FNESI

Démocratiser l'accès au concours infirmier ?

Cet article fait partie du dossier:

Formation en ifsi

    Suivant

Interrogée sur la possibilité donnée aux candidats non bacheliers de passer le concours infirmier après une épreuve de présélection, la Fédération nationale des étudiants en soins infirmiers (Fnesi) donne son point de vue, prônant l'ouverture sur le sujet et, au-delà, questionne la forme du concours, sa nécessité, et les quotas d’entrée dans les IFSI.

panneaux orientation

Pour la Fnesi, promouvoir ce type de concours revient à encourager l’accession aux concours à des personnes déjà implantées dans le bassin de vie.

En mettant en avant l’épreuve de présélection au concours d’entrée en Institut de formation en Soins infirmiers, l’Agence régionale de Santé de Haute-Normandie soulève la question de l’organisation de la sélectivité à l’entrée des études en soins infirmiers. Cette épreuve, organisée chaque année par toutes les ARS car prévue par l’arrêté du 31 juillet 2009 relatif au Diplôme d’Etat d’Infirmier(e), détermine les aptitudes de candidats non bacheliers et ayant déjà travaillé auparavant à passer le concours d’entrée en institut de formation en soins infirmiers.

Tout comme le concours en lui-même, cette épreuve de présélection constitue un frein à l’accès aux études en soins infirmiers. La Fédération nationale des étudiants en Soins infirmiers (FNESI), adhérente à la Fédération des Associations Générales Etudiantes (FAGE), prône la démocratisation de l’enseignement supérieur, et donc la suppression de toute forme de sélectivité à l’entrée des études au profit d’une orientation active, tout au long du parcours de l’étudiant.

Les études en soins infirmiers ont la spécificité de comporter un certain nombre d’étudiants non bacheliers. Si la FNESI soutient la position d’une intégration totale de la formation en soins infirmiers à l’Université, elle n’en oublie pas pour autant ces étudiants pour qui l’Université reste accessible par l’obtention du Diplôme d’Accès aux Etudes Universitaire (DAEU). Cette épreuve est donc en totale inadéquation avec l’intégration universitaire croissante de notre formation.

Promouvoir ce type de concours revient à encourager l’accession aux concours à des personnes déjà implantées dans le bassin de vie. Conscient que le système de concours favorise une grande mobilité des étudiants alors même que le maillage territorial devrait permettre l’accessibilité des études sur le bassin de vie de l’étudiant, les pouvoirs publics, via l’ARS, promeuvent un concours destiné à des personnes qui resteront avec une plus grande certitude sur le territoire.

Dans son enquête sur l’insertion professionnelle des jeunes infirmier(e)s au printemps dernier, la FNESI pointait déjà que Les régions ayant la totale liberté sur l’organisation des formations sanitaires et sociales créent un biais dans la répartition des instituts de formations par leur vision géo-centrée. Les décisions, basées sur des politiques régionales de croissance territoriale ne mettent pas en exergue les besoins réels de démographie paramédicale.

Plus que la question d’un accès aux études en soins infirmiers pour les non bacheIiers, il est aujourd’hui nécessaire de questionner la forme du concours, sa nécessité, et les quotas d’entrée dans les IFSI.

Lisa CANN Vice-Présidente en charge de la Communication et des relations Presse  lisa.cann@fnesi.org

Note de la rédaction

Cet article "Le concours infirmier accessible aux non bacheliers en Haute-Normandie" publié le 30 octobre dernier sur Infirmiers.com et auquel répond aujourd'hui la Fnesi a suscité de nombreuses consultations mais aussi réactions, notamment sur les réseaux sociaux. Nous vous invitons à lire les commentaires... et à commenter à votre tour... 

FNESI en congrès à Nantes

La Fnesi en congrès à Nantes du 20 au 23 novembre 2014

Le Congrès National est né en même temps que la FNESI, il y a quatorze ans. Depuis, ce sont 200 étudiants, élus et responsables associatifs qui se retrouvent chaque année afin d'échanger, débattre et se former. Cette quatorzième édition est organisée par AMNESIC, association des étudiants infirmiers de l'IFSI de Rezé, et se déroulera à Nantes. Cette année le thème du congrès est  L’engagement étudiant : le pouvoir d’agir au quotidien. Quant au sujet de la table ronde "politique" du vendredi 21, il s'intéressera à Gouvernance et représentation étudiante, la nécessité d’une réforme pour répondre aux besoins de la formation.

Voir le teaser du Congrès national de la Fnesi

Retour au sommaire du dossier Formation en ifsi

Publicité

Commentaires (7)

eliane28

Avatar de l'utilisateur

6 commentaires

#7

Profession intellectuellement sous dèveloppéel

Non, j'ai honte, nous avons déjà + de 20% de non bachelier, avec deux concours différents, cela suffit pour soit disant des études supérieures et de niveau licence . Un cadre SF m'a dit récemment, le problème dans votre profession, c'est qu'il n'y a aucun niveau d'entrée, tout le monde y rendre, tout le monde en ressort. Ce cadre en avait après une ESI de 3 ème année ex auxiliaire de vie puis AS pendant 3 ans qui ne comprenait pas la différence entre le NACLà 10 % et le NACL à 20% avec de graves carences en calcul. Comment voulez vous que le corps médical nous respecte avec un tel niveau. Les IFSI recrutent déjà chez pôle emploi, c'est à croire que l'on veut dégoûter les bacheliers. La FNESI devrait réfléchir si elle souhaite que la profession régresse à un niveau V. Les non bacheliers auront du travail et l'état les paiera en catégorie C. Malheureux est de constater que nous avons dans notre profession de pauvres esprits remplis d'innocence probablement eux aussi en réinsertion.

Utilisateur supprimé

Avatar de l'utilisateur

494 commentaires

#6

Démocratie vs lobbying

[•••Comment la FNESI peut prétendre représenter des infirmiers en ayant une idée pareils?•••]

La FNESI n'est ni plus ni moins qu'un lobbie qui réunit une poignée d'activistes.

Elle peut prétendre ce qu'elle veut mais en tout cas ne représente pas la majorité des ESI souvent très éloignés de leur idéologie tapageuse et, encore moins les IDE.

La filière et les patients subiront dans quelques années les conséquences de leurs néfastes positions.

Onestpasdespigeons

Avatar de l'utilisateur

1 commentaires

#5

Non mais allo?!

Comment la FNESI peut prétendre représenter des infirmiers en ayant une idée pareils?

C'est une atteinte à la reconnaissance de notre diplôme et au niveau de compétence exigé par la profession.

N'oubliez pas qu'il s'agit de la santé et donc de la vie des patients. Le niveau de responsabilité est considérable.

Le BAC apprends au lycéen à argumenter ses idées et lui donne les bases en sciences humaines, scientifiques et économiques. Trois années de formations infirmières ne peuvent pas compenser ces apprentissages. C'est déjà à peine suffisant pour former correctement des infirmiers.

Restez à votre place et ne prenez pas parole au nom de la profession, vous nous seriez néfaste.

elhombredelamancha

Avatar de l'utilisateur

64 commentaires

#4

le bout du bout du bout

Tout comme le concours en lui-même, cette épreuve de présélection constitue un frein à l’accès aux études en soins infirmiers. La (FNESI) prône la démocratisation de l’enseignement supérieur, et donc la suppression de toute forme de sélectivité à l’entrée des études au profit d’une orientation active

.....pitoyable......

augusta

Avatar de l'utilisateur

72 commentaires

#3

N'importe quoi....encore une fois....

Et pourquoi laisser un concours d'ailleurs?
Ouvrons donc les portes.....à tout le monde, bachelier ou non.
Laissons les 15 ou 32 possibilités de valider les épreuves.
Laissons les épreuves de type de QCM.
Laissons les soins techniques non évalués en stage.
Et espérons ne jamais être malade....

mykolechoco

Avatar de l'utilisateur

2 commentaires

#2

????????? il y a d autres priorités non?????

Revoir les quotas oui!!!
L accès aux non bacheliers non!!!
On est en catégorie A oui ou non??

execho

Avatar de l'utilisateur

188 commentaires

#1

c'est incompréhensible comme déclaration,ou c'est moi?

la même chose