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ESI WAY : AES, qu’en pensent les étudiants infirmiers ?

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L’accident d’exposition au sang (AES) et aux liquides biologiques est un risque professionnel majeur pour les professionnels de santé et les étudiants en soins infirmiers. Les AES peuvent être responsables de la transmission de maladies infectieuses comme le VIH (sida), le VHB (hépatite B) et le VHC (hépatite C). Les ESI connaissent-ils les risques liés aux AES ? Sont-ils suffisamment sensibilisés en cours ou en stage ? Ont-ils déjà eu un AES ? Ont-ils assisté à un AES ? Nous avons posé ces questions à des étudiants en deuxième année à l’IFSI Tenon AP-HP (Paris). Réactions en images

Si vous ne parvenez pas à voir la vidéo, veuillez cliquer sur ce lien.

Les infirmiers sont les principaux touchés par les accidents d’exposition au sang 1 (AES). Ils seraient pourtant évitables dans la plupart des cas si les recommandations de bonnes pratiques et autres mesures de sécurité étaient appliquées. Quelles sont les précautions à prendre pour éviter un AES ? Le port de gans et être attentif à ses objets coupants et tranchants selon Arno, jeter les produits contaminés dans un DASRI ajoute Elise.

Sensibilisation et situation d’AES

En cours, les étudiants de l’IFSI Tenon sont sensibilisés aux AES par l’organisation de travaux dirigés (TD) à caractère obligatoire, indique Soukaina. En stage, Arno se souvient de la présence d’affiches dans les postes de soins : AES : les démarches à suivre.

Si les étudiants interrogés n’ont pas été directement victimes d’accidents d’exposition au sang pendant leur stage, certains ont en revanche assisté à une situation durant laquelle un/une IDE a eu un AES : En voulant m’aider, mon tuteur a reçu du sang d’un patient que j’étais en train de prélever. Ses mains étaient pleines de sang et il a tenu les procédures, raconte Camille. Lucas quant à lui a assisté à une situation plus fâcheuse...

Moi je fais comme ça, mais toi, tu ne fais pas comme ça !

Face à la mauvaise pratique de certains professionnels, la plupart des étudiants interviewés ne se permettent pas de corriger leur tuteur. La phrase typique que tous les étudiants connaissent c’est :’moi je fais comme ça mais toi, tu ne fais pas comme ça’, répète Soukaina.  Sa camarade de promotion, Nathalie craint de son côté les conséquences d’une remarque à l’égard d’un professionnel. Elise s’inquiète quant à elle d’un éventuel mauvais mimétisme.

Comment réagiraient les étudiants s’ils étaient victimes d’un AES ? Si une grosse quantité de sang me vient dessus, je déclarerai l’incident mais si je me pique avec une aiguille stérile, je ne pense pas faire une déclaration d’AES, confesse Lucas.

Des solutions imaginées par les étudiants pour limiter les AES

Une journée ou deux de formation dans les établissements de santé pour sensibiliser encore plus les professionnels, recommande Arno. Des séances avec des retours d’expérience. Des personnes qui ont déjà été exposées, qui ont eu la frayeur de leur vie. Peut-être que ça va remuer un petit peu les soignants, préconise enfin Chabha.

N’hésitez pas à commenter cet article afin d’enrichir le sujet et d’ouvrir le débat.

Note

  1. Un accident avec exposition au sang (AES) est défini comme tout contact percutané (piqûre, coupure), sur muqueuses (oeil, bouche) ou sur peau lésée (eczéma, coupure antérieure) avec du sang ou un liquide biologique contenant du sang.
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Journaliste infirmiers.com ines.kheireddine@infirmiers.com  @Ineskheireddine

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