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ESI

"Faites ce qui vous rend heureuse"... je l'ai fait !

Cet article fait partie du dossier:

Formation en ifsi

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En avril dernier, l'étudiant en soins infirmiers Molom déchaînait les passions en adressant une Lettre à son futur métier... Fin août, Camille, une jeune infirmière marquait également les esprits avec un article coup de poing intitulé "Le poids du silence". Aujourd'hui une jeune fille témoigne à son tour de sa première année en Ifsi à l'issue de laquelle elle a tombé la blouse... à jamais... Ecoutons-la.

infirmière réflexion tristesse

Comment une jeune étudiante en soins infirmiers minée par la désespérance va abandonner sa formation en fin de 1er année

18 ans durant, j'ai toujours rêvé d'être infirmière. Prendre soin de personnes qui en ont besoin était pour moi une vocation. En 2013, je passe mon bac et la même année le concours d'entrée en Ifsi. Je suis sur liste complémentaire puis finalement admise. Quelle bonheur ce jour-là ! La fierté sur le visage de mes parents est pour moi la plus belle récompense. Je démarre alors une nouvelle vie :  appartement seule loin de mes parents, ville inconnue, nouvelles connaissances... Les débuts sont difficiles mais je m'accroche car je vis enfin mon rêve !

A l'heure du premier stage...

Arrive le premier stage, par chance dans la ville de mes parents. Je retourne donc chez eux pendant cinq semaines. Mon stage se déroule en médecine générale. Là-bas, je découvre ce qu'est un hôpital. Je pensais voir des infirmières attentives aussi bien envers les patients qu'envers les étudiants. Je n'ai vu que des infirmières pensant à enchaîner les soins jusqu'à la pause café, puis jusqu'à la pause de midi et enfin jusqu'à la relève ! La plupart d'entre elles me méprisaient, moi la petite-etudiante-de-premiere-annee-premier-stage qui ne savait rien faire. Désolée de ne pas avoir appris le métier avant même d'avoir commencé mon premier stage ! Je n'avais alors que des bases théoriques et un cours sur la réfection des lits. Tout au long de ce stage, je n'ai entendu quasiment que des remarques blessantes sur mon travail, ou sur moi même. J'ai finis par avoir l'habitude de m'enfermer dans les toilettes trois fois par jour pour pleurer, pour un peu lâcher prise avant de retourner obéir aux ordres que l'on me donnait sans rien dire car il fallait être la stagiaire parfaite... Chaque soir je rentrais chez mes parents et je finissais par pleurer. J'étais à bout de nerfs. Je me remettais sans cesse en question, mais j'ai tout de même terminé mon stage. Un bilan de stage correct, mais rempli sans moi. Peu importe... j'avais enfin fini et c'était les vacances de Noël !

La plupart des infirmières me méprisaient, moi la "petite-etudiante-de-premiere-annee-premier-stage" qui ne savait rien faire

Une expérience en chasse une autre...

Quel soulagement ! Vacances, fêtes, révisions, partiels, résultats. J'obtiens tous mes ECTS du premier semestre. Je suis fière de moi et mes parents aussi. Petit à petit arrive le mois de mars et donc le nouveau stage : 10 semaines en EHPAD. Le stage en général se passe bien, mis à part que les professionnels m'ont fait faire une MSP même si cela n'existe plus ! Mais je m'en suis plutôt bien sortie. L'entente avec les infirmières est bonne et, lors du bilan de mi-stage, tout le monde est très content de moi. La fin du stage arrive, je vais récupérer mon bilan de stage (encore une fois complété sans moi malgré ma demande de le remplir en ma présence) et là, quelle surprise ! Un bilan catastrophique, presque que des compétences non acquises, un commentaire méchant et qui ne correspond pas du tout au déroulement de mon stage et à ce qu'on m'en avait dit. Je demande des explications mais tout ce qu'on me répond c'est que ce n'est pas si catastrophique... Après tout je ne suis qu'en première année c'est normal !
A ce moment là j'étais à bout, pourquoi autant d'efforts pour rien ! Je me suis remise en question sans cesse, j'ai essayé de m'adapter au lieu de stage, j'ai demandé à mes tuteurs s'il y avait des problèmes et on m'a toujours dit que tout allait très bien alors c'est l'incompréhension totale.

Niveau théorie j'ai validé tous mes partiels mais mon deuxième stage ne le sera pas. Ma mère s'inquiète de me voir pleurer tous les jours. Je fais donc un stage de rattrapage en psychiatrie. J'y découvre un service génial qui me plaît énormément, une équipe dans l'ensemble assez gentille malgré une ou deux exceptions. J'obtiens un bilan de stage très satisfaisant. J'ai réussi à acquérir pas mal de compétences. Mais malheureusement ce stage n'aura pas réussi à me redonner goût à la formation. 

Parfois il vaut mieux savoir arrêter, ce n'est pas une marque de faiblesse, au contraire...

Tomber la blouse...

J'ai décidé de suspendre la formation, peut être la reprendrai-je un jour qui sait... Ce système, ce fonctionnement, ce manque de professionnalisme de la part de certains soignants (car rappelons le, participer à la formation des ESI fait partie du rôle propre des infirmiers) auront réussi à m'écarter de ce que je pensais être ma vocation.

Aujourd'hui je suis déçue de ne pas avoir réussi à passer au delà de tout ceci, mais parfois il vaut mieux savoir arrêter, ce n'est pas une marque de faiblesse au contraire.  Ma situation n'est pas unique malheureusement, elle fait ressortir les problèmes du fonctionnement de la formation ainsi que l'attitude de certains professionnels envers les étudiants. Malgré tout, je voudrai dire merci à ces exceptions, cette infirmière qui m'a dit me comprendre car elle était exactement comme moi à ses débuts, ces patients à qui j'ai tendu la main et qui en retour ont su me montrer leur humanité, ceux qui m'ont souri, caressé le bras, qui m'ont dit que j'étais douce, que j'étais faite pour ce métier, qui m'ont complimenté, qui ont parfois pleuré devant moi, qui m'ont montré leur confiance en moi. A ces patients qui ont vu que parfois mon stage était difficile et ont essayé de me réconforter. A cette patiente, ancienne infirmière, qui m'a dit "faites ce qui vous rend heureuse", aux professionnels qui ont su m'aider et m'apprendre car il y en a tout de même eu, je dis merci. Merci pour votre aide, votre humanité, votre soutien, donné parfois inconsciemment, mais qui m'a aidé. Les moment vécus avec chaque patient sont pour moi des moments magnifiques, ce métier est un des plus beaux du monde, je ne doute pas de lui mais plutôt des moyens mis en oeuvre pour aider les étudiants à arriver au bout de leur trois années d'étude. Aujourd'hui je me reconstruis petit à petit, mais je n'oublierai jamais cette année qui m'aura tout de même fait vivre des moments magnifiques, notamment avec les patients. Je n'oublie rien et surtout pas le "faites ce qui vous rend heureuse" et je m'y active.

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Inscrite à présent pour une licence de sciences de la vie afin de travailler dans les laboratoires d'analyse médicales ce qui va lui permettre de rester dans le domaine de la santé

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Commentaires (37)

camkehr

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#37

Camille, également étudiante

Je suis pareillement en première année de formation en IFSI. Ce n'est pas tout à fait les mêmes raisons qui me poussent à valider cette unique année et demander mon diplôme d'aide-soignante à la fin.

Je suis d'accord que le système d'enseignement est à revoir. En tout cas, il ne m'a pas plu du tout... J'avais un système de cours sur plateforme pour les matières les plus importantes (anatomie, biologie, pharmacologie), des cours en amphi (les power-point étaient à chaque fois mis en ligne, résultat on n'avait pas le temps de prendre des notes pendant le cours et ça chahutait constamment car l'attention n'était pas retenue), les sujets de TD étaient rabachés, etc..... Bref une formation que je ne trouve pas du tout attirante, pas du tout formatrice en terme d'autonomie, je suis incroyablement déçue d'avoir fait un concours et envié une formation qui est loin d'être super. Je préférais la fac.

Mon premier stage s'est vraiment bien passé, malgré ce que mes collègues disaient (tableau noir du traitement des personnes âgées en EHPAD), j'ai vu tout le contraire, des personnes impliquées, restreintes financièrement mais qui faisaient au mieux avec les moyens du bord, des résidents contents malgré des grincheux (comme partout, même moi des fois ^^).
Cette plutôt, au départ, une belle approche du milieu soignant qui m'a montré que le métier d'AS correspondait plus à mes attentes, et me permettrait d'avoir une grande proximité avec les personnes.

Ma décision est ferme, je préfère être davantage dans le relationnel, même si je dois "exclure" de mon champ de compétences les soins très techniques et les multiples responsabilités infirmières. À l'avenir, je vais avoir une vie de famille très chargée (mari agriculteur, nous désirons avoir une grande famille).

mickael44

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#36

re

desolé pour la faute enorme "Je suis en reconversion ET c'est vrai ... "

mickael44

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#35

futur ESI

bonjour je serai ESI 15/18 et je consulte ce type d'articles car il faut être bien conscient de ce qui nous attend. Je suis en reconversion est c'est vrai que je mise beaucoup sur cette nouvelle orientation. Etre au courant des multiples difficultés est très important, voir OBLIGATOIRE pour arriver bien préparé psychologiquement en stage.

Ma phrase préférée sur toutes les reactions est la premiere; de Mathilde02 : "Ne passe pas à côté de ce que tu veux pour des gens qui t'ont déjà oubliée."

tytybpie

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#34

Mauvaise expérience

Étudiante en 2 ieme année je comprends ce qu a vécu Camille l ayant moi même vécu ! Cette situation est bien évidemment difficile à gérer dans mon cas je me suis rattachée aux personnes de l'équipe qui m'estimaient surtout aux patients dont je m occupais.
Cependant il ne faut pas généraliser tous les étudiants ne sont pas exemplaires et tous les soignants ne sont pas d horribles dragons.
Je pense qu'il faut tout de même avoir une certaine force de caractère pour arriver au terme de la formation.
Concernant les MSP je vois pas ou est le mal c est une manière d'être évaluée parmi tant d'autres même si entre nous les IDE regardent et évaluent le moindre de nos faits et gestes ce qui me semble tout à fait logique.
En ce qui me concerne ce stage plus ou moins catastrophique m'a donnée la force d'aller au bout pour rien au monde je laisserai ma blouse à cause d une mauvaise expérience, ce qui m'a d'ailleurs valu un excellent bilan de stage!
Je souhaite du courage à tous les ESI ne vous laissez pas abattre ce métier est magique !

SidFraisier

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#33

Et ça continue, encore et encore

Encore un témoignage, malheureusement plein de vérités, sur ce que vivent les ESI en stage.
C'est malheureux de voir que, pour un métier où l'on est censé s'occuper de "l'humanité", certains professionnels en sont complètement dépourvu.
On évoque souvent la maltraitance envers les patients, on pourrait évoquer celle subie par les étudiants....

cathy.robles

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#32

MSP

Si vous voulez faire passer des MSP, OK, mais alors apprenez leur avant comme il faut avec patience même si on a pas toujours le temps pour ça, certains apprennent vite d'autres ils leur faut un peu de temps. A nous aussi de nous adapter à l'élève, il est là pour apprendre et non pas pour être cassé.

moutarde

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#31

Suspens....

La fnesi envisage de mener une réflexion sur l'éthique dans l'encadrement des stagiaires...

Assurément par le petit bout de la lorgnette...

loulic

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#30

Ou ...

… d'Eve (lève toi).

Le mystère reste entier.

moutarde

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#29

Différentes tenue ???

Loulic en tenue d'Adam ???

loulic

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#28

formation

J'aime bien la formation, et j'aime bien former des élèves/étudiants/collègues dans les différentes tenues que je peux porter.

J'aime la formation, c'est très gratifiant, ça demande beaucoup de remise en question et de travail (ne serait ce que pour actualiser ses connaissances et ses méthodes pédagogiques) mais c'est aussi quelque chose de fatiguant, compliqué, et j'aimerai avoir plus de temps à y consacrer.

Tout ce que vous apprenez en théorie n'a qu'un but : être mis en pratique sur le terrain pour bénéficier au patient.

Les mises en situations pratiques sont un des nombreux moyens pour évaluer le niveau d'un étudiant et participer à sa formation.

C'est d'ailleurs un très bon outil, et ça demande beaucoup de temps à l'équipe de l'organiser. C'est beaucoup plus simple de laisser un étudiant médiocre faire son stage tranquillement quitte à lui mettre une note moyenne.

Vous avez la chance (si, si) de bénéficier d'un formation dont le compagnonnage est une des bases.

Faites comme bon vous semble. Un jour vous serez dans un service avec des vrais patients.

Sans filet.

augusta

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#27

IDE et ESI

Un/une IDE, est avant tout un homme/femme, avec tous les traits de personnalité communs aux hommes et aux femmes! Donc il y a des personnes cool, d'autres moins cool. Des rigides, des coinçés, des un peu pervers, des méchants, des gentils, des un peu cons, des pas trop cons....
Il y a aussi des personnes fatiguées, épuisées par la manière dont elles bossent. Des IDE qui en ont marre de devoir, en plus de leur taf s'occuper non pas d'1 mais de 2-3-4 ESI en même temps.

Quand on est IDE, on n'a pas une cape de super-héros.

Mais tu ne parles pas des ESI?
Qu'est-ce qui pourrait faire qu'un soignant parle mal à un ESI?

dr mousse

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#26

c'est mignon....

Et bien si ses réponses sont pleines de bon sens et d'impartialité alors il ne l'a pas montré sur ce forum.
Il a plutôt montré qu'il méprisait les esi, ce que je ne comprend pas.
Je ne dit pas que les msp ne servent a rien, ce n'est pas le fond que je critique mais la forme.
J'ai un peu d’expérience et je sais que la plupart des étudiants ne font pas les fanfarons en stage alors pourquoi leur mettre encore plus de pression?
Ce ne sont pas des professionnels, ils sont la pour apprendre le métier qui leur tiens à cœur.
ils sont obligé de se taire sous peine de ne pas se faire valider le stage, ils n'ont légitimement pas l'expérience d'un ide qui est dans le même service depuis 10 ans,
Ils sont donc en position d'infériorité et je suis certain que certains professionnels profitent de cette situation (pour l'avoir vécu)
Il est déjà assez compliqué pour eux de changer de service et d'équipe comme cela arrive à chaque stage. Beaucoup d'entre eux n'ont pas d’expérience professionnelle en première année et sont payé 100 euros pour 5 semaines de stage.
Tout le monde sait que la théorie c'est bien mais quand on a pas pratiqué "on ne sait pas".
donc je réitère ma question:
qu'est ce qui motive un ide a pourrir un esi???

augusta

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#25

MSP.....

Non, on ne s'en fout pas des réponses de Loulic, qui sont bien souvent pleines de bon sens et d'impartialité.

Ne pas comprendre l'intérêt des Mises en Situation Professionnelle formatives m'étonne.
Comment voulez-vous évaluer la progression d'un ESI si, pour un soin x, vous ne le mettez pas en situation?

La théorie est compliquée...mais dans une certaine mesure...faut pas pousser non plus.
Le plus difficile à mon sens ce sont les stages, parce qu'il faut s'adapter au service, aux personnes, mobiliser ses connaissances (quand y en a), comprendre et apprendre vite!

dr mousse

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#24

ide blasé=réponse pourri

loulic on s'en fou aussi de vos réponses copiées dans la rubrique horoscope d'un mauvais magasin tv.
vous êtes aussi dans la voyances pour prédire l'avenir comme cela?

loulic

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#23

Comble de la fainéantise ...

"ET ARRETONS LES MSP!!! Tous les jours, en stage, nous les réalisons!!Nos études sont universitaires aujourdhui, on a suffisamment la pression hors stage!!!"

Vous irez loin … Peut être pas jusqu'au DE, mais vous irez loin avec de telles justifications.

loulic

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#22

motivation ?

Quel est le degré de motivation d'une étudiante qui s'offusque qu'on lui propose une évaluation clinique de ses pratiques ? Qu'a t'elle compris à la formation et au futur métier.

"Elle vendrait sa mère" ? Cool. On s'en fout …

babou29

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#21

métier humain, mais il faut une confiance en soi pr réussir :)

pour y etre passé, je comprends ça.
comme quelqu'un l'a dit, c'est un métier humain, et je pense aussi que beaucoup l'ont oublié.
NOn on fait pas ce métier que pour gagner notre vie, c'est pr ça forcément! ms aussi pqe on l'aime. car je crois qu'il faut l'aimer ce métier pour l'exercer. malheureusement, avec les années, on oublie.
mais la maturité ça aide aussi à mieux supporter ça, et à passer outre. j'ai fait une pause, de 3 ans! pdt la formation infirmière. j'ai travaillé aidesoignante. c'est ue expérience qui m'a beaucoup aidé, m'a donné beaucoup plus de confiance en moi . et quant j'ai repris, ça s'est beaucoup mieux passé. oui toujours qqs infirmières et meme aidesoignante que je supportai pas, désagréable, méchante, mais beaucoup de rencontre trs sympathique, et je me suis accroché à ça. et maintenant heureuse d'avoir réussi :)

kroman

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#20

et dire que ça a ete aussi etudiant(e)...

Je suis tombé par hasard sur cet article. Et ce que j'ai lue ma renvoyer a ma formation.
Aujourd'hui diplômé je prend ça avec un autre regard.
Je comprend Camille car moi aussi je peux dire que pendant 4 ans et demi je n'ai pas été heureux dans ma formation. Je suis passé par ce qu'elle a vécu sans soutien de la part de mon école. Voir pire je leur dois un an et 8 mois de plus.
J'ai fais le paris d’être heureux après ce calvaire. Certain en font le choix avant. (et encore certain passe au travers des goûtes tant mieux pour eux.) Aujourd'hui je suis un infirmier reconnu par mon équipe entière et apprécié de mes patients.
J'ai été un élève atypique et je reste un infirmier atypique.
Toute ma formation et ce que j'ai vécu ne m'aura donné qu'une seule règle vis a vis de mes élèves, je veux en voir aucun venir dans mon service la boule au vente. Si tu sais pas faire, on t'apprend.
Et surtout au final une fois le diplôme en poche, tu bosse comme tu l'entends. (Et tu peux rendre les baffes)

dr mousse

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#19

quelle motivation ?

C'est quand même étonnant de voir certains commentaires plein de mauvaise foi qui dénoncent la fragilité de certains étudiants pour justifier leur incapacité de prendre en charge un élève qui est prêt a vendre sa mère pour vous satisfaire messieurs dames les "professionnels".
J'aimerai savoir qu'est ce qui motive un(e) ide à pourrir un esi?
- je me suis fait pourrir alors a mon tour!!
- elle ne sait rien faire!!
- elle me fait perdre mon temps!!!
-ras le bol de votre travail??
- etc....

YZAYZA

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#18

hé oui!

Pour avoir vécu la même situation que Camille, je la comprends.
Combien de fois ai-je été offusquée par l'accueil de ces soi-disant soignantes??
Je me pose encore aujourd’hui la question de savoir pourquoi elles sont toujours en service.
La profession d'infirmière est basée sur des valeurs. Ces valeurs sont intrinsèques à nos personnes. Enfin....en principe....
Il est pour moi évident d’accueillir un(e) étudiant(e) comme on accueille un(e) patient(e) puisque, jusqu'à preuve du contraire, nous sommes TOUS des êtres humains!
Et là, j'englobe les aide-soignant(e)s aussi. Je précise que j'ai pratiqué en qualité d'aide-soignante et aujourd'hui devenue IDE en ayant abattu pas mal de montagne!!!
Je n'ai rien lâché, j'ai combattu avec des alliés, des personnes qui ont su me tirer vers le haut pendant qu d'autres m'écrabouillaient e bon cœur! et là, je me réfère à du personnel soignant!
ET ARRETONS LES MSP!!! Tous les jours, en stage, nous les réalisons!!Nos études sont universitaires aujourdhui, on a suffisamment la pression hors stage!!! Intéressez-vous à la nouvelle réforme mais intelligemment!!!
y'a peut-être des apprentis "nouvelle réforme" mais y en a eu aussi "ancienne réforme"!
ARRETONS LES DEBILITES!

Phlub

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#17

dans les blouses blanches il y a des hommes et des femmes

Oui,
encore un témoignage d'étudiant qui vit mal ce passage à "l'entreprise" car c'est bel et bien de cela qu'il s'agit. la vocation comme moteur, pourquoi pas tant qu'elle n'occulte pas la réalité du métier. la sensibilité de ses 18ans, une certaine candeur, c'est bien aussi pour s'ouvrir au monde. Mais le Monde des Blouses blanches est humain contrairement à ce que j'ai lu, et les humains ont bien des qualités mais aussi de nombreux travers. Cette jeune femme abandonne car elle ne se sent pas assez forte, prête à vivre ça en tant qu'étudiante, en tant que professionnelle, personnellement j'applaudis!
c'est courageux et conscient de se dire je ne peux pas vivre ça, je préfère arrèter, c'est aussi salutaire pour les autres ceux d'entres nous qui continuent et qui travaillent.
A tous les ESI, soyez d'abord vous même, sachez trouver les ressource dans les services, autour de vous partout où cela vous parait secourable. En trois ans vous allez en apprendre beaucoup sur vous et c'est parfois rude, dans la douleur, mais c'est ce qui fait de vous le soignant que vous deviendrez. n'attendez pas des professionnels qu'ils vous maternent, en plus de vous former ils vivent leur réalité dure et géniale au quotidien avec tous les affres des relations humaines. Même si nous sommes tous en blanc, nous ne sommes pas au paradis, loin de là!

milou80

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#16

Stage difficile

IDE depuis 3 ans, j'ai repris mes etudes une fois mes enfants à l'ecole.J'ai moi aussi etait "victime" de certains professionnels qui ne voient les ESI que comme des kleenex que l'on peut jeter une fois utilisé!les remarques de certaines IDE en service comme "j'en ai chier pendant mes etudes y a pas de raisons pour que toi tu n'en chies pas" forcément ça fait mal.Des bilans de stages qui ne correspondaient pas à ce qui m'avait été dit j'en ai eu aussi.J'ai fini par redoubler ma 3eme année à cause d'une depression.Je me remettais en cause tout le temps, doutais de mes capacités à exercer un metier qui me tenait à coeur.Heureusement, j'ai pu trouver des oreilles compatissante au sein de mon IFSI.Je ne remercierai jamais assez mes formateurs pour le soutien qu'il m'ont apporter.Le 1er pas à faire, c'est de parler de ses problemes avec l'equipe enseignante, voire avec la direction de l'IFSI.Bref, malgré les difficultés j'ai réussi, j'ai eu mon DE!Je n'ai pas laisssé ces vipères me detruire, j'ai rebondi et maintenant mon meilleure pied de nez à celles là, c'est de leur montrer que maintenant nous sommes sur 1 pied d'égalité.Pour quelqu'un qui ne savait pas s'adapter, je travail en interim (1 choix de ma part) et je pense que question adaptabilité c'est quand même quelque chose!bon courage à toi et à toutes les ESI dans ton cas, rien n'est perdu,si l'envie est toujours là, ne laissez pas les autres vous demolir, trouvez le soutien ou vous pouvez,utilisez toutes vos ressources!vos patients vous en remercieront!

loulic

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#15

IRL

Bienvenue dans la vraie vie. Celle où tout n'est pas pas rose, où rien n'est tout blanc ou tout noir.

Et enfin surtout, celle où personne ne vous attend vous en particulier.

augusta

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#14

Le mur II

Un ESI devrait être en capacité de s'adapter à son terrain de stage comme à son IFSI.
S'adapter veut dire comprendre ce que les autres attendent de moi (terrain/ IFSI), ça veut dire aussi me rapprocher des personnes qui me font du bien et m'éloigner de celles qui sont ""nocives"" pour moi. Et pour finir ça veut dire apprendre, franchir les étapes.....pour réussir....le tout en étant pas trop mal.

Qui va croire que dans un service, TOUTE l'équipe tourne le dos à un ESI?

Enfin les articles en Une, plein de pathos.....genre "ils ont tous été méchants avec moi...pourtant depuis que j'ai 3 ans je voulais devenir infirmière...ils ont détruit mon rêve...blabla", ne me touchent pas.

Les auteurs de ces articles ne parlent pas souvent d'eux-mêmes. Critiquer sans cesse les équipes...ça va un moment.
Les ESI qui souffrent et abandonnent ne feraient que subir et ne seraient responsables en rien des causes de leurs choix?

Comment sont-ils sur le terrain?
On n'en sait rien....la distance s'impose donc.

moutarde

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#13

Vocation ?

Définitivement non et comme le dit Augusta, c'est aller droit dans le mur.

[...Si tu ne le fais pas par vocation, pourquoi ferais tu ce travail?...]

Quelle drôle de question !

Beaucoup d'entre nous exerçons ce métier - car c'en est un - pour vivre, subvenir à nos besoins et à ceux de nos familles.

charlotte38200

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#12

Etonnée !

Je ne comprends pas ton commentaire Augusta, en quoi a t'elle manqué de facultés d'adaptation?! Quel est le problème à venir faire cette formation par vocation?!
Si tu ne le fais pas par vocation, pourquoi ferais tu ce travail? Même si la réalité du milieu sera profondément différente de l'image que tu t'en fais idéalement au départ, c'est quand même par vocation que tu te diriges dans un métier au service de l'autre que tu accompagnes au quotidien vers le mieux-être.
Et encore heureux qu'elle ne se soit pas "adaptée" aux manques d'égard qu'elle a pu vivre et aux comportements déviants de certains professionnels !

C'est un métier de l'humain, et je pense que beaucoup de personnes l'ont oublié, que cela soit certains soignants, certains étudiants qui justement ne viennent pas par vocation, certains patients qui exigent toujours plus de nous et même les pouvoirs publics qui tendent à éloigner notre pratique des valeurs du soin.
Celles-ci, qu'on nous inculque comme le respect, la bienveillance, la tolérance, la compréhension empathique etc etc... ne s'observent pas toujours dans les faits malheureusement.
Dans l'histoire, je trouve dommage que cette étudiante en souffrance n'est pas trouvé une oreille attentive, ni sur les stages, ni à l'IFSI... alors que tout deux ont pour rôle l'accompagnement des étudiants

augusta

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#11

Le mur....

Ce (énième) témoignage nous montre 2 choses:
- envisager la profession infirmière en terme de vocation c'est aller dans le mur.
- l'adaptation est une qualité 1 ère. Quand on ne l'a pas, c'est encore aller dans le mur.

Donc suspendre la formation est là encore une très bonne idée....quitte à revenir plus tard....un peu plus mature.

Frankie30

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#10

J'ai failli le faire aussi

Eh oui ! Je suis IDE en psy et, pendant ma formation, j'ai failli à 2 reprises arrêter mais j'ai eu la chance d'être bien entourée à ce moment-là et malgré 1 amaigrissement notoire (je n'arrivais plus à avaler quoi que ce soit), j'y suis arrivée et je ne regrette rien car c'est vraiment mon truc.
J'essaie autant que faire se peut d'accompagner au mieux les étudiants mais c'est vrai qu'il y a de sacrées peaux de vache qui devraient être interdites d'exercer tant elles sont toxiques (je mets au féminin mais il y a aussi des hommes dans le sac).
C'est proprement scandaleux.
Quand on entame cette formation, il faut vraiment beaucoup de courage.

moutarde

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#9

Encore et encore....

Et bien sûr n'oublions pas qu'un témoignage ne correspond qu'à une version des faits...

Par ailleurs beaucoup de jugements de valeurs et des erreurs d'interprétation sur le job...

cathy.robles

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#8

Et encore, encore et encore!!!

Malheureusement tout le monde a vécu un jour ou l'autre la même situation, malgré ou à cause de mon âge (48 ans en fin de formation) je ne sais pas si vraiment l'âge y est pour quelque chose mais dans chaque stage (à part la psychiatrie) il y avait une infirmière pour te pourrir la journée, j'ai serré les dents mais je suis fière d'y être arrivé, c'est un pied de nez pour ces infirmières qui n'ont aucunes humanité (c'est vraiment triste dans ce milieu). Heureusement que les collègues de promo étaient là.
Ce qui est triste c'est qu'elle a arrêté la formation à cause de ces infirmières qui se croient au dessus de tout le monde. Et bien sûr à les entendre parler ce n'est pas de leurs fautes.
Elles ont rapidement oubliées qu'elles ont été étudiantes.

ninonneniconne

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#7

faire ce qui me rend heureuse? Partir!

Quelle désespérance!
De loin je suis les activités infirmières, étant à la retraite depuis un an et demi.
Ayant travaillé "seulement" 20 ans ma retraite n'est pas complète, mais j'ai choisi d'arrêter d'aller bosser à reculons et me croire malveillante alors que c'est le système qui est malveillant envers nous.
Cette jeune fille a choisi de stopper sa formation, certes il ne suffit pas d'être douce pour être une bonne infirmière, loin de là, mais c'est une part de notre travail qui est occulté: la bienveillance!
Et combien d'entre nous continuent à travailler alors qu'elles aimeraient arrêter!
Il faut savoir le faire, alors je lui dis "chapeau"!

dino

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#6

ppfff...

...effectivement, il y a un certain nombre de pitbulls dans la profession. Ce qui est dommage dans un métier où nous sommes censés prendre soin des autres. Et qu'on ne vienne pas me dire que tout est de la faute du système. Ou alors si c'est à cause de l'institution, c'est parce qu'elle a autorisé des gens aigris à devenir soignant.

charlotte38200

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#5

Rien d'étonnant

Je suis affligée de voir le nombre de commentaires de ce type se multiplier.
Je suis également étudiante en fin de cursus à récupérer un stage qui "s'est mal passé". Ceci est monnaie courante dans cette formation.
Ce qui est difficile, c'est qu'effectivement des professionnels (pas tous) sont tout simplement pas faits pour encadrer et c'est une réalité, soit parce qu'ils n'en ont tout simplement pas l'envie, soit parce qu'eux mêmes sont déjà au bout du rouleau!
Plus les choses avancent et plus ça devient difficile pour un étudiant de profiter de son stage. Quand on voit que les professionnels qui nous encadrent n'ont plus envie de venir travailler parce que leurs conditions de travail sont déplorables, il ne faut pas s'étonner que ce genre de choses se produisent.
Ce qui m'afflige aussi, c'est de voir que la parole de l'étudiant est toujours remise en cause (ou presque) face aux jugements des professionnels. Quel rôle doit tenir l'IFSI face à des étudiants à la limite de la dépression?!
De part mon expérience, je peux dire que bien trop souvent malheureusement l'étudiant se retrouve seul avec ses problèmes, à devoir justifier de tout, se remettre en question sans une main bienveillante tendue pour le soutenir...
Dommage que cette expérience t'es poussée à arrêter. Mais si c'est le mieux pour toi alors tu as fait le bon choix.
Je te souhaite de te rebooster et de trouver ce qui te convient, et si c'est le métier alors ne lâche rien !
Dans cette formation plus que d'en d'autres, il faut prouver que toi l'être humain, derrière l'étudiante, tu es "faite pour ça". ..

MSL

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#4

c'est malheureusement une réalité

Bonjour,
Comme nous le disons tous, c'est malheureusement d'une banalité affligeante ! Nous avons tous un stage (au moins !) qui se passe mal. En fin de 1e année un bilan où on m'a dit que je me serai jamais infirmière, mon diplôme est un véritable pied de nez et j'en suis fière.
Chers étudiants, accrochez vous, c'est difficile mais pour ceux qui le peuvent continuez et réussissez votre diplôme c'est la plus belle des vengeance :)
Et devant vous je promet d'être une bonne tutrice ! De ne jamais faire à mes élèves, ce qu'on m'a fait subir.
A tous bonne formation et du courage !

dimdim23

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#3

Horrible je l'avoue

Je suis également passé par là pendant mes stages, je dirais trois de cela. Infirmière autoritaire qui en plus te dis de faire des choses, des protocoles qui sont faux, tu faire ta bouche et tu applique. Tomber des nus le dernier jour ou l'on te rend TON portfolio et le bilan, ou tu te dis "ok, je n'étais pas convié" alors qu'à l'ifsi on te rabâche que le porte folio est à toi et le bilan ce fait avec toi, c'est une discutions .....mes fesses.
Je suis maintenant diplômé et je m'efforce d'être agréable avec les EI et et de m'adapter à leurs niveaux. Mais j'avoue avoir des collèges vraiment pas sympas, pour preuve cette étudiant qui me demande de parler avec elle, et qui arrivé dans le bureau fond en larme en me disant que sa tutrice la casse, lui parle mal et la renvoye boulet.

marieg82

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#2

histoire eternelle

C est helas ce qui arrive à beaucoup d esi... j ai entamé ma formation en 2004 ..annee difficile où j ai conjugué etude et divorce difficile. Stages difficiles en prime car les soignants m en on fait bavé.. j ai mal vécu le tout et fait un report de scolarité pour reprendre min souffler et reflechir a ce que je voulais faire. Dans ce temps de reflexion de deux ans j ai rencontré mon chéri et eu un enfant.j ai travaillé comme commercial pour enfin reprendre apres reflexion le chemin de l ifsi.reprise en 2007 pkus mûre, plus motivee que jamais avec l objectif de ne plus me laisser demonter en stage. J ai donc abordé mes stages avec beaucoup de recul grace a un long travail sur soi.mais cela n a pas ete toujours facile de garder son calme et de se faire respecter. J ai appris a cerner les gens pour pouvoir les aborder en étant dans leurs sens et surtout en n entrant pas dans leurs conflits inter equipes. Tout ca avec diplomatie. J en ai bavé dans certains stages mais j ai tenu bon malgré les "tu n est pas faite pour être infirmière".je suis diplômé depuis 2011 (eh oui.. report de 8 mois pour problème de santé) et heureuse de leurs montrer que oui je suis une excellente infirmière qui ne reproduit pas ce qu elle a subit en stage par soignants désabusés et autres.
Tout ce que je peux te dire c est de prendre ton temps pour reflechir a ce que tu veux. Car effectivement le but etant que ton choix te rende heureuse!
Bon courage!

Mathilde02

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#1

Comme je te comprends ...

S'enfermer dans les toilettes 3 fois par jour ! Quelle banalité pour nous ESI, que ça soit pour pleurer ou pour passer le temps parce qu'on ne nous laisse rien faire, ça arrive tellement souvent ... C'est vrai que dans certains services on a plutôt l'impression de déranger que d'être là pour apprendre notre métier. La première année est très dure pour ça, la deuxième ça va mieux, et là troisième je la commence à peine, j’espère être considérée comme future professionnelle plutôt qu'étudiante-fardeau.
Tu as fait 1/3 du chemin, si c'est vraiment ce que tu veux faire, retournes y, et accroche toi aux patients, à ce pourquoi tu le fais, choisis quelle infirmière tu veux être. Ne passe pas à côté de ce que tu veux pour des gens qui t'ont déjà oubliée.
Bon courage en tout cas ;)