ESI

Universitarisation : les fédérations étudiantes satisfaites et pleinement engagées

Cet article fait partie du dossier:

Formation en ifsi

    Suivant

Les fédérations étudiantes saluent l'avancée effective du dossier de l'universitarisation des formations en santé et rappellent qu'elles seront très impliquées jusqu'à son aboutissement, annoncé pour 2018/2019. 

étudiants

Les fédérations étudiantes se réjouissent des avancées sur le dossier de l'universitarisation, mais restent très vigilantes et impliquées. 

L'universitarisation des formations en santé a fait un sérieux pas en avant le 15 mars dernier. Lancé au mois de septembre dernier, le rapport de Stéphane Le Bouler, chargé de la mission sur l'universitarisation des formations paramédicales, qui devait relancer la concertation avec l'ensemble des acteurs, étudiants, formateurs, universités, professionnels, collectivités territoriales et de préciser les étapes de l'intégration à l'université [des formations paramédicales et de maïeutique], a été remis et suivi de la mise en place d'un Comité de suivi par les deux ministères, de la santé et de l'enseignement supérieur. Si le chantier de l'intégration universitaire des formations n'a pas progressé de façon linéaire depuis 10 ans, comme le rappelait ce jour-là la ministre des Solidarité et de la Santé Agnès Buzyn, le processus est à présent indéniablement enclenché avec des objectifs clairs et affirmés, mais surtout désormais, une échéance, puisque l'universitarisation a été actée pour 2018/2019. 

"La Fnesi soutient les annonces qui ont été faites. Nous travaillerons activement à leur concrétisation pour atteindre l'intégration pleine et entière des ESI". 

Face à cette nouvelle avancée, la Fédération Nationale des Étudiant.e.s en Soins Infirmiers (FNESI) évoque, dans un communiqué daté du 19 mars, un moment historique et une avancée majeure dans les revendications qu'elle porte depuis sa création. Et l'association étudiante de rappeler ses doléances : La Fnesi revendique une intégration pleine et entière à l'université, signifiant la fin de la ségrégation sociale que nous connaissons depuis toujours, en bénéficiant d'un accès aux services universitaires et aux services du CROUS pour tous les étudiants sur l'ensemble du territoire. Autre enjeu de l'intégration universitaire ? Parvenir à un réel système LMD pour la filière des sciences infirmières, tout en conservant la pluralité des profils qui nous compose, que ce soit des formations initiales ou continues, pour l'accès en licence ou en master. La Fnesi espère que chacun des acteurs saura porter une vision d'avenir sur la formation à l'heure où le monde conservateur et passéiste refuse l'évolution d'une profession, souligne-t-elle. Nous travaillerons activement à la concrétisation des annonces [faites par le gouvernement] pour atteindre l'intégration pleine et entière des ESI

La Fage en appelle "à la responsabilité de chaque acteur"

Même réaction positive du côté de la Fédération des Associations Générales Etudiantes (La FAGE), qui tient à saluer la qualité du travail de concertation et de dialogue social autour du rapport de Stéphane Le Bouler. Aujourd’hui, au delà des annonces, les ministres Agnès Buzyn et Frédérique Vidal ont présenté un calendrier clair, témoignage d’une volonté gouvernementale ambitieuse sur un dossier dont les évolutions stagnaient depuis des années. En effet, des mesures concrètes devraient être mises en place dès 2018-2019 : refonte du système d’entrée dans les études des étudiants en soins infirmiers, carte étudiante pour tous, création de nouvelles qualifications d’enseignants-chercheurs en sciences infirmières, en réadaptation et en maïeutique, recrutement d’enseignants-chercheurs de maïeutique par les universités dès la campagne 2019... La Fage, qui salue donc l'avancée attendue depuis longtemps d'un dossier crucial, reste néanmoins vigilante : alors que de nombreuses questions restent en suspens, notamment celle des frais de scolarité prohibitifs pratiqués dans de nombreux instituts, source inacceptable de discriminations sociales. La fédération étudiante défend surtout la justice sociale dans les études, en garantissant l’égalité réelle des droits pour tous les étudiants. L'association étudiante voit justement dans l'intégration universitaire des formations paramédicales et maïeutique une réponse à la ségrégation sociale inacceptable qu'elles subissent.

Pour la Fage, qui défend cette intégration depuis 10 ans, remettre ces étudiants au coeur de l’Université, que ce soit dans la vie étudiante, par l’accès aux services universitaires et des CROUS, et dans le système de gouvernance universitaire, permettra de lutter contre les inégalités de traitements dans ces formations. Elle appelle, pour conclure, les différents acteurs à travailler de manière responsable à la mise en oeuvre effective de ces différentes mesures, dans l’intérêt des transformations nécessaires de notre système de santé et de l’égalité de traitement des étudiants de ces différentes filières. Elle rappelle que pour passer des annonces à l’opérationnel, la participation constructive de l’ensemble des acteurs concernés, et en premier lieu les représentants des écoles et instituts, des universités et des régions, est plus que jamais nécessaire. Le message est clair : les choses vont dans le bon sens, et tous les acteurs doivent à présent jouer le jeu. Les fédérations étudiantes sauront contribuer activement à la concrétisation de ces travaux, il est de la responsabilité de chaque acteur d’en faire autant.

Journaliste susie.bourquin@infirmiers.com @SusieBourquin

Retour au sommaire du dossier Formation en ifsi

Commentaires (0)