni bien ni mal, c'est comme ça, c'est leur gagne pain. C'est la différence entre minutebuzz.com et médiapart, entre closer et le monde.

Entre Un article de Christophe Pacific et une brève de l'APM on aura ce genre de truc pondu par une pigiste affamée. Combien ça lui a rapporté ? Elle est payé à la ligne ? 15 euros pour l'article ?

La ligne éditoriale semble d'ailleurs de plus en plus s'éloigner des professionnels en activité pour devenir une simple page d'expression de diverses organisations comme le CIF, la FNESI, le CEFIEC, l'ONI, … sans recul et sans analyse.

Là encore, ce n'est ni bien ni mal, c'est comme ça. C'est toujours ça. Mais ça va pas plus loin que ça.

mickaelm

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#59

justement

"Il serait plus judicieux de trouver des solutions aux problèmes liés à l'encadrement, tant pour les IDE débordés que les étudiants délaissés" et donc cela est de la responsabilité de ? des cadres
quant à la maltraitance en général, cela déborde largement du champ de compétences infirmières.
concernant cet article, ce n'est pas tant sur le fond que sur la forme que cela pose pb. On ne peut pas utiliser n'importe quel support photo car celle-ci est totalement intégrée à l'esprit du sujet...quand on décide par exemple de prendre une photo où l'on voit un doigt pointer un sourire lorsqu'il s'agit de traiter du fait que l'ONI survive après un amendement rejeté, le choix éditorial est très clair, ou alors c'est une erreur d'amateur, ce qui, lorsque l'on voit la multitude de sujets traités est peu probable. lorsque l'on choisit de faire un article sur la position du CIF sur certains sujets, alors que cet organisme ne représente rien si ce n'est quelques personnes, sans mentionner justement cette limite dans la pertinence de l'avis c'est aussi un choix éditorial.
lorsque l'on veut traiter d'un sujet comme celui traité ici, il faut y apporter le relativisme nécessaire : le pourcentage d'ESI concerné est-il supérieur à celui que l'on rencontre dans les autres professions? tous les ESI qui se disent malmenés le sont-ils tous objectivement ou s'agit-il uniquement du ressentis? quelle est la fiabilité des études de la FNESI, si elles peuvent donner certains résultats elles restent cependant faites par des professionnels en devenir....je suis désolé si je choque certaines personnes, mais la recherche demande des connaissances qui soient liées à des apports méthodologiques et aussi à de l'expérience pratique.
et ceci est aussi vrai pour le journalisme.

estebanos

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#58

Soyons constructifs

Pour une fois je suis d'accord avec moutarde, les chiffres, les statistiques, on leurs fait dire ce que l'on veut et je connais peu d'enquêtes menées sur l'intégralité des concernés. Mais bon certains réclament des chiffres et des stat.
Mais les témoignages, on doit en tenir compte à moins de les les mettre tous en doutes ou les nier, et ce, même s'ils émanent seulement d'une partie des concernés, question d'éthique. On soigne et se mobilise pour des maladies rares, alors pourquoi on laisserai des étudiants en souffrance, combien même ils seraient victimes d'une très faible minorité.
Parce que la lutte contre la maltraitance, dans tous les domaines, doit être un combat total et permanent.
Il faut raison garder et avancer dans le bon sens.
L'article n'est peut être pas une thèse exemplaire, mais il ne mérite pas les foudres de certains, car il a le mérite de vouloir défendre la cause des victimes d'injustices. Il appartient seulement aux IFSI et à l'ARS de juger de l'inaptitude d'un étudiant à devenir un IDE. Les formateurs forment, les professionnels encadrent, les commissions décident, chacun doit rester à sa place et ce n'est hélas pas toujours le cas.
Il serait plus judicieux de trouver des solutions aux problèmes liés à l'encadrement, tant pour les IDE débordés que les étudiants délaissés. Et ce n'est pas de la psy à 2 € que de dire qu' une personne maltraitante est souvent elle même en souffrance.

execho

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#57

ce n'est pas...

facile ,les études d'infirmière,donc.Et les méchantes,les exaspérées doucement quand même.Un étudiant c'est une personne.Conflit de génération,de valeurs?En tout cas,je n'aime pas cet article,ni la photo,ni la lecture des posts,car il me manque toute la fin des phrases sur mon ordi.Si vous croyez que c'est facile.svp,écrivez dans mon écran!

Teisseire

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#56

En résumé.

"un bon article n'est pas un truc formaté où chaque mot est pesé et trempé dans le politiquement correct, mais un machin qui dérange, même s'il force le trait et manque apparemment d'objectivité"

Ca ça s'appelle une caricature. Et c'est bien ce qu'on reproche à cet écrit.

Utilisateur supprimé

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#55

Mise au point

"Maltraitance, harcèlement, humiliation… D'après une enquête de la FNESI, 12 % des étudiants peuvent témoigner de cas de suicides dans leur IFSI, et 7 % ont pensé à mettre fin à leurs jours durant leur formation".

Les chiffres en question s’appuient sur une enquête diffusée auprès de 3522 étudiants du 17 novembre au 12 décembre 2014.

Le nombre L1/L2/3 des ESI est d’environ 95000 à cette période.

Après, on pense ce qu’on veut des méthodes des sondages, des échantillonnages, des méthodes de calculs et de leur fiabilité... ou pas !

On a souvent eu des surprises...

mickaelm

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#54

CIMGBEBG

.c'est quoi le CIMGBEBG?
un regroupement représentatif et légitime pour donner son avis puisqu'il s'agit du Collectif Infirmier Mangeur de Galette Bretonne et Buveur de Guiness.

donc sérieusement, la question qui se pose est celle-ci:

ce site est-il un site journalistique avec un grand J, avec une ligne éditoriale fondée sur la valeur première est d'informer après avoir vérifié et étayé, ou est-il un faire valoir ou une tribune pour les idées de certains?

mickaelm

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#53

tout dépend

de ce que l'on attend. Dino parle du fait que cela permet de débattre. Le problème est de savoir de quoi....la maltraitance, est comme l'ont dit certains, punissable juridiquement, ce qui contrairement à ce que pense d'autre est la seule voie à suivre puisque la loi est la réalité commune puisque socle sociétal.
le pb des ESI maltraités est d'abord le pb de ceux qui ont pour mission la formation des ESI, en premier lieu les IFSI. Vouloir faire une sorte de pseudo débat la dessus est inadapté. Qui que nous soyons en tant qu'IDE sur le terrain, n'avons aucun pouvoir la dessus. La seule responsabilité que nous avons est de le faire correctement lorsque nous avons en charge un ou une ESI. La question des compétences pédagogiques en est une autre, être un ou une bonne IDE, ne fait pas de facto un ou une bonne prof.
maintenant sur le volet journalistique, ce site est l'un des seuls qui soit riche en infos et donc avec une puissance médiatique non négligeable, cela, à mon avis lui donne aussi des responsabilités.
Lorsque l'on traite ce sujet ou d'autres bien plus problématiques, il est de mon devoir, selon moi d'avoir une approche journalistique et de ne pas seulement donner la possibilité à certains d'avoir une tribune.
journaliste ce n'est pas infirmier, il s'agit donc aussi de donner des faits objectifs et de ne pas consciemment taire certaines infos juste parce qu’elles nous permettent de justifier nos idées :
Faire un article sur l'Avis du CIF comme ci celui-ci était représentatif et légitime est une erreur ou une malhonnêteté. Dans ce type d'article, le journaliste se doit de donner des chiffres pour que les lecteurs puissent avoir une idée objective pour ensuite pouvoir se faire sa propre idée.
sinon moi demain je fait un article avec comme titre :
«le CIMGBEBG», se positionne sur l'ordre infirmier, le sidiief, l'IPA, les ESI, etc...

estebanos

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#52

Mise au point

La fenêtre étant restée ouverte (Il n'y a que les cons qui ne change ...) je reviens pour défendre une réalité.
1: Je cite l'article: "Fort heureusement, l'ensemble de la communauté inf.. ne participe pas à l'humiliation des étudiants".
Comment peut-on argumenter que l'article est à charge des IDE, certain ne savent donc pas lire un texte dans son intégralité ?
2: L'article s'appui sur une enquête menée durant un an par la FNESI chiffres à la clef! Ceux qui les cherchent les ont sous leurs yeux.
3: Qui peut imaginer que l'article utilise le mot tuer au sens propre et que les ESI sont physiquement cognés? Là faut pas prendre le titre et la photo au premier degré!
4: Qui à écrit: Vous devez,..ça nous est du? Personne! L'article R 4311-15 du CSP est en effet un texte de loi,qui par définition existe pour protéger les citoyens et impose des devoirs, libre à chacun de le respecter ou pas en assumant les conséquences.
5: L'article s'appui sur des témoignages mais un témoignage n'est pas une pensée de l'auteur qui les cite. On n'accuse pas à tort!
6: Les étudiants maltraités n'ont qu'a... Bah Yaka alors!(Ça me fait penser à certain propos sur la maltraitance des femmes.)
7:Un débat nécessite des arguments et une rigueur dans le vocabulaire, sinon c'est de la polémique de caniveau.
8: Il ne faut pas confondre humour et sarcasmes, critiques et animosité.
9: J'ai toujours raison! ( NDLR: C'est de l'humour.)

dino

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#51

Le petit doigt sur la couture du pantalon ?

...juste pour dire qu'un bon article n'est pas un truc formaté où chaque mot est pesé et trempé dans le politiquement correct, mais un machin qui dérange, même s'il force le trait et manque apparemment d'objectivité. Après, bien sûr, il s'agit de donner la parole à tout le monde et de laisser la place à d'autres articles qui proposent des points de vue différents.
Mais, pitié, n'essayons pas de ménager la chèvre, le chou et tout le reste car on va vite sombrer dans le consensus mou, totalement inintéressant.

Motarde de DIJON

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#50

Haro sur les journalistes...!!!

Ma mère bossait dans un quotidien régional. Je la voyais certains soirs rédiger un article pour le lendemain en soupesant chaque mot, en tricotant et re-tricotant avec moult précautions certaines tournures de phrases jusque tard dans la nuit.

Au matin, conférence de rédaction au cours de laquelle chaque journaliste proposait sa production et commentait celle de ses collègues. Et ça discutait et discutait sans fin… En clôture, le rédacteur en chef disait ça ça passe, ça au rebut !

Le (la) journaliste n’est pas seul (e), c’est un travail collectif parce qu’un journal est un produit, une marchandise pas comme les autres mais qui doit se vendre…

L’auteur (e) d’un article ne décide pas de la photo (éventuelle) qui accompagne son article.

Dès la parution, certains élus locaux ou lecteurs lambda téléphonaient au journal en exigeant de parler au Directeur de la publication parce que tel ou tel article ne leur convenait pas : ‘’Et je me désabonne’’… ‘’Et vous allez entendre parler de moi’’… etc… etc…

C’est pourquoi, les commentaires de Moutarde me font doucement poiler sous les bras… Voici ses propos : ‘’Pas de recherche, pas de sources, pas de lien de causalité’’. D’autres comme Loulic demandent des chiffres, des statistiques… Pfff… ! Comme si les ESI allaient toutes déclarer les emmerdements qu’on leur fait. Non, elles ferment leur gueule et rentrent chez elles en chialant. Parce que porter plainte devant ‘’la justice de la République’’ comme le suggère Moutarde est un parcours de combattant… Pas simple …

Bon, maintenant qu’est-ce qu’elle veut notre chère amie Motarde ? Qu’on pende les journalistes ?

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#49

Psychologie de comptoir

La construction (titre, photo, vocabulaire) est polémique et totalement à charge.

Pas de recherche, pas de sources référencées, pas de lien de causalité…etc. Rien !

Cet article est juste un éditorial qui reflète la seule position du site à savoir, les pauvres ESI brutalisés par de méchantes infirmières frustrées et avides de pouvoir.

Et loulic a eu une réponse extrêmement pertinente expliquant la ligne éditoriale d’infirmiers.com à prendre systématiquement la défense de ces pôvres ESI, envers et contre tous les IDE.

De fait, il n’y a pas de débat mais juste un droit de réponse légitime face à des accusations qui si pour certaines peuvent possiblement être avérées ne font pas généralité comme le suggère l’auteure et remettent donc en question le fondement même de cet écrit relevant du pathos.

Maintenant, on ne saurait le rappeler comme ne le fait pas infirmiers.com que les ESI humiliés, harcelés, maltraités, torturés, voire assassinés car poussés au suicide… peuvent porter plainte devant la justice de la république et mettre leur IFSI face à leurs insuffisances. Des associations d'aide aux victimes peuvent aussi être sollicitées.

Par ailleurs, les ESI qui veulent à l’unisson nous imposer l’interprétation des textes, c’est assez marrant.

Possiblement, ces articles répétitifs et exclusivement à charge peuvent sur le terrain être totalement contreproductif par rapport à l’encadrement qui n’est pas une obligation légale.

mickaelm

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#48

ouaip...

"Nous partions d'un article qui s'intéressait à la condition des ESI en stage dans les services (les sévices?). Cet article posait une question de fond"

justement non, car il s'agit de certains ESI, dans certains terrain de stage....
Nous ne répondrons pas à cette problématique car il existe déjà ce qu'il faut pour la régler : L'IFSI a en charge la formation qu'il assume donc ses rôles pleinement. Ce qui concerne l'encadrement concerne les cadres ifsi et terrain.
maintenant la question est de savoir s'il est pertinent de faire de tels articles qui donnent une vision fausse de la situation globale. Pour ma part non, comme c'Est le cas pour les articles qui traitent par exemple du CIF ou de toute autre association, organisation ou institution qui a comme seule particularité d'être marginal et pas du tout représentative de la réalité.

Motarde de DIJON

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#47

Dans le vocable ''débattre'' il y a ... battre...

C'est un peu lacanien, mais...

Nous changeons de registre, voilà que maintenant nous discutons de ce qu'est un débat et ce qui n'en est pas.

Nous partions d'un article qui s'intéressait à la condition des ESI en stage dans les services (les sévices?). Cet article posait une question de fond.

A présent nous nous écartons du sujet pour nous focaliser sur l'étymologie du mot ''débat'' et sur la pertinence de l'article publié par infirmiers.com...

Chacun fait part de son appréciation... Il y a les ''pour'', il y a les ''contre''. Le mérite de cet article tant décrié est qu'il traite d'un sujet peut-être marginal mais qui est une réalité.

Oui, l'accueil des ESI dans les services est important. Oui, l'encadrement des ESI dans les services est important. Oui, il arrive parfois que le comportement de certaines IDE à l'égard des ESI est maladroit.

Ne faisons pas comme si ça n'existait pas. C'est probablement rare, anodin aux yeux de certains, mais c'est un fait indéniable!

loulic

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#46

des bas.

Ouais, je sais ça fais un peu lacan.

Bref il n'y a pas de débat, si j'arrive dans une soirée et que je traite tout le monde de gros cons, ça va provoquer des réactions.

Si je dis sur le forum des ESI qu'ils sont tous nuls et qu'avant c'était mieux, ça va provoquer de réactions.


Ca ne fait pas un débat pour autant.

C'est sûr qu'avec ce titre digne de la pire presse de caniveau et l'absence absolue de recul, on allait avoir des réactions.

Mais des réactions, ça n'est pas un débat.


On aurait un débat si :
- on avait des chiffres
- on parlait des causes et conséquences
- on faisait aire chose de la psy de bistrot appliquée aux IDE


Et surtout s'il y avait un échange qui ne se limite pas à "vous devez, c'est la loi, ça nous est du".

dino

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#45

Le doigt où ça fait mal, semble-t-il...

Un débat, une suite de réactions, un échange de scuds... je constate que ça fait des remous et que les gens s'expriment, ce qui est déjà une bonne chose.

loulic

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#44

Débat ?

Quel débat ?

Il n'y a pas de débat, juste une mise en accusation qui revient régulièrement sur ce site, sans que les "journalistes" ne cherchent à approfondir quoi que ce soit.

c'est le même article qui revient maintenant tous les 15 jours.

Pas d'arguments, pas de chiffres, pas d'études.

augusta

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#43

Excellent!....excellent?....

Excellent je ne crois vraiment pas.
Au contraire, je pense que c'est parce que cet article est mauvais qu'il suscite autant de réaction.

Il y a parfois d'excellents articles ici d'ailleurs qui ne suscitent que peu de commentaire.

Je ne suis pas sûre que l'excellence engendre obligatoirement le débat.

Motarde de DIJON

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#42

Zut, que fait l'Ordre des z'infs futurs?

Perso, je trouve cet article d'infirmiers.com excellent et je ne suis pas payé pour le dire. Même pas en tablettes de chocolat...

Dino le résume bien:

''Certains pourront dire ce qu'ils veulent, mais je trouve qu'un article provoquant autant de commentaires ne peut être qu'excellent. Car il a atteint son objectif : entamer le débat''.

Alors débattons, sans invectives. Discutons de tous les sujets, de manière apaisée... Purée de bordel de m....

binoute1

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#41

faire de qq cas un généralité ?

Durant mes études j'ai eu un stage de m...., le lieu était connu de tous les élèves; et chacun priait que ne pas que ça lui tombe sur la g...

L'ifsi n'a jamais rien fait , car manquait de lieu de stage; jusqu'à ce q'un mari de parturiente prote plainte, (la vrai plainte) et que les RH mettent le nez dans cette affaire.
Tous les stages sont-ils des lieux de sévices ?

Durant mes études, j'ai aussi eu des stages géniaux, des encadrants fabuleux. Ceux à qui je voulais ressembler.
Tous les stages sont-ils des paradis sur terre ?

Dans les 2 cas il faut savoir prendre du recul.

Dans ma vie pro, j'ai eu une expérience qui a failli très mal finir, dois pour autant dire que tous les médecins sont des sadiques en puissance ?

Comme il a déjà été dit, oui il y a des stages qui se passent mal, voire très mal,
mais sur quelle proportion par rapport aux nombres total d'étudiants en France et au nombre total de stage chaque année ?

Le tout premier commentaire dit "Penser que tous les professionnels de santé sont des personnes respectables est un mythe." : mais dans la même veine, penser que tous les stages ou tous les soignants sont des cons est un mythe.

Et à partir du moment où l'article peut être mal compris, ne faudrait-il pas se poser de question sur la forme de la rédaction ?

loulic

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#40

hum hum hum

ce qui fait réagir ce n'est pas le fond, il n'y en a pas ici.

Le sujet n'est qu'effleuré.

Ce qui fait réagir c'est le ton provocateur, l'absence de contrepoint, et la mise en accusation de toute la profession. C'est aussi la nullité de "l'article".

Ce qui fait réagir c'est le choix du vocabulaire, du titre, de l'illustration.

Crisper les ESI vs les IDE, c'est pas un débat.

dino

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#39

Hum...

Certains pourront dire ce qu'ils veulent, mais je trouve qu'un article provoquant autant de commentaires ne peut être qu'excellent. Car il a atteint son objectif : entamer le débat.

eusèbe

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#38

Compliqué

Ce n’est pas une vue de l’esprit de dire que le travail d’infirmier est de plus en plus difficile : il faut faire vite, et ne pas se tromper. Si l’on veut transmettre son savoir et ses valeurs, cela demande un savoir-faire pédagogique et du temps qui s’ajoute aux tâches quotidiennes : on peut comprendre que cela en rebute un certain nombre.

D’autre part, ce n’est pas un cliché de dire que le monde du travail n’est pas un milieu facile : s’y intégrer, en tant qu’apprenant, et surtout jeune novice, peut se révéler extrêmement compliqué, surtout quand il y a des enjeux inconnus et complexes.

Mais de là à laisser supposer que ce soit la guerre n’est pas objectif, et met à mal les efforts qui sont faits par des équipes et des établissements qui ont développé une approche et un encadrement sérieux des étudiants : dommage !

Quant à l’obligation ou non d’encadrer, c’est comme tout, quand on ne veut pas ou quand on ne s’en sent pas capable, à quoi bon vouloir à tout prix imposer, d’ailleurs cela me rappelle autre chose, mais ça, c’est une autre histoire…

loulic

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#37

Pas de jugement ?

"Et la personne qui n'a rien à se reprocher ne devrait pas se sentir attaquée ni concernée."

Ben voyons ! Les innocents n'ont rien à se reprocher.

Donc on doit accepter comme argent comptant cet article sans en discuter parce que tel est ton bon vouloir.

Et après tu viens nous faire la morale.

Motarde de DIJON

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#36

Pour la paix des braves...

Estebanos a raison! N'en déplaise à Moutarde...

L'article R.4311-15 du CSP pose les principes suivants:

"Selon le secteur d'activité où il exerce, y compris dans le cadre des réseaux de soins, et en fonction des besoins de santé identifiés, l'infirmier ou l'infirmière propose des actions, les organise ou y participe dans les domaines suivants :

1° Formation initiale et formation continue du personnel infirmier, des personnels qui l'assistent et éventuellement d'autres personnels de santé ;

2° Encadrement des stagiaires en formation"...

Voilà une obligation légale. Alors cessons ces polémiques.

Augusta réclame à juste titre, l'intervention d'un Docteur en philosophie infirmière, Christophe Pacific, pour pacifier ce monde infirmier en perpétuelle confrontation.

Une question: que pense Résilience de tout ça?

Lyxs

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#35

Il fallait en parler!

Un souvenir de stage : je devais faire la vaisselle de toute l'équipe lors de la pause. 10 min de manger, et le reste de la pause à la vaisselle.
Quand j'ai vu que mon collègue ESI masculin n'avait pas à lever le petit doigt, j'ai re-soulevé le sujet. On m'a fermé mon caquet.
Alors j'ai fini par trouver la parade ultime : je ne mangeais plus.
7h sans manger, mais tant pis, je ne suis pas bonniche, merci mesdames.
Et maintenant, j'aime bien faire pleurer les étudiants... avec des rapports de stage élogieux. Quand le boulot est bien fait, faut le dire! (Et quand ça n'est pas bon aussi, c'est la vie.)

augusta

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#34

En mode sérieux....

Ce que je n'aime pas dans cet article:

- d'un certain nombre d'exemples (qu'il ne faut pas nier certes), on tente de faire une généralité.
- des raccourcis gros comme le Mont-Blanc. Exemple: "IDE et ESI....chacun soucieux de soigner et d'exercer. Finalement, un rien les sépare": un morceau de papier!
Oh que non!!!!! Jamais durant mes études je n'ai pu penser que ce qui me séparait des infirmières était un "morceau de papier". Comment mettre sur le même plan une professionnelle et quelqu'un en passe de le devenir?

Autre raccourci gros comme le Mont-Blanc: les propos (forts pertinents d'ailleurs) d'un professionnel qui explique que le mal-être des ESI pourrait être du à la différence entre le soin imaginé et la réalité deviennent......"une pseudo-initiation".
Quel est le rapport s'il vous plait? On part d'une explication rationnelle pour arriver à une "initiation"????

Infirmier.com propose la plupart du temps d'excellents articles (bon...surtout lorsqu'ils sont signés Christophe Pacific...c'est mon kiff j'y peux rien lol).
Mais celui-ci est mauvais.... puisque tout parait un peu nébuleux, intro...développement superficiel avec raccourcis et conclusion qui ouvre sur la sans surprise note positive.

Utilisateur supprimé

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#33

Vexé !

Pas le dernier à vouloir partir par la porte
(et revenir par la fenêtre ?).

Le must c'est d'avoir un degré "ZERO" d'humour parce que augusta et execho (oui oui tu lis bien...) sont plutôt maternantes.

estebanos

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#32

Ca dégénère

La photo n'est peut être pas de bon goût mais véhicule une symbolique et n'est pas une illustration en terme de journalisme!
Les deux derniers messages ne grandissent pas leurs auteurs et desservent plutôt leur cause en apportant la preuve de ce que peuvent vivre les étudiants entre leurs mains, ce qui confirme la part de vérité qu'il y a dans cet article.
Merci pour la démonstration.
Ceci n'est pas un jugement mais un constat pour ceux qui ne verrait pas la nuance.
Je quitte ce forum définitivement avant qu'il ne devienne un grand déballage de mal être, de vieilles rengaines et d'agressions stériles.
L'article ne fait pas un procès d'intention de la profession, mais soulève la problématiques de comportements individuels. Et la personne qui n'a rien à se reprocher ne devrait pas se sentir attaquée ni concernée.

augusta

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#31

Ah ces stagiaires....

Photo too much et pas très adaptée au sujet effectivement. Le symbole a ses limites.
Execho a raison!!
Virez donc le stagiaire qui a trouvé la photo sans valider son stage et avant dites-lui bien qu'il est nul et qu'il n'est pas fait pour le journalisme LOL

Et ensuite, faites écrire Christophe Pacific.....(pour ma culture perso!!!).

execho

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#30

respect?

c'est quoi ce manque de respect:les infirmiers sont des assassins de jeunes élèves,et d'ailleurs pour les faire réagir on met une photo bien crash;c'est Voici en pire.C'est comme la photo des serres noires sur fond catastrophique,va falloir attendre que ça disparaisse,virez donc le stagiaire qui trouve les photos,c'est nul!

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#29

On peut pas, on fait pas.

Ce n’est pas une question d’interprétation mais de compréhension. Il n’y a pas d’obligation.

Par contre, laisser 1 ESI seul et livré à lui même pour des actes qu’il ne maitrise pas ou dont l’IDE ne connaît pas le niveau de maîtrise est une faute professionnelle grave qui engage sa responsabilité civile (ou celle de l’employeur) voire pénale.

Par ailleurs, l’ESI n’a pas à faire de soins sans en référer à l’IDE. Et sa responsabilité est aussi engagée le cas échéant.

Donc si tel est le cas, je ne prends pas de stagiaire et/ou je réfère à ma hiérarchie que je ne suis pas capacité de le faire.

estebanos

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#28

Question d'interprétation

@moutarde,
Sans faire de polémique et sans histoire d'égo pour savoir qui aura le dernier mot, je pense que les textes tu les connais mais ton interprétation n'est pas la mienne. Encadrer, ce n'est pas former, ce qui ressort du travail des formateur, mais consiste à poser un cadre. Si tu demandes à un étudiant de suivre les AS ou de faire du travail perso ou de ne rien faire, tu poses un cadre, donc tu l'encadres sans le savoir, bien ou mal, c'est une autre histoire et le manque de temps peut le justifier. Par contre si tu l'ignore et le laisses livré à lui même sans consignes, ce qui revient à ne pas l'encadrer, qu'il est en première année et fait une connerie, tu en seras responsable devant la justice, ne t'en déplaise même si cela peut sembler injuste.
Alors ne te mets pas en péril. Perso je ne prendrai pas ce risque.

Souphie

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#27

Racolage

Titre racoleur, photo d'un goût plus que douteux et complètement inadaptée, à l'image du journalisme d'aujourd'hui...

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#26

Rien n'est simple

Pas savoir : Je ne me rappelle pas avoir eu un apprentissage spécifique à l’encadrement.
Par contre la nouvelle réforme avait pour objectif ce volet + la mise en place de maîtres, référents, tuteurs de stage, non ?

Ne pas pouvoir : Le droit d’alerte ou de retrait n’est pas forcément légitime. Disons qu’on fait notre job (soins médico-délégués +/- rôle propre + administratif+++
Ce qui ne laisse du temps pour rien d’autre. Et encore une fois, c’est tellement vrai qu’il y a des structures qui refusent les ESI.

Ne pas vouloir : Non ce n’est pas une obligation légale et tant que tu ne me donnes pas les textes, tu peux persister autant que tu veux… ça ne changera rien. Ce n’est pas une question d’avoir le dernier mot.

Personne ne peut obliger à encadrer. Possiblement en cas d’impossibilité (surcharge de travail, vacataire, intérimaire…etc) l’ESI ira faire des démarches de soins en attendant que la cadre prenne les dispositions qu’il faut.
Personnellement, je ne mettrais pas mon DE en jeu pour encadre alors que je n'ai pas les moyens de le faire.

loulic

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#25

Ben, yaka alors.

Quel malheur que le monde ne soit pas constitué que de gens comme toi, estebanos.

Yaka, après tout.

C'est marrant parce que justement dans ton premier message tu dénonçais la toute puissance, le jugement, … et blabla.

Faites ce que je dis, et pas ce que je fais.

estebanos

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#24

Trop facile.

L'infirmière peut ne pas vouloir, ne pas savoir, ne pas pouvoir?
Non elle ne peut pas ne pas savoir, l'encadrement faisant parti de son référentiel de compétence. Ne pas pouvoir? Pour cela elle doit exercer son droit de retrait et le justifier. Ne pas vouloir? Si elle est seule IDE dans le service avec un étudiant présent et ce par validation du cadre, elle doit l'encadrer, c'est une obligation légale. L'obligation est fonction de la situation et de l'établissement et si dans certain cas la notion d'obligation n'a pas lieu d'être, dans d'autres je persiste à dire que cela peut être une obligation légale. C'est pour cela que je renvois le problème aux cadres du service qui est à même d’apprécier la situation.
Non, moutarde, je ne te donne pas raison. Mais je te laisse répondre car je sens bien que pour toi c'est important d'avoir le dernier mot.
Je n'ai rien contre toi à titre personnel, c'était plaisant de débattre et je respecte tes idées même si je défends les miennes.
Les infirmiers manquent de temps pour encadrer, tu as raison mais les étudiants n'en sont pas responsables. Ne mélangeons pas tout, n'est ce pas? mais c'est vrai qu'il y a un lien. Et pour être rigoureux, ne confondez pas la logorrhée avec la rhétorique, ce n'est pas la même chose.
Tchao et sans rancunes. On partage la même planète et on va quand même pas tomber dans le piège de se faire la guerre (virtuelle).

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#23

Pas comme mais, pas à la place non plus...

Moi je n'affirme rien contrairement à ce truc et à certains commentaires gnangnan...

Rien que le titre et l'introduction sans oublier la photo...

"Comment tuer un(e) futur(e) infirmier(e) ?"

"Si les stages en soins infirmiers sont communément considérés comme pratiques, formateurs et professionnalisants (dans le meilleur des mondes),

la réalité est toute autre. Bien loin de cet idéal. Trop loin. A dire vrai, et en toute objectivité, il serait plus juste de parler de violence, d'humiliation et de maltraitance pour décrire ce que subissent dans les services la plupart des étudiants, nos futurs soignants..."

Le reste est du même tonneau avec des références du point de vue du vocabulaire choisi à des représentations de scènes de guerre (un peu comme ton coupe gorge...).

Au départ, une affirmation péremptoire mais fausse de l'obligation légale qui serait faite à 1 IDE d'encadrer 1 ESI. Il a fallu longtemps pour entendre raison.

Je pense que beaucoup d'IDE se sentiront insulté(e)s par la généralisation de ces accusations mensongères.

Et peut-être encore moins auront envie d'encadrer.

Motarde de DIJON

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#22

Faut penser comme Moutarde dit...

@ Moutarde

‘’Le procès à charge des IDE dans leur ensemble est régulièrement fait dans cette tribune’’ comme vous l’affirmez sentencieusement. Je vous cite…

Qui a parlé de l’ensemble des IDE ? Veuillez, s’il vous plaît, relire l’article avec attention et objectivité.

L’article énumère des cas isolés. Ce genre de mésaventure arrive hélas dans certains services hospitaliers ! Ce n’est pas une fiction. (Hospitalier - définition : lieu où l’on est accueilli, traité avec générosité).

Est-il faux de prétendre que certaines IDE malmènent quelques stagiaires au prétexte qu’elles se croient ‘’sachantes’’ et qu’elles considèrent que l’étudiante en IFSI est, par essence, complètement débile ?

Admettez que certains lieux de stage (pas tous) sont des coupe-gorge.

Je vous cite encore : ‘’L’empathie à toutes les sauces… on en a raz le bol’’… Dans votre esprit, l’empathie serait donc un mot vulgaire ?

Vos commentaires sont rigides, sans nuances, sans souplesse. Le même procédé qu’emploie l’Ordre des Infirmiers que pourtant vous combattez…

Teisseire

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#21

Généralisation?

"nfirmier et étudiant. Tous deux au contact des patients, chacun soucieux de soigner et d'exercer. Finalement, un rien les sépare. Si ce n'est... un morceau de papier et tout le pouvoir qui lui est concédé. "

Ouais, avec en plus, de l’expérience, des connaissances, un positionnement différent et d'autres responsabilités. A part ça....

"demandez vous pourquoi est-ce que ça vous touche autant si vous êtes de bons formateurs?"
Simple, quand on voit le ton de l'article, quand on essaye d'être un peu attentifs aux ESI, de les encadrer correctement, de faire des efforts, ba se prendre un truc comme ça, ça donne juste envie de ne plus faire d'effort.

Je suis un peu entre 2 âges, pas assez vieux pour être un ancien IDE et plus assez jeune pour être un jeune DE; je pense avoir gardé un souvenir plutôt vivace de mes années d'études. Oui il y a des aigries, oui il y a des étudiants maltraités. Et il y en a aussi qui se ressentent tel quel à la moindre remise en question. Bref c'est facile d'accuser quand on a pas la version de la partie opposée.

Pour reprendre vos stats approximatives, au juste il y a quel pourcentage de gens qui quittent les études après un stage qui s'est mal passé? Dans ma promo c'était infime, et pourtant on a tous nos histoires à raconter.

Pour conclure, je ne nie pas que certains lieux de stages sont horribles, mais l'article présente ça comme une majorité. Alors que c'est pas vrai.

Ah et pour en rire, mais en cherchant sur le net "les qualités du soldat", on tombe pas sur la rigueur...

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#20

Pas une affaire personnelle.

Je vois que estebanos a retrouvé le chemin de la raison et qu’il me donne raison. L’encadrement d’un ESI par 1 IDE n’est pas une obligation légale.

Mais en effet, la structure représentée par le cadre du service en collaboration avec l’IFSI doit se donner les moyens d’un encadrement performant et bienveillant. Cela dit, je connais un certain nombre de services et de structures qui refusent tout simplement des ESI et ce, à la demande des IDE.

L’IDE qui n’est pas obligé(e) donc, peut ne pas vouloir, ne pas savoir ou ne pas pouvoir être en mesure d’encadrer 1 ESI et je pense en particulier à sa charge de travail et à ses responsabilités vis à vis des patients.


Enfin, pour répondre au reste de ta « logorrhée », j’ai quelques années de diplôme et de pratique qui valent bien les tiennes dans les domaines sus cités mais je n’ai jamais constaté personnellement ce qui est relaté dans cet « article» sans vrai fondement étayé.

estebanos

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#19

Faut pas en faire une affaire perso

Moutarde semble faire de ce débat une affaire personnelle. Si elle ne veux pas encadrer, c'est son droit, mais qu'elle n'en fasse pas toute une histoire et s'occupe de ses affaires.
Si en effet elle n'est pas personnellement obligée au sens strict du droit d'encadrer, il n'en demeure pas moins que l'encadrement d'un étudiant sur le lieu de stage est une obligation légale et cela concerne le cadre. Alors qu'elle règle son problème avec le cadre et non avec ses collègues ou les étudiants?
On ne peut reprocher aux jeunes de vouloir faire évoluer les mentalités.
J'ai un age qui m'a permis de vivre d'autres expériences professionnelles, j'ai été formé et j'ai formé dans d'autres domaines, sport et entreprises, et ce que j'ai pu voir en service ne ressemble en rien à ce que j'ai pu constater dans d'autres domaines en terme d'intensité et de redondance.
Je n'ai pas besoin de m'appuyer sur des statistiques, mon sens de l'observation suffit.
J'ajouterai qu'il suffit d'une ou deux personnes pour déstabiliser, voir détruire un étudiant, même si le reste de l'équipe n'est pas dans cette dynamique.
Et le silence de certain peut être interprété comme une caution au comportement odieux d'une minorité.
Je ne mélange pas, je fais des liens et constate que la rigueur tant loué par certain les aveugle et réduit à néant leur capacité de discernement qui est aussi indispensable dans cette profession. Un IDE n'est pas un soldat. La rigueur comme seule valeur conduit à un comportement parfois stupide, surtout si cela est associé à des valeurs critiquables. Il existe des formations en arthérapie pour compenser cela et ouvrir son esprit.
Je suis le premier à penser que la rigueur est indispensable, surtout dans certains services, mais sur un forum, cela marque une étroitesse d'esprit.
Je n'ai plus rien à rajouter et en ce qui me concerne je pense en avoir assez dit et laisse la parole aux autres.

matis_jchy

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#18

ridicule

Sérieuy je suis diplômé etc et certaines de vos réactions en qualité de diplômés également me laisse perpkexe...j accepte entièrement cette adticle parcequ'il est vrai. Et j'ai vu pire de la part de certaines collègues. Si vous vous sentez outrez par cette réalité, demandez vous pourquoi est-ce que ça vous touche autant si vous êtes de bons formateurs? Indigndz vous plutôt de la pratique de certains de vos collègues...un ESI reste une personne à former, certains sont plus motivés que d'autres certes mais ou est passé cet amour pour notre discipline qui nous pousse à adorer la transmettre à nos futures collègues. Un ESI est un ESI, il doit apprendre. Mais pas comme certains voient l'apprentisage

loulic

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#17

racolage

Article putassier au vocabulaire malvenu et aux comparaisons odieuses.


C'est le même article qui passe en boucle depuis plusieurs années, avec toujours la même trame :
- point de vue unilatéral
- victimisation à outrance et ton de pleureuse
- psychologie de bistro
- bipolarisation et manichéisme : les pauvres ESI innocents par essence, et les IDE méchantes par vocation.
- stéréotypes et à priori débiles

Et surtout aucun chiffre, aucune stat. "la plupart" ??? Merde c'est quoi la plupart ? C'est qui ? C'est combien ? Ca vient d'où ?

Par rapport aux autres formations, c'est plus, c'est moins ? Par rapport au reste de la population générale ?

Comment on peut signer un tel article sans honte ? Où est le journalisme ?

C'est sûr que c'est moins fatiguant de pondre ce genre de torchon plutôt que de réaliser des enquêtes longues et fastidieuses qui demanderait à se documenter un minimum.

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#16

Reflexion, oui...

@ estebanos

Le procès à charge des IDE dans leur ensemble est régulièrement fait dans cette tribune.

Chaque individu et donc chaque étudiant a le droit à une protection contre le harcèlement sous toutes ses formes, pas seulement à l’IFSI… Les valeurs citées supra sont universelles et concernent donc aussi les universitaires, les étudiants en école de commerce, ceux de sciences po et autres IEP.

L’empathie à toutes les sauces, utilisée n’importe comment, dans n’importe quel contexte, par n’importe qui, on en a raz le bol.

Les devoirs des IDE mais la négation de leurs droits, c’est la peste et le choléra de notre profession.

Tu peux continuer à broder autant que tu veux mais, aucun des articles que tu cites n’affirme l’obligation qui est faite à 1 IDE d’encadrer 1 ESI.

Et tu mélanges allègrement les notions d’encadrement, de bienveillance et de maltraitance… de même que tes camarades.

La profession d’infirmière demande de la rigueur dont intellectuelle.

Va falloir clarifier tes idées.

[…Et fort heureusement,…] On aurait peut-être pu commencer par là.

estebanos

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#15

Poussons la réflexion pour avancer.

Cette article pointe du doigt une réalité sans intention de faire le procès de la profession. Il ne concerne pas tous les professionnels mais dénonce l'attitude de certaines personnes injustifiable dans cette profession qui nécessite empathie et humanité, ne comparez pas l'IFSI à une école de commerce ou à science PO. Il y a des valeurs à défendre dans ce métier.
En réponse aux personnes qui doutent de leur devoir, je les invite à relire le code de la santé publique, article R 4311-1, R 4311-15 et R 4311-31.
L'attitude qui consiste à critiquer l'autre systématiquement de façon négative et à le rabaisser en permanence est une technique utilisée par les personnes incompétente pour garder l'ascendant sur l'autre.
Le respect, l'autorité naturelle et le considération s'acquièrent en montrant l'exemple et par la capacité à expliquer simplement les choses complexes.
La sagesse du maître lui fait accepter que son élève puisse un jour atteindre son niveau de compétence, voir le dépasser, ce qui pour lui sera une satisfaction personnel dans la mesure où il est celui qui aura permis à une personne de s'élever et à l'humanité de progresser.
Si des IDE ne veulent pas encadrer, cela peut se comprendre et ils n'ont qu'a laisser les étudiants en paix, quant a ceux qui veulent jouer les profs tyranniques, je les renvois à une citation d' Albert Einstein " C'est le rôle essentiel du professeur d'éveiller la joie de travailler et de connaitre" .
Et fort heureusement, dans cette profession il y a des personnes formidables et exemplaires qui généralement font l'unanimité chez les étudiants.

eusèbe

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#14

Très exagéré.

Déjà le titre de l'article, dans le contexte actuel, est plutôt malvenu.

Terrains de stage = champs de bataille ?

mickaelm

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#13

relativisme

certes ces situations existent....comme elles ont toujours existé, comme c'est le cas dans toutes les professions.

ce que soulève moutarde initialement c'est que faire croire que cette réalité est majoritaire est une contre-vérité, ce sur quoi je l'appuie totalement.

je rappelle "aux jeunes" que le harcèlement est puni par la loi et que vos enseignants sont les premiers concernés : c'est à eux de gérer cela. Vous avez des ennuis sur le terrain de stage, et bien contactez votre prof, qui est cadre de santé et il se mettra en relation avec le cadre de l'unité et si cela n'est pas suffisant il y a le directeur de l'ifsi, si c'Est toujours pas suffisant, il me semble me rappeler que lorsque j'étais délégué de promo, lors des conseils d'IFSI, il y avait un représentant de la drass, qui est un acteur incontournable dans la gestion des stages, faites lui en part.
mais faire des articles comme celui-ci en voulant "napalmisé", la majorité des diplômés qui sont sur le terrain, c'est un peu vite oublier qu'ils sont passés par là aussi....
quand bien même il y aurait des dizaines de cas, je vous rappelle que l'on est 600000...

matis_jchy

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#12

Article tristement vrai...

Je trouve cet article très perinent...après tout ce sont les étudiants qui s'expriment sur certaines situations de stage et je trouve que certains sont encore gentils pour décrire l'encadrement de certains pro de la santé. J'en ai vu des étzdiants pleurer, se faire descendrent pour rien, ne pas oser prendre position sous prétexte que l'infirmier ou l'infirmière aine rappeler "que ça fait 30 ans que je suis dans les soins". Les soins avancent, les techniques aussi. C'est louable d'être depuis 30 ans dans les soins et dans la même unité. Ce qui est encore plus louable c'est de ne pas rester bloqué sur les anciennes pratiquent et se mettre à jours.

Oui le terme "vieille conne" qualifie bien certaines de mes collègues quabd un stagiaire arrive. Frustration, pouvoir, super une nouvelle personne sur qui cracher pendant la pause. Je suis dans le milieu et ce genre de pratique me dégoutera toujours. Je rappel que la bienveillance et l'empathie sont deux valeurs clés de la profession. Souvent oublié quand il y a un étudiant par certains et certaines. Le but c'est la meilleure prise en soins possible du patient. Cette prise en soins passe par la bonne formation des stagiaires qui sont la relève de demain. Les dégouter et les rendre aigri nuira forcément à une bonne prise en soins future du patient. Certains et certaines oublient le but même de la discipline infirmière: le soin apporté au patient.

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#11

CSP.... ter

[...le CSP cite les "droits" des patients et les "devoirs" des infirmières....

après à défaut d'être "obligée" légalement... avant de songer à ne pas former un étudiant, il faut bien penser que d'autre l'on fait pour vous également. Un peu comme vous apprendre à vous torcher quoi...]

La question n'est pas là. Elle est précise et demande une réponse qui l'est tout autant de même que polie et respectueuse.

cevace

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#10

csp bis

le CSP cite les "droits" des patients et les "devoirs" des infirmières....

après à défaut d'être "obligée" légalement... avant de songer à ne pas former un étudiant, il faut bien penser que d'autre l'on fait pour vous également. Un peu comme vous apprendre à vous torcher quoi...

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#9

CSP....

Je lis "propose, organise ou participe"
mais pas de référence à une quelconque obligation légale dans ces règles professionnelles que je pense connaître assez bien.

cevace

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#8

CSP....

Article R4311-15
Selon le secteur d'activité où il exerce, y compris dans le cadre des réseaux de soins, et en fonction des besoins de santé identifiés, l'infirmier ou l'infirmière propose des actions, les organise ou y participe dans les domaines suivants :

1° Formation initiale et formation continue du personnel infirmier, des personnels qui l'assistent et éventuellement d'autres personnels de santé ;

2° Encadrement des stagiaires en formation ;
[...]

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#7

@Meggi et estebanos,

merci de nous citer (citer, mentionner la référence de l’article ou en faire un copié-collé) les sources légales exactes qui stipulent que l’infirmière est dans l’obligation légale d’encadrer 1 ESI.

Et on en discute après.

delphineb

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#6

Photo inadaptée

Merci de ne pas comparer les femmes victimes de violences conjugales aux esi "maltraités" en stage ...!!

Je ne veux pas minimiser la souffrance de certains étudiants mais il ne faut pas comparer des choses incomparables !! Un peu de respect

Alanaa

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#5

Merci

Merci pour cet article, tristement vrai. Les mots sont fort, tout comme la douleur qu'éprouve certains étudiants. À lire certains commentaires on dirait que cet article est dans l'abus. Malheureusement ce n'est pas le cas, et il serait bon que certains professionnels en prennent conscience. Pour avoir été étudiante (il y a peu de temps) écouter mes camarades et pour l'avoir subi je vous assure que cette triste réalité concerne de nombreux étudiant(e)s infirmier(e)s, et je pense qu'il est nécessaire d'être fort(e) pour réaliser ces études sans baisser les bras.Fort heureusement, il a encore des professionnels bienveillants, aimant transmettre leurs savoirs et leurs compétences, malgré leurs soucis extérieurs et leur charge de travail. Mais pour des raisons qui m'échappent certaines personnes font vivre aux étudiants ce qui les a fait souffrir. Quelques soignants y éprouvent même du plaisir. Oui j'ai conscience qu'il n'est pas toujours évident d'avoir un étudiant à charge, que certains ont des lacunes. Mais ce n'est pas une raison, pour en faire votre souffre-douleur et devenir maltraitant. Il me semble que dès notre arrivée à l'ifsi, nous savons que l'encadrement des stagiaires constitut une de nos compétences professionnelles. N'oubliez pas que vous formez vos futurs collègues, voir futurs soignants. Chers professionnels, n'oubliez pas que vous êtes passé par les mêmes chemins, ayez un peu d'empathie, et n'oubliez pas de vous remettre en question.

Meggi

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#4

Précision

Pour information oui estebanos a raison pour ce qui est que l'IDE est dans l'obligation d'encadrer les étudiants. Nos sources ? Le code de la santé publique. C'est la première chose que l'on étudie en formation les textes qui régissent notre profession ...

L'article est peut être un trash mais il est vrai que certaines IDE ou AS menent la vie dure aux etudiants sans aucun prétexte et certains étudiants doivent repasser leur DE pour un simple stage SUI aurait pu très bien se passer avec d'autres professionnels...

quentinpey

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#3

une honte cet article!

Franchement je trouve cet article beaucoup trop ciblé sur la terreur!

Je suis même surpris de trouver un tel papier sur un site aussi sérieux!

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#2

TOP la photo !

Et heureusement que ce sujet existe parce que c’est tous les 15 jours maintenant. Et exclusivement à charge…

Avec un champ lexical apocalyptique :

Comment tuer 1 ESI, une expérience effroyable... dépression, burn-out, vocation tuée dans l’œuf, souffre douleur, humiliation,

Et le postulat établi, c’est que l’IDE reproduit ce qu’il/elle a subi genre psychologie  Closer (idiote complexée).

Sinon, les abandons c’est dans beaucoup de cursus d’études supérieures et toutes causes confondue et 1 étudiant / 6 a eu des pensées suicidaires (2010).

Par ailleurs, le suicide est la 2ème cause de mortalité chez les 15/24 ans.

Cela serait donc bien de prendre un peu de hauteur dans les articles et les références qui servent à les construire...

« L'encadrement fait parti du référentiel de compétence de l'IDE et est une obligation légale. » Peux tu nous donner tes sources e estebanos STP ?

estebanos

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#1

Tout est dit!

Malveillance va très souvent de paire avec incompétence. L'encadrement fait parti du référentiel de compétence de l'IDE et est une obligation légale. Transmettre un savoir demande de le maîtriser et ne peut se faire correctement que dans un cadre bienveillant autour du partage.
Sinon c'est du formatage et cela n'a rien à voir avec la formation.
Et il n'y a pas que les étudiants qui en sont victimes, mais aussi les patients car souvent ces professionnels ont le même système de fonctionnement avec les malades et sont dans le jugement permanent et la toute puissance.
Les professionnels de santé qui agissent ainsi n'ont aucunes excuses et devrait changer de métier, car très souvent ils le vivent mal eux même, où alors c'est qu'ils sont sadiques et c'est encore pire.
Heureusement ce n'est pas le cas de tous et beaucoup font ce métier avec sérieux, humanité et professionnalisme.
Toutes personnes peut être confronté à la fatigue, à l'énervement et au stress, cela pouvant induire un comportement déplacé et mal perçu, mais ce qui différencie une bonne personne d'une mauvaise, c'est sa capacité à s'excuser et se remettre en question.
Penser que tous les professionnels de santé sont des personnes respectables est un mythe.