ESI

"Il faut panser et repenser notre formation"

Cet article fait partie du dossier:

Formation en ifsi

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Une étude menée par la Fédération nationale des étudiants en soins infirmiers (FNESI) auprès de 14 000 étudiants issus de 18 régions métropolitaine et outre-mer alarme sur leur état de santé physique et mentale. La moitié d'entre eux estiment que leur état de santé s’est dégradé depuis leur entrée en formation et 75% d'entre eux évoquent un état d'épuisement physique. Infirmiers.com revient sur le détail des chiffres avancés, représentatifs d'une situation très proccupante, comme l'a explicité ce matin le président de la Fnesi Clément Gautier dans la matinale de France Inter

Infirmière dépression triste

Une enquête édifiante, voire très inquiétante, qui devrait pousser les pouvoirs publics à envisager très sérieusement une amélioration notable des conditions de formation. Il en va de la bonne santé de la profession infirmière de demain.

Le questionnaire de la Fnesi, composé de 44 questions, portait sur plusieurs points cruciaux répartis en quatre thèmes : la situation de l'étudiant, ses finances, sa santé et son vécu lors de sa formation. Les résultats obtenus dressent un tabeau inquiétant de la situation des ESI. Stress, dépression, sentiment de mal-être, mauvaise santé physique les poussent parfois à remettre en cause leur formation, à envisager de renoncer ou pire, à des tentatives de suicide. Une situation alarmante à plus d'un titre, à laquelle la Fnesi entend apporter sinon des solutions, du moins des pistes concrètes. 

De manière globale, des comportements à risque émergent chez 31,5% des ESI depuis leur entrée en formation, qu'il s'agisse de conduite en état d'ivresse, de rapports sexuels non protégés ou de consommation d'alcool et/ou de drogue. 

Santé physique et morale : un tableau peu reluisant Sur le plan de la santé physique pour commencer, les résultats de l’enquête sont préoccupants, relève la Fnesi et mettent en avant une dégradation de la santé physique des ESI. Ils/elles sont 50,6%  à estimer qu’elle s’est dégradée depuis leur entrée en formation. Ce chiffre atteint même les 60% chez les étudiant.e.s en 3e année. De plus, 18,8% des ESI se déclarent en mauvaise voire très mauvaise...

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Commentaires (5)

eusèbe

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499 commentaires

#5

40 ans

Il y a 40 ans : CROUS, cité U., R.U. et restaurant du CH accessible avec des tickets de resto U., etc...

loulic

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259 commentaires

#4

Égale à elle meme.

La fnesi toujours à côté de ses sabots.

Sondage qui n'apporte rien ( tant de % "estiment" devoir travailler ?). Et toujours ce fantasme de l'univertiarisation.

En 2009 la fnesi se félicitait largement de la fabuleuse réforme des études. Aujourd'hui ils veulent nous ramener dans le giron de la fac de médecine. Génial.

Avec la fnesi on est sauvé. Si déjà ils informaient correctement les esi ... il y a 20 ans on avait déjà accès aux services du crous.

ruppert_aurelie

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5 commentaires

#3

N'importe quoi

Les professionnels de terrain font tout pour essayer de former de "bons" futurs collègues. Mais voilà ente l'ESI qui vient avec ses certitudes, l'autre qui nous balancent qu'on est des PANSEUSES alors qu'eux sont des PENSEURS, la cruche qui nous parle du Québec à longueur de journée, celle qui ne fout rien, celle qui est tout le temps en retard, et celle qui nous tutoie dès la première seconde. On fait tout pour les aider, les former. Mais faut rien leur dire, ça pleure, ça crie, ça hurle au harcèlement et quand elle loupe totalement leur soin, c'est toujours de notre faute.
Vraiment le jour où on sera méchante avec les ESI elles vont vraiment pleurer pour de vrai !!!!

binoute1

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597 commentaires

#2

les services du CROUS

sont accessibles aux étudiants depuis bien longtemps : il y a 2 ans je logeais en cité U et mangeait au RU pendant mes études d'inf. Je n'étais pas là seule, ni la dernière.

Mais si on répète à l'envi aux étudiants que cela n'est pas possible, alors ils le croient, et le FNESI colporte cette idée.
La même fnesi qui racontait il y a encore 3 ans aux étudiants qu'ils DEVAIENT souscrire une RCP.
Avec des représentants pareils, les ESI sont sauvés...

drag59

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1 commentaires

#1

Mon experience

Je me reconnais totalement dans cet article. Je suis alle jusqu'en 3 eme annee. J'avais meme mes 150 ects. "Plus que 30 ects et je serai diplome" je me disais tous les matins en me levant. Mais Voilà mon stage pre-professionnel s'est tres mal passe. Je l'ai passe dans un service tres technique: l'hemodialyse. La bas j'ai ete rabaisse plus bas que terre. On arretait pas de me dire qu'on me voyait pas "infirmier" car j'etais pas assez rapide, que je m'investissais pas assez dans mon stage alors que je faisais que ca. J'ai essayer d'etre le plus curieux du monde, je posais tout plein de questions mais voila ca ne plaisait pas a l'equipe soignante. J'ai pris enormement sur moi durant les premieres semaine jusqu'au jour ou je n'as pas reussi a me lever un matin. Je me suis mis a pleurer sans pouvoir m'arreter. Je suis aller voir mon medecin qui m'a mis en arret durant 2 semaine car je souffrais d'un syndrome anxieux. Mais je pensais que ses deux semaines auraient ete benefique pour remonter la pente mais au contraire je me suis enfonce jusqu'à me couper de ma famille et de mes amis. Moi qui voulait tant faire ce metier, j'ai prefere tout arrete car je ne pouvais plus affronter le regard des soignants de ce service. Quand j'ai demande de l'aide a ma referente pedagogique. Elle m'a dit " c'est rien si vous echouez a ce stage, vous aurez le stage de rattrapage du mois d'octobre" En gros moi ce que j'ai plutot entendu " c'est de votre faute tout ca et vous irez au stage de rattrapage pour la peine" Moi qui me voyais diplome au mois de juillet c'etait loupe. En plus, j'etais dans une situation precaire avec le peu de bourse que je percevais 350€ et 120€ de renumeration de stage pour exactement le meme boulot mais avec le stress en plus, je me suis dit trop c'est trop. Avec un enorme pincement au coeur, j'ai demissionne car je n'aurais plus le courage ni la motivation de continuer. Aujourd'hui je suis AS en Ehpad et pour rien au monde je voudrais reprendre mes etudes.