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Lettre ouverte à mon futur métier

Cet article fait partie du dossier:

Formation en ifsi

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Sur le forum d'Infirmiers.com, molom, étudiant de troisième année en soins infirmiers, adresse une lettre ouverte à son futur métier...

ecriture lettre stylo plume

Un étudiant adresse une lettre ouverte à son futur métier

Bonjour futur métier, me voilà en fin de formation, et bientôt je ferai partie des « grands », les diplômés ou les « blouses blanches » comme on peut l’entendre dans certains services. J’ai l’impression que ta place dans l’organigramme médicale est la plus médiocre. Tu te fais guider, voire lyncher par les médecins, qui, cachés derrière leur immunité de bac +10, t’envoient au front face aux patients révoltés. Toi, tu es en première ligne dès que le moindre petit souci fait son apparition dans le service. Ah quel dur métier …

Mais futur métier, dis-moi, qu’est ce qui est le plus difficile ? Être un infirmier, un vrai, qui, malgré les inconvénients peut se défendre ? Ou alors n’être qu’un pauvre étudiant, baladé de gauche à droite, envoyé au front afin de pouvoir couvrir le plus possible l’infirmier diplômé ? Tu sais, futur métier, l’étudiant, celui-là même qui prend de la place dans le service, celui-ci qui agace fortement les infirmier(e)s diplômé(e)s depuis plus de vingt ans... « Ah la nouvelle réforme, vous ne savez rien faire en sortant, c’est pathétique ». Mais ces « vieilles » infirmières sont la plupart du temps agressives et occultent le fait que nous sommes là pour apprendre. Par contre, pour faire les tâches ingrates, nous sommes les premiers sollicités. Il faut se faire la main parait-il. On se pose la question de savoir si, un jour, elles se sont faites la main. Répondre à une sonnette n’est pas la chose la plus difficile à faire mais infirmiers, aides-soignants, cadres et médecins ont un filtre anti sonnette et cette tâche est certainement exclusivement réservée aux stagiaires. Sans oublier l’interdiction de pratiquer certains soins où la responsabilité semble trop grande pour qu’elle repose sur les épaules d’un petit étudiant. Et l’obligation de pratiquer certains soins où l’ingratitude de ceux-là semble trop importante pour qu’un infirmier diplômé aille se salir les mains. Je pensais pourtant qu’on sortait tous égaux, on m’aurait donc menti, futur métier ?

Ah la nouvelle réforme, vous ne savez rien faire en sortant, c’est pathétique Comment pouvons-nous trouver notre place dans certains services quand les étudiants sont traités d’une telle façon qu’on se demande si, un jour, eux ont été étudiants. Difficile à dire. Oh, j’allais omettre, tu sais futur métier, quand nous ne sommes qu’étudiants, pourquoi n’avons-nous pas les mêmes droits que les équipes ? Par exemple, pouvoir se mélanger à elles lors...

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Commentaires (56)

mimi51095

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#56

suite et fin

De la part de certains soignants (car rappelons le, participer à la formation des ESI fait partie du rôle propre des infirmiers) auront réussi à m'ecarter de ce que je pensais être ma vocation. Aujourd'hui je suis déçue de ne pas avoir réussi à passer au dela de tout ceci, mais parfois il vaut mieux savoir arrêter, ce n'est pas une marque de faiblesse au contraire. Ma situation n'est pas unique malheureusement, elle fait ressortir les problèmes du fonctionnement de la formation ainsi que l'attitude de certains professionnels envers les étudiants. Malgré tout, je voudrai dire merci à ces exceptions, cette infirmière qui m'a dit me comprendre car elle était exactement comme moi à ses débuts, ces patients à qui j'ai tendu la main et qui en retour ont su me montrer leur humanité, ces patients qui m'ont souri, caressé le bras, qui m'ont dit que j'étais douce, que j'étais faite pour ce métier, qui m'ont complimenté, qui ont parfois pleuré devant moi, qui m'ont montré leur confiance en moi. A ces patients qui ont vu que parfois mon stage était difficile et ont essayé de me réconforter, à cette patiente, ancienne IDE, qui m'a dit "Faites ce qui vous rend heureuse", aux professionnels qui ont su m'aider et m'apprendre car il y en a tout de même eu, je dis merci. Merci pour votre aide, votre humanité, votre soutien parfois inconsciemment vous m'avez aidé. Les momentd vécus avec chaque patient sont pour moi des moments magnifiques, ce métier est un des plus beaux du monde, je ne doute pas de lui mais plutôt des moyens mis en oeuvre pour aider les étudiants à arriver au bout de leur 3 ans d'étude. Aujourd'hui je me reconstruis petit à petit, mais je n'oublierai jamais cette année qui aura tout de même comporté des moments magnifiques notamment avec les patients, je n'oublie rien.
"Faites ce qui vous rend heureuse."

mimi51095

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#55

suite

Quel soulagement ! Vacances, fêtes, révisions, partiels, résultats. J'obtiens tous mes ECTS du premier semestre. Je suis fière de moi et mes parents aussi. Petit a petit arrive le mois de mars et donc le nouveau stage, cette fois ci un stage de 10 semaines en EHPAD. Le stage en général se passe bien, mis à part que les professionnels m'ont mise en situation de MSP même si cela n'existe plus mais je m'en suis plutot bien sorti. L'entente avec les infirmières est plutot bonne, et lors du bilan de mi stage tout le monde est très content de moi. La fin du stage arrive, je vais récupérer mon bilan de stage (encore une fois rempli sans moi malgré ma demande de le remplir en ma présence) et là, quelle surprise ! Un bilan catastrophique, presque que des compétences non acquises, un commentaire méchant et qui ne correspondait pas du tout au déroulement de mon stage et à ce qu'on m'en avait dit. Je demande des explications mais tout ce qu'on me répond c'est que ce n'est pas si catastrophique, après tout je ne suis qu'en première année c'est normal ! A ce moment là j'étais à bout, pourquoi autant d'effort pour rien ! Je me suis remise en question sans cesse, j'ai essayé de m'adapter au lieu de stage, j'ai demandé a mes tuteurs si il y avait des problèmes et on m'a toujours dit que tout allait très bien alors c'est l'incompréhension totale. Niveau théorie j'ai validé tous mes partiels mais mon deuxième stage ne sera pas validé. Ma mère s'inquiète de me voir pleurer tous les jours. Je fais donc un stage de rattrapage en psychiatrie. J'y découvre un service génial qui me plaît énormément, une équipe dans l'ensemble assez gentille malgré une ou deux exceptions, et j'obtiens un bilan de stage très bien. J'ai réussi à acquérir pas mal de compétences. Mais malheureusement ce stage n'aura pas réussi à me redonner goût à la formation. J'ai décidé de suspendre ma formation, peut être la reprendrai-je un jour qui sait... ce système, ce fonctionnement, ce manque de professionnalisme de la

mimi51095

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#54

Tellement vrai

Ce témoignage est juste parfait. Pendant 18 ans j'ai toujours rêvé d'être infirmière, prendre soin de personnes qui en ont besoin était pour moi une vocation. En 2013, je passe mon bac et la même année le concours d'entrée a l'ifsi. Je suis sur liste complémentaire puis finalement je suis admise. Quelle bonheur ce jour là ! La fierté sur le visage de mes parents était pour moi la plus belle récompense. Alors je démarre une nouvelle vie, un appartement seule loin de mes parents, nouvelle ville, nouvelles connaissances. Les débuts sont difficiles mais je m'accroche car je vis enfin mon rêve !
Puis viens le tour du premier stage, dans la ville de mes parents. Je retourne donc chez eux pendant 5 semaines. Mon stage se déroule en médecine générale. La bas, je découvre ce qu'est un hôpital. Je pensais voir des infirmières attentives aussi bien envers les patients que envers les étudiants. Je n'ai vu que des infirmières pensant a enchaîner les soins jusqu'à la pause café, puis jusqu'à la pause de midi et enfin jusqu'à la relève. La plupart des infirmières me méprisaient, moi la petite-etudiante-de-premiere-annee-premier-stage qui ne savait rien faire. Désolée de ne pas avoir appris le métier avant même d'avoir commencé mon premier stage ! Je n'avais alors que des bases théoriques et un cours sur la réfection des lits. Tout au long de ce stage, je n'ai entendu quasiment que des remarques blessantes sur mon travail, ou sur moi même. J'ai finis par avoir l'habitude de m'enfermer dans les toilettes 3 fois par jour pour pleurer, pour pouvoir un peu lâcher prise avant de retourner obéir aux ordres que l'on me donnait sans rien dire car il fallait être la stagiaire parfaite... Chaque soir je rentrais chez mes parents et je finissais par pleurer, j'étais à bout de nerfs, je me remettais sans cesse en question mais j'ai tout de même terminé mon stage. Un bilan de stage correct, mais rempli sans moi. Peu importe j'avais enfin fini mon stage, c'était enfin les vacances de Noël quel

julyinf

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#53

j'adore suite ..

le plaisir de se dire que si il est un bon soignant c'est peut être aussi un peu grace à moi.
Voilà c'est long ce que j'ai dit mais c'est la profession de foi d'une IDE qui est en colère quand on s'attaque à sa profession en faisant des généralités

julyinf

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#52

j'adore

je suis diplomée de 2005 et franchement j'ai pas l'impression d'être un dinosaure lol.
le clivage ESI et IDE quand les étudiants comprendront-ils que quand 1 stage se passe mal ok c'est peut être la faute de l'encadrement, 2 peut être aussi , le bénéfice du doute, mais au bout du troisième bordel mais ouvre les yeux, remets toi en question mon grand. On vous demande une reflexion professionnelle poussée pas de connaitre tous les traitements par coeur. Quand vous allez en stage renseignez vous sur les pathologies que vous pouvez rencontrer, ça nous éviteras d'avoir des étudiants en dernier semestre qui ne savent pas prendre en charge plus de 3 patients. Stop au positionnement je suis élève je prends mon temps, il y a un moment faut se mettre en condition les gars sortez vous les doigts du FION.
c'est pas quand vous serez en EHPAD avec 60 résidents qui ont leurs habitudes et qui réclament leurs traitements et qu'il faut faire en toilette complettes et qu'il faut lever et mener en salle à manger avant midi le tout en ayant bien vérifié que les bas et bandes de contention sont bien en place, qu'il faudra venir pleurer que et ben oui il faut une certaine organisation pour devenir IDE milieu hospitalier ou pas. Que ben oui parfois vous êtes la "soupape" de sécurité de certains soignant qui ne veulent pas aller répondre à la sonnette de M. X parce qu'il sonne plus de 25 fois par jour et que vous vous êtes de passage dans le service. Que oui il existe une responsabilité de l'IDE qui vous encadre en cas de "boulette" de votre part, que oui certaines sont des co....monuementales et croyez moi dans votre carrière vous en verrez et en plus ce seront vos collègues ou binômes et qu'il faudra les supporter. Enfin oui effectivement il existe des soignants et je pense en faire partie qui gardent encore une envie d'accompagner les élèves vers leur diplôme, de les guider afin d'avoir un jour la chance de les avoir comme collègues et le plaisir de se dire que

vanyp77

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#51

le big malaise

comment ne pas réagir?
IDE diplomée du nouveau programme , ancienne AS référente , comment ne pas réagir aux propos de ceux qui nous osent répondre qu'on n'est pas au pays des bisounours?!!!
Le monde hospitalier: je connais et changer de statut n'a pas été simple, redevenir apprenant est complexe mais surtout, on ne peux pas me taxer de niaise idéaliste!Comme beaucoup, j'ai eu un stage pourri, on s'en remet. Cependant, ce que j'ai parfois vu au quotidien de la part de professionnels de santé...
Oui on peut être exténuée, débordée, épuisée, agacée et rester humaine... avec les personnes soignées ET avec les étudiants. Oui, il y a certains rituels qui sont censés forger le caractère et nous apprendre le métier, on peut douter de leur intérêt ...où est la limite de l'humiliation, de l'acharnement?
Non, on n'est pas obligés de tout accepter lorsqu'on est ESI! Le malaise ESI et EAS signe le malaise hospitalier de manière générale. Comment expliquer que ce malaise se généralise? Les promos ne sont pas faites que de jeunes inexpérimentés et bons à rien!Bien sûr, il y a des personnes qui n'aiment pas bosser mais ça, il y en a dans tous les métiers!
Combien d'IDE disent, même après plusieurs années de diplôme, que si c'était à refaire, ils ne le referaient pas... et pas à cause du métier en lui même mais à cause des études?
Ne pas reconnaître, ne pas entendre ce malaise, c'est déjà une faute professionnelle!
Et puis, il y a aussi les autres, tous ceux qui nous ont appris, entendu, autour d'un café/clope, au pied d'un lit, dans une salle de soins, si on ne s'est pas enfuis en courant, c'est grâce à eux: devenons, soyons de ceux là!

Cap68

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#50

Rien de nouveau sous le soleil

La socialisation secondaire passe par des rituels de passage...l'étudiant ne peux pas s'y soustraire, c'est un processus intrinsèquement humain...les rituels initiatiques ou de passage permettent l'émergence de qualité telles que le courage l'abnégation, l'endurance et l'humilité et ça mon petit lapin ça ne peut pas se faire dans le monde des bisounours...sinon il faut rester éternel étudiant!

Pour mémoire...

Etudes de Fred Davis....en 1966...
Sur la profession infirmière

Les 6 étapes de la conversion doctrinale:

1) L’innocence initiale

2)La reconnaissance de l’incongruité correspond au choc de la réalité

3) Le déclic

4) La simulation de rôle

5) L’intériorisation anticipée

6) L’intériorisation stable

Carricaburu D., Menoret M. (2004). Sociologie de la santé, Institutions, professions et maladies, 235p. Armand Colin

ENILORAC92

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#49

Ne nous méprisez pas !

ESI 1ère année, peut-être que j'idéalisais les infirmiers(res), mais je ne savais pas qu'on pouvait nous mépriser, nous rendre coupable de vouloir encore apprendre ce métier, alors qu'infirmiers(ères) en ont assez, sont blasés. je savais déjà, mais j'en suis persuadé aujourd'hui, je ne pourrai être comme ces soignants, qui manque d'humanité. je pensais trouver mes pairs et ainsi avoir l'honneur d'apprendre auprès d'eux, mais j'étais un poids mort, une charge supplémentaire à leur charge de travail. Comment est-ce possible qu'on soit si peu considéré ? Elles sont comme cela avec nous les ESI, et blasées avec leurs patients ? en réalité, elles nous montrent ce que nous ne deviendront jamais. J'ai cherché à me faire une petite place, mais sans succès, ma place me faisait penser à l'esclavage, tu fais ce que je te dis, quand je te le dis, et surtout tu ne dis rien, tu exécutes !!! je veux bien tout cela si il y a dialogue, mais non rien, juste tu es ici tu fais ce qu'on te demande et tu te tais ! (je me répète) mais c'est tellement frustrant, on n'existe pas, on ne peut trouver sa place, car leur caractère lunatique est tellement pesant qu'on ne peut et ne veut rien dire pour éviter "l'ulcère". C'est difficile lorsqu'on est motivé de supporter ce changement brutal d'état de ces soignants. Qui sont-ils(elles) pour nous mépriser ainsi ?

gadget

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#48

l'apprentissage à l'épreuve du principe de réalité

Bonjour Molom,
C'est intéressant cette lettre ouverte, et les réponses qui luis sont apportés à bon ou mauvais escient.
Ton texte c'est un peu le "marronier" de la genèse du professionnel que tu deviens. C'est amusant de voir que nombre d'entre nous ont eu et ont ces interrogations.
Etudiant, tu idéalises souvent ton futur travail et c'est une bonne chose tant que cette idéalisation reste relative et en contact avec les réalités de terrain (tes stages sont pour cela un révélateur).
Comme moi qui ai pour ma part connu les deux formations d'avant et d'après la réforme de 2008, tu as entendu que cette nouvelle formation était nulle et ne formait pas efficacement les nouveaux professionnels. De même nous avons tous vécu au cours ne notre cursus de formation un stage où nous nous sommes retrouvé en difficulté.
Si je ne crois pas que la nouvelle formation soit moins bonne que l'ancienne malgré certains flous, j'ai la tristesse de constater que bien des jeunes étudiants ont tendance à se victimiser sns remettre en question leur propre attitude.
Etudiant nous ne sommes jamais totalement confronté au Principe de Réalité qui parfois s'oppose aux connaissances théoriques acquises. C'est LA force de l'ESI qui lui permet un peu plus de lattitude temporelle que le professionnel en poste. Le professionnel lui vit dans cette dycotomie absolue qui existe entre ce qu'il peut et doit faire dans sa pratique et ce qu'il souhaiterait donner à son métier. Dycotomie imposée par le sacro-saint "Principe de réalité" auquel nul soignant de peut se soustraire. Après chacun réagit face à ce grand écart avec ce qu'il est et ce n'est pas simple.
En sortant de l'IFSI certains d'entre nous sont pétris de belles illusions sur le métier et la confrontation au principe de réalité est d'autant plus rude ce qui induit divers comportements avec le pairs et les ESI.
Bonne chance dans ta vie professionnelle et prends le temps de te répondre l'année prochaine.

Linda68

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#47

Pas tout noir ou tout blanc....

Ancienne AS (pendant 6 ans) je suis actuellement en première année d'IFSI.

Lors de mes stages AS, j'ai croisé des professionnels qui m'ont dit, quand ils voyaient que certaines choses me choquaient: "tu verras, quand tu seras professionnelle, tu fera pareil".
Une AS vraiment limite (sèche et brusque avec les personnes soignées) en gériatrie, m'a même dit "je vois bien que je te choque, mais dans 3 ans tu seras comme moi"
Bah non...
On peut être professionnel, cavaler dans tous les sens, être surchargé de boulot, et continuer d'aimer son taff, d'aimer le contact avec les gens que l'on soigne...
On peut parfois être moins motivé, plus fatigué, moins "présent"... mais après, on essaye de se souvenir pourquoi on a choisi ce milieu.... et ça repart

Quand au statut d'étudiant.... ah... là... j'avoue que après seulement deux stages, j'ai pu constater que, EAS ou ESI, c'est toujours une expérience qui demande beaucoup d’énergie et de remise en question, et une bonne dose de maitrise de soi face à certaines injustice, une certaine forme d'exploitation par certain(e)s et face à certaines attitudes qui nous choquent.

On croise des gens super, qui nous montrent que oui, on a choisi la bonne voie, des gens qui même après plusieurs années semblent avoir gardé la même flamme...
Et puis on croise aussi quelques "punaises" qui nous sapent le moral, nous font douter...
Mais soyons conscient d'une chose importante:
ces gens là aussi ont aussi une fonction: nous montrer ce que nous ne voulons pas être plus tard.
Les encadrants que nous ne voulons pas être, et les professionnels que nous ne voulons pas être....
Ils nous servent de "sonnette d'alarme" quand un jour on va peut être répondre un peu plus sèchement que nécessaire à un patient un peu pénible, ou le jour où, plus fatigué qu'a l'accoutumé, on se dira "oh, l'ESI n'à qu'a faire 2 ou 3 toilettes en plus, ça me fera ça de moins"...

A tous bonne continuation sur ce chemin ardu mais rempli de bonnes choses aussi

sebiwan29

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#46

j'ajouterai

moi aussi je serai professionnel dans 4 mois. Et je peux dire que oui effectivement, on peut être amené à être encadré par des IDE acariâtres, méprisantes, etc...
mais dans la grande majorité des cas, les IDE étaient des personnes aussi disponibles qu'elles pouvaient l'être, prenant souvent de leur temps pour expliquer, montrer, faire réfléchir...
Et tout cela nous conduit au final à construire notre identité professionnelle.
qu'est-ce qui nous obligent nous, ESI, à devenir les encadrants décrits dans cette lettre ? rien je suppose.
v'est aussi à nous, ESI, de faire en sorte que notre stage se passe bie, qu'on soit considéré comme quelqu'un : à nous de nous tirer doigts du C...
ma seule inquiétude dans 4 mois est si je serai à la hauteur dans mon futur métier...
et si j'aurai du boulot ....

louloutte64200

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#45

Un autre avis...

Bonjour tout le monde, actuellement en fin de troisièmes années et qui vient de terminer ce matin un stage j'aimerai réagir à cette lettre.
D'accord l'intégration dans un service n'est pas toujours facile parfois on ne trouve pas forcément sa place ni très important. Mais il ne faut pas oublier que parmi les compétences IDE il y a l'encadrement et s'est quand même deux fois compliquées que poser un KT. Alors oui la nouvelle réforme est difficile à passer même pour nous mais il faut arrêter ça ne chargera pas. Et malgré des tutrices pas facile parfois je me suis toujours dit le principale c'était le bien être de mes patients.. :)

nellbee

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#44

Quelle bien mauvaise image du métier!

Molom, j'espère de tout coeur que vous lirai ces coms. Je suis peinée de voir l'image que vous avez du métier d'infirmière, quels sont donc ces professionnelles sans humanité que vous avez croisés!! Vous vivez votre formation comme un bagne, vous me paraissez vraiment très en colère.....je me demande dans quel état d'esprit vous allez prendre votre premier poste.
Vous allez devenir un professionnel à votre tour, vous connaissez vos valeurs alors par dessus tout gardez les et sachez vous remettre en question si toutefois vous ne parvenez pas à les atteindre.

ju2304

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#43

un monde (pas) si parfait

Le monde parfait :

- IDE : parfaite technicienne (qui ne loupe jamais la pose d'un kt), une empathie à toute épreuve (avec les patients chroniques qui vous prennent de haut ou des familles récalcitrantes...), qui revient sans rechigner sur un arrêt maladie d'une collègue qui a éternué de travers la matin même, qui travaille en étroite collaboration avec les aides soignantes gérant son travail et n'hésitera pas à distribuer les repas ou à recoucher les patients, celle qui dira amen aux médecins quelque soit leurs demandes (réouvrir un pansement à 19h alors qu'il a été fait le matin même parce que Mosieur le chirurgien en a décidé ainsi) et j'en passe...

- ESI : qui se présente lorsqu'il rencontre les soignants (et n'attend pas la 3e semaine de stage, parce qu'il se rend compte qu'on ne lui adresse pas la parole, ou que le "héé toi là bas" s'adresse à lui), qui ne rechigne pas (toujours discrètement bien entendu) lorsqu'on lui annonce que oui, même en 3e année, il devra faire du nursing, qui spontanément en prenant son poste alerte l'équipe sur les patients qu'il prend en charge, ahhh oui et qui demande un bilan de mi-stage (au lieu de tomber de haut le dernier jour en apprenant que "non ça n'allait pas")

Bref c'est un peu succin mais Oyé Oyé les gens (ESI et IDE), ce monde parfait n'existe pas !

Il y aura TOUJOURS un soignant en burn out qui (malheureusement) passera ses nerfs sur un ESI, il y aura toujours un ESI pour vous répondre sans sourciller "oui mais à l'école on nous a dit de faire comme ça"

Nous ne sommes que des humains et le plus important dans tout ça, ça ne devrait pas être le patient ?

Lydie 02

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#42

Les IDE : de l'autre côté de la barrière

Je constate en lisant les commentaires que les plus virulents et les moins sympathiques sont ceux des Infirmier(e)s diplômé(e)s......Vous illustrez parfaitement les dires de Molom. Pour ma part, j'ai été littéralement dégoutée par le milieu hospitalier public, et pour rien au monde, ne partagerais mes journée de travail dans cette ambiance "faux cul" que l'on y trouve souvent. Car au delà des humiliations que certaines équipes font subir aux étudiants.....elles se surpassent en vertus en se tirant dans les pattes comme nul part ailleurs... et sont aussi souvent "limite" dans la relation au patient. C'est affligeant, et ridicule à la fois.
Un soignant est là pour soigner et pas se faire des amis....toutefois, je peux affirmer que dans plusieurs équipes, je me suis sentie tellement mal, que je rentrai le soir avec presque l'envie de crever .... ça va mieux maintenant, mais par pitié, assumez vos abus de pouvoir...bien qu'il soit vraiment très limité...A tous ceux qui ne se sentent pas concernés, c'est probablement que vous ne l'êtes pas. En revanche pour ceux qui se sentent visés....interrogez vous sur votre capacité à transmettre votre savoir...
Nous ne sommes pas obligés d'apprendre dans la souffrance.

walou83

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#41

byabya

Je corrobore à 100% tes commentaires!

Et oui ce n'est pas une majorité mais bon comme d'habitude il faut rien dire ..... JE suis désolé mais pour moi une fois c'est déjà trop!

Et c'est tout à fait ça ou tu es arrogant ou tu es effacé... le fameux prend trop/ pas assez d'initiatives.

Sinon de même, tous les étudiants ne sont pas des êtres malpolis, qui arrivent en retard et qui évitent les toilettes. Très beau cliché!

Mais bon, je suis d'accord avec l'histoire du cercle vicieux .... quand on est/ se sent maltraité on devient maltraitant...

Sinon pour la notion de travail en équipe, je pense qu'elle est singulière dans la relation encadrant/ étudiant. Comme on nous le dit toujours.... Vous ne faites pas parti de l'équipe vous êtes que de passage.... :-)

chatnoir64

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#40

Quel dommage...

Oui, quel dommage que votre analyse et votre réflexion ne vous porte pas plus haut... Je trouve cet article très "bas de gamme" dans l'élaboration intellectuelle, je suis désolée d'être aussi directe !
Cela fait deux ans que je suis diplômée, et je n'accepte pas d'entendre des généralités aussi simpliste sur ma profession. J'ai bien rencontré des professionnels très peu investis dans l'encadrement des étudiants, mais fort heureusement, ils ne constituent pas une majorité, et la plupart des soignants font un travail remarquable, tant auprès des étudiants, qu'auprès des patients et de leur famille.
Je pense que vous devriez vous interroger sur les raisons qui sont à l'origine de tels comportements (mépris, irrespects...) inacceptables de la part d'un soignant, mais qui existent effectivement.
Personnellement, j'ai écris mon TFE sur la qualité des soins, entre autre, et il se trouve que j'ai parlé du travail en équipe et de sa complexité et que j'ai été amenée à me questionner sur la problématique du burn-out, je vous invite vivement à faire des recherches sur le sujet et à élaborer un raisonnement un peu plus digne de votre profession ! C'est à dire faire preuve d'empathie, tenter de comprendre ce qui peut pousser un soignant à avoir ce type de comportement déviant ? Qu'est ce que vous croyez ? Que ces personnes sont entrées à l'IFSI il y a 20 ans avec la ferme intention de martyriser les étudiants et les patients ? Qu'ils n'avaient aucune valeur noble, aucune vocation, aucune volonté du "travail bien fait", aucune conscience professionnelle ? Bien sûr que si, comme nous tous ! Nos métiers ne sont pas simples, les conditions de travail de plus en plus maltraitantes dans le contexte politique et économique actuel, et un soignant qui va mal, ne peut pas être bien dans la relation de soin, c'est une évidence ! Vous qui allez entamer votre carrière, questionnez vous, restez ouvert d'esprit et, par pitié ne tombez pas dans des jugements hâtifs... La route est longue...

Allo?_pital_?

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#39

Donc, rien de nouveau sous le soleil ?

Nous sommes tous passé par là au moins une fois. C'est donc bien l'épreuve du Feu... le rite initiatique. Les nouveaux doivent en C...... avant d'en faire C... les autres. L'être humain est ainsi.

Ca a le mérite de faire apprécier une équipe et des encadrants sympathiques qui y mettent de l'énergie et du coeur.

Soignants ou Etudiants, il y a des boulets partout. Il faut prendre le meilleur de chacun et surtout pas devenir ce que l'on dénonce... On en reparle dans 10 ans.

Bon courage a Tous.

augusta

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#38

Victime....encore et encore...

Mon message n'était pas mesquin mais ironique.

La formation est difficile, on le sait tous puisqu'on l'a faite.

Tu voudrais qu'on plaigne "les ESI qui doivent rattraper un stage loupé sur leurs rares vacances"?

Je te demande de nous expliquer ce qu'est un stage loupé....et quelles en sont les raisons.
Pourquoi n'as-tu pas répondu à cette question?

loulic

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#37

rue 89 maintenant.

C'est pas vrai, cet espèce de mélasse sirupeuse et niaise se retrouve sur rue 89.

Comme dit par beaucoup d'IDE, on se retrouve dans cinq ans et on en reparle.

Byabya

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#36

(suite)

Message mesquin qui ne mérite ni réponse ni abaissement de ma part. A travers ton seul message, tu contre dit toutes tes diatribes précédentes et donne encore plus de crédit à la lettre de cet ESI.

augusta

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72 commentaires

#35

Je vais pleurer....

Peux-tu nous rappeler ce qu'est "un stage loupé" et nous préciser quelles peuvent en être les raisons?

L'ESI "doit" rattraper son stage sur ses "rares vacances". C'est vrai que c'est dégueu.

Byabya

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#34

port folio

Enfin à ceux qui pense que l'étudiant est corrompu par le portfolio et les compétences, n'oubliez pas que l'esi se voit devoir rattraper son stage loupé sur ses rares vacances, et à ses propres frais (même pas l'indemnisation de 70 centimes par heure). C'est la même logique que l'esi qui passait son msp en ayant préparé qui il ira voir, avec qui il s'est mis d'accord pour que le soin se passe nickel, etc... ;)

Byabya

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#33

(suite)

Un esi ne reprochent jamais à un ide de devoir aller s'occuper du patient qui sonne parce que son ide fait un rapport lourdingue, de la paperasse ou une préparation de perf'. Il reproche à l'ide cela par contre quand celui-ci est censé faire autre chose mais qu'il doit quand même y aller parce que 5 professionnels sont trop occupé à parler des photos de mariage d'un tel ou du dernier interne arrivé dans le service. Encore une fois, ce n'est pas une généralité, mais ça arrive trop souvent.

Mais le problème vient des personnes et pas du métier, parce que les esi ont le même réflexe que les ide dans les services. Combien de fois j'entends des L2 dire "ils sont trop nuls les L1, ça fait chier, on va devoir travailler avec des incompétents". C'est une spirale qui commence à la racine, parce que de dominé, on profite du pouvoir du dominant, inconsciemment.

Une ide qui se trompe en service, les conséquences (toute proportion de l'erreur gardée bien sur) seront bien moindre que si c'est l'élève.

Cette lettre est un appel à l'aide, une forme de vœux, d'espoir exprimé de manière littéraire, où tout n'est pas à prendre au premier degré mais comme des métaphores et surtout des mises en garde sur des comportements qu'on ne devrait plus jamais voir.
On ne devrait plus voir d'esi se sentir humilié ou avoir peur des ses encadrants en stage.

Il y a de mauvais esi qui se sont trompés de voie il y en a. Des qui ont besoin de plus de soutien, aussi (n'oubliez pas que l'esi est l'outsider, celui qu'on regarde et qu'on attend au tournant, qui doit réaliser beaucoup de choses dans un temps limité et avec beaucoup d'informations à engendrer). Ce su' il ne doit pas y avoir, ce sont des futurs professionnels perdu sur le banc de touche par ceux qui doivent lui tendre la main. Bien sûr que c'est dur pour l'ide, mais c'est pour ça que vous êtes ide et eux ESI, comme un parent et son enfant

Byabya

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#32

enfant battu battra à son tour

A en écouter certains, on dirait que le statut de l'étudiant "esclave" est une légende urbaine, un truc qu'on se raconte autour du dernier potin pour agrémenter la soirée...
Vous lui dites qu'il agit avec des œillères parce qu'il n'est que étudiant mais je tiens à vous dire que vous n'êtes que des infirmiers (ce n'est pas une question d'être méprisant, juste de signaler qu'on a tous des limites dans notre champ de vision). Vous vous plaignez exactement de vos cadres de la même façon et eux vous répondent comme vous lui répondez.

Vous ne voyez jamais une fois le stage fini le flot d'étudiants qui reviennent pleurer dans les bureaux de leurs formateurs, de ces étudiants à qui on reproche de ne vivre que pour le soin technique mais qui s'il ne les a pas fait, subit le fameux "quoi, t'es en X année et tu sais pas faire ça" ?

Il ne faut pas généraliser effectivement, des soignants et des étudiants de merde, ça existe partout.
Voyez la relation de l'esi et de l'ide comme celle entre l'ide et le cadre. Ce que l'étudiant peut reprocher à l'ide et vice versa, c'est la même chose qu'entre l'ide et le cadre de santé. La différence c'est que l'esi n'a aucun moyen de défense, pas de code du travail, pas de salaire, pas de garantit. S'il est trop en avant, c'est un "arrogant petit médecin", si il reste un peu trop en retrait "il n'est pas intéressé par le service". Il a le droit de dire oui, jamais de dire non, il a à peine le dos tourné que tout le service sait plus de chose sur lui que lui-même.

Mais ce qui est dit dans cette lettre, ce n'est pas qu'il y a 90% de mauvais encadrant, peut-être 10%. Le problème, c'est que 10% c'est déjà de trop et personne ne s'en indigne.

(suite)

polosimplo

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#31

les ainés ne font rien pour aider la relève.....

Eh oui!! c'est ça notre quotidien dans les services et les hôpitaux en général. c'est exactement ceux à quoi les médecins nous résume. et même nos ainés infirmiers et infirmières ne font rien pour redorer le blason de notre dignité. moi je s'insurge chaque fois qu'un étudiant est méprisé dans mon service. et je fais de mon mieux pour les encourager à continuer et à donner le meilleur d'eux pour être des personnels de santé exemplaire.

Cléopâtre 34000

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#30

je comprends ...mais tu n'as pas raison pour tout

Je suis IDE depuis peu, et désormais à nouveau étudiante puisque je suis à l'école de puéricultrices.

Je comprends ton point de vue d'étudiant, j'ai ressenti un peu la même chose lorsque j'étais à l'école d'infirmière. La place d'étudiant est difficile, pénible, et peu valorisante.

Mais tu sais, et comme certains l'ont très justement relevé, tu n'es encore "qu'un" étudiant, si je peux me permettre ce terme. Tu sembles oublier que tu es sous la responsabilité pleine et entière des IDE. Ils ont le droit de refuser que tu réalises certains soins car dans tous les actes que tu fais, ils engagent leur responsabilité professionnelle.

Mais outre le côté technique et juridique, tu sembles dire que tous les IDE perdent en humanité, en empathie et en bienveillance une fois le diplôme en poche. Permets moi de te dire que c'est faux. Bien sûr, je crois que la pression que l'on ressent dans ce métier, la charge de travail et les conditions de travail n'avantagent pas le côté relationnel du soin et la disponibilité du soignant. Mais je crois qu'une personne qui aime son métier, qui est bienveillante et qui est capable d'empathie, de patience, gardera ces qualités là. On voit beaucoup d'étudiants infirmiers dénués de ces qualités avant même d'obtenir leur DE. Ils deviendront sans nul doutes des professionnels comme tu le décris si bien dans ton texte.

Dans ton discours tu sembles ne pas te remettre en question. Et dans ce métier, il faut sans cesse le faire pour t'améliorer.

Mais je comprends ton point de vue. Le statut de stagiaire est vraiment désagréable. J'ai moi même du faire la "potiche" comme tu dis. Mais si tu restes humble, honnête, intéressé et respectueux des infirmiers, tu trouveras ta place parmi eux.

Il faut considérer les deux côtés. Tu n'as pas entièrement raison, ni entièrement tord.

Utilisateur supprimé

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#29

Moi IDE....

blablabla....

c'est un peu comme Moi Président ☺

Rien de plus, rien de mieux...

Vous verrez quand vous y serez et seulement à ce moment là ; comme celles et ceux qui vous ont précédés.

RobZ19

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#28

Et ca continue..encore et encore..

Bonjour à tous,

Walou83, juste une petite question, je voulais savoir depuis combien de temps vous étiez diplomé(e)? Je pense connaitre la réponse pourtant..

Je ne m'y retrouve pas dans ce que vous dites en fait, j'ai (comme tout le monde ici nan?) été étudiant infirmier j'ai fait mes preuves et jamais dans ma formation je n'ai senti être le boulet sauf peut etre le premier stage où l'on m'a demandé de laver des murs d'une chambre plutôt que d'aider à laver des patients allez savoir pourquoi :) J'ai toujours gardé ma place de stagiaire, oui je faisais des choses chiantes, et malheureusement j'en fais encore..qui prend du plaisir à vider un bassin plein de selles, a se faire pisser dessus par un patient incontinent (avec les crocs troués merci !!) mais pourtant c'est mon travail et le bien-être de mon patient passera avant..

Les propos qui vont suivre ne reflètent pas une généralité mais seulement ce que nous avons pu observer mes collègues et moi-même : peu d'élève s'investissent dans notre service. Il est lourd en soins de base et en soins techniques, en clair il y a matière à travailler, apprendre et progresser.

Des règles de vie en société qui ont disparu : la politesse de se présenter qui n'est pas souvent acquise la majorité passée, le fait d'arriver à l'heure et non pas 10min en retard comme l'étudiante de ce matin, et de répondre vulgairement lorsqu'on ne répond pas aux exigences de Madame/Monsieur l'étudiant(e) quand on lui apprend qu'elle fera un w-e dans son stage...

Comment expliquez vous que les élèves soufflent et rechignent quand on leur demande de faire une toilette mais pas lorsqu'ils sont évalués sur la pose d'une SNG ou d'une perfusion? Beaucoup de diplomés ont déjà du croiser ce genre de situation.
Comment devons nous le prendre?? Mettez vous à notre place pour une fois..

Enfin vous souhaitez le faire mais n'y arrivez pas, car on demande aux étudiants d'être plus autonomes dans ce nouveau référentiel..mais c'est totalement l'inverse..

walou83

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#27

Les oeillères....

Très intéressant de prendre ce mot... Mais pas sur que ce soit des oeillères d'étudiant.....

Restez réfractaire au changement et cultivez le "c'était mieux avant" oui vous avez raison :-)

Et être acteur de sa formation, oui je suis d'accord et c'est le cas vous en faîtes pas on fait avec on s'enferme pas pour pleurer... et on ne se met pas en arrêt maladie... on a un fameux diplôme à avoir.....

Mais je vois qu'avoir une discussion constructive, les remises en questions ne sont pas à l'ordre du jour. J'ai toujours eu du mal avec les gens aux discours non tempérés...

Nous étudiants avons des choses à améliorer et nous nous mettons en question, vous IDE aussi.... je sais ça fait mal à entendre....
Moi IDE dans quelques mois je n'oublierais pas de me remettre en question et de m'interroger sur mon tutorat et surtout de m'intéresser aux étudiants tout comme je m'intéresse aux patients....

Et oui les étudiants ne sont pas que une sorte d'anomalie ambulante prête à faire toute sorte d'erreur pour me ruiner mon diplôme!

augusta

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#26

Suite....

Même si certaines IDE considèrent que répondre aux sonnettes est une corvée, voire une "tâche ingrate", pour quelles raisons un ESI devrait penser la même chose? (cf mon post précédent Sonnette).

J'ai tout de même l'impression que certains ESI voudraient être calife à la place du calife. La formation dure 3 ans, et tant qu'on n'est pas diplomé, on n'est pas IDE.
Donc quelle est l'utilité de se comparer? Elles font çi et pas moi, elles font ça et pas moi, elles mangent ensembles et je me sens rejeté....

J'observe aussi que beaucoup d'ESI ne pensent qu'en terme d'actes. Comme Ju, on fait un acte quand on maitrise tous ses tenants et aboutissants. On ne pique pas pour piquer.


Mes stages ne sont pas si loin. Trouver sa place dans une équipe, qui tournait avant vous, et qui tournera après vous, est difficile, certes.
Si les IDE vous insupportent, vous pouvez aussi passer du temps auprès des patients.
D'après ce que je vois....souvent, le plus important n'est pas la relation avec le patient mais l'acte qu'on peut faire.
Dommage....

ju2304

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#25

Tu verras dans 5 ans !

Bonjour,

Votre article j'aurais pu l'écrire... y'a 6 ans. Et maintenant je vous dis, cet article il est écrit avec des "oeillères" d'étudiant ; et certainement de la rancoeur post stage.

Les sonnettes... donc si j'entend bien, il n'y a que les EIDE qui gèrent... j'ai envie de répondre : les services ne tournent donc pas quand il n'y a pas d'EIDE ?!

Les soins que ne vous ne pratiquez pas, posez vous les questions, les bonnes ! "Faire de la technique, coûte que coûte !"
J'exige qu'un EIDE sache un minimum de chose sur l'acte qu'il veut faire. Vous le saurez quand vous serez diplomés : dès que j'encadre ou laisse un EIDE en autonomie, c'est MON diplome que je met jeu !

Il faut effectivement encadrer pour faire de vous des professionnels de terrain, prêts à être lâcher et pouvoir gérer dès fois jusqu'à 15 patients seuls ! Oui vous en avez marre d'entendre que la nouvelle réforme pose problème ; mais sachez que nous avons du recul, et que c'est malheureusement la stricte vérité...

KeepCalm

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#24

être acteur et non pas spectateur de sa formation

ouais, c'est marrant je vis dans la même planète, mais pas dans le même monde que lui ! pourquoi tant de rancœur, de certitudes et d'aigreur, sois tu te croit dans le monde des bisounours, soit tu ne fait pas ce métier pour les bonnes raisons. Je sais c'est un poil dans le jugement, mais j'en ai par dessus la tête des râleurs, des pleureurs et des je ne suis pas content !

La seule personne qui pourra faire quelque chose pour changer le monde c'est toi -même, être acteur, de sa formation et de sa vie, et là tu n'est que spectateur !

Ici comme ailleurs tu rencontrera des gros cons et des gens formidables qu'ils soient internes, médecins, IDE, AS et patients, comme hors les murs, bienvenue dans la vraie vie, et surtout éviter l'eceuil de prendre un cas unique pour une généralité !

walou83

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#23

RE RE Augusta

Les ESI ne le ressentent pas comme une corvée... ils ressentent comme une corvée le fait d'avoir UNIQUEMENT TOUTES LES SONNETTES à répondre. MOi pour ma part je répondais à toutes les sonnettes des patients que j'avais en charge, et si j'étais effectivement disponible celles des autres... La différence est là ce ne sont pas les sonnettes qui posent problème mais le fait qu'on vous cantonne UNIQUEMENT à ça.... car justement les IDE en question les perçoivent comme des corvées ou des taches ingrates qu'elles délèguent allègrement aux ESI.... à la hauteur des dextros et des tensions !

bisounours1101

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#22

on a tous le choix

de voir le verre à moitié vide ou à moitié plein.
Il est facile de crier la dégradation de notre qualité de travail avec des patients qui eux sont de + en + exigents; il est facile de laisser l'étudiant de coté car on est déjà débordé par notre propre travail et que l'ESI en rajoute;
il est + difficile d'être empathique avec ses collègues ou futurs collègues autant que les patients ( pourtant nous sommes aussi des êtres humains avec nos faiblesses et nos doutes ); il est + difficile de garder le sourire auprès des patients même lorsque vous êtes érreinté.
Mais lorsque vous rentrez chez vous, c'est lorsque vous avez été bienveillant vis à vis de l'autre ( patient ou collègue ), que vous vous êtes donné à fond, que vous en ressortez fier du travail bien accompli.
Je n'ai pas d'amertume, pas de rancoeur parce que je sais que je fais mon possible ( personne n'est parfait, y a des jours avec et des jours sans ) mais je me dis que j'ai fais ma part .......
J'aime cette histoire: " sur une plage, des milliers d'étoiles de mer sont échouées. Je ne pourrai jamais toutes les sauvées mais pour chaque étoile de mer que je remets à l'eau, je serai unique et elle se souviendra de moi."
Soyons bienveillant les uns vis à vis des autres........ c'est la base de notre métier!

augusta

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#21

Sonnettes...

Je reviens encore sur cette histoire de sonnette.
Je ne comprends pas d'où vient cette espèce de compétition (moi stagiaire je dois me lever pour aller répondre alors que les IDE/AS/médecins ne bougent pas).

Mais qui y a-t-il derrière cette sonnette?
Il y a un patient qui a besoin de quelque chose.

Se déplacer lorsque ça sonne c'est justement s'enquérir du besoin de l'autre, avec parfois la possibilité d'y répondre. C'est aussi la possibilité de ramener certaines informations à l'équipe. C'est encore la possibilité de prendre le temps de s'asseoir, de discuter...pour comprendre (et pour reprendre l'exemple cité) pourquoi Mr X est perçu comme "pénible".

Bref, répondre à une sonnette ce n'est pas juste répondre à une sonnette.
C'est aller à la rencontre de l'autre....hospitalisé.

Dommage que les ESI le ressentent comme une corvée....c'est un truc que j'ai jamais pigé.

walou83

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#20

Réponse à Augusta

Bonjour Augusta.
Il ne s'agit nullement ici de se positionner en victime mais de dire ce qu'on voit, ce que l'on ressent. Et vous avez tout à fait raison il suffit de reprendre poliment la personne et lui redonner son nom. On a tous nos stratégies face à ces moments.
Mais le noeud du problème n'est pas là, et je ne suis pas d'accord avec votre vision du tutorat. Pour moi ce n'est pas comparable à aller chez un ami et participer aux tâches. Il y a un contrat moral entre l'IDE et l'étudiant, et il n'y a pas de notion de dettes mais de devoir! Ca sert strictement à rien d'"aider" l'IDE en allant faire le tour des tensions, des dextros, de descendre à la pharmacie pour au final le jour du bilan qu'elle dise "oh oui il/elle m'a bien aidé je lui valide ses compétences".... Les étudiants ne sont pas des petites mains et leur coup de main ne sont pas des exigences!
Comme je l'ai dit précédemment, il s'agit encore une fois certes d'une perte de temps au début pour l'encadrant mais qui se transforme en gain de temps une fois qu'il prend en charge quelques patients de A à Z et pas uniquement les tensions, les températures, les dextros, les bilans sanguins.

Les étudiants ne sont pas des victimes tout comme les IDE.
Et de toute façon le problème ne se retrouve pas qu'entre IDE-étudiant mais également IDE-IDE... Le nombre de fois ou une IDE d'un autre service se présente et que personne lui répond...., ne l'accueille etc....

Bref c'est avant tout un problème de personne plutôt que de métier.....

augusta

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#19

Victime....

Pour le prénom qui vous empêche, avec le sourire, de répondre: je suis stagiaire mais sinon je m'appelle Machin?
Qui vous empêche de vous faire respecter?

L'étudiant a le temps, l'étudiant a son programme d'étudiant. L'IDE a son boulot d'IDE et ce boulot se fait à 200 à l'heure.

Quant aux sonnettes....quand vous êtes invités chez des amis je suppose que vous avez la politesse de filer un coup de main. Pour moi, en service c'est du même ordre. L'équipe vous accompagne dans vos apprentissages, l'équipe donne.....et il faudrait que vous ne donniez rien en retour?

J'admets que ce milieu est difficile lorsqu'on est ESI.
Mais pensez-vous qu'il l'est moins une fois IDE?
C'est un leurre, mais vous ne manquerez pas de nous écrire la suite de vos déconvenues une fois sur le terrain....j'en suis quasiment sûre...

rebeccaorenstain

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#18

criant de verité

Ide depuis maintenant 11 ans.... j aime infiniment encadrer les etudiants.... les appelant toujours mon ombre .... parce que j espere qu ils aimeront travailler comme je le fais avec sourire, joie et humanitude .... non nos etudiants ne sont pas la pour servir mais pour partager des valeurs qui sont les notres... et qu a leur tour ils puissent prendre soin de ces humains tellement demunis d etre dans un lit d hopital.... dependant des soins prodigués... alors hauts les coeurs les esi.... devenez meilleur que ces collegues qui vous chagrinent..... Soyez remplis d humanitude et de compassion !!!!

bikete54

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#17

mort par hypoglycémie

Pour la glycémie, j parlais de la notre, lorsque nous n' avons pas le temps d aller, ne serait- ce d'aller boire un pti coup. Si tu ne connais pas ça, tu as bien de la chance.

walou83

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#16

Grain de sel 3

Et oui un étudiant n'est pas un vase vide à remplir... il passe pas du néant à la science infuse le jour de son diplôme!

Et pour le prénom perso ça me gêne pas si on s'en souvient pas au début tant qu'on s'adresse à moi avec politesse ce qui a presque toujours été le cas!

walou83

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#15

RE au dinosaure

Tu m'as au moins fait rire.

Excuse moi je ne savais pas que dans ton service 7j/7 et 24h/24 tu étais pris par des urgences..... et dans ce cas je conçois qu'il soit difficile de répondre à toutes les sonnettes.

Excuse moi aussi mais je trouve que CHAQUE IDE a sa façon de travailler pas un clivage "dinosaure/ jeune DE"

Ensuite pour des étudiants qui se prennent pour des mini médecins ça deviendra tout simplement les IDE qu'on retrouve qui se prennent pour des mini médecins ;-)

Je te laisse tu dois avoir une glycémie de 0,000001 micromol/L à prendre en charge!

bikete54

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#14

Bonjour l'avenir...

Je suis ce que l'on peut appeler un bébé dinosaure! Et ta lettre m'a fait bondir au saut du lit!
Vous étudiants, commencez d'abord par vous présenter et nous pourrons vous appeler par votre prénom.
Je pense avoir de l expérience dans mon métier, et le comportement de certain étudiants me rende dingue. Arretez de vous prendre pour des mini médecins. Nous sommes là pour vous apprendre des choses, mais si certains pensent déjà tout savoir.. alors pourquoi faire trois ans d etudes?!
Tu verras dans 4 mois, quand tu seras seul ide, une charge de travail énorme, la vessie prête à exploser, une glycémie à 0, 02g/l .... tu repensera aux dinosaures croisés pendant ta formation et tu te diras peut etre, ok elles ne pouvaient pas repondre à Toutes les sonnettes.
Je pense faire mn travail correctement, j essaye de prendre mon temps quand je le peux.
Mais je t avouerai franchement que l avenir me fait très peur. J ai peur que les dinosaures et les nouveaux DE ne fassent que ça de se prendre le bec, nous n avons pas la même façon de travailler. Ce n est pas de votre faute, ni de la notre d ailleurs!
Je finirai juste en te disant, comme d autres l ont dit avant, que je te trouve triste et aigri avant d avoir commencé. Il n est peut etre pas trop tard pour que tu changes de metier! Un cap fleuriste t apporterai peut etre plus de bonne humeur!
Bonne prise de poste dans 4 mois

walou83

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#13

Petit grain de sel 2

Je voudrais préciser certains éléments.
En maison de retraite (pour en avoir fait plusieurs) les IDE sont beaucoup plus bienveillantes avec les étudiants qu'en service de soins généraux, pourtant on apprend tout autant!

Je ne dis pas que lorsqu'on est IDE on est une bonne soeur pleine de valeurs, mais il y a un fossé entre ce qu'est sensé représenter l'IDE et parfois son attitude avec les autres. Moi je suis pas scandalisé par "l'amertume" de celui qui témoigne mais par la mise aux bans des étudiants par certain(e)s IDE. Et encore plus par la reproduction de ce schéma.... à croire qu'il y a une dimension de revanche....

Encore une fois il ne s'agit pas de critiquer purement mais d'essayer de faire améliorer les pratiques, car si je ne m'abuse former un étudiant fait partie des textes législatifs. Et parfois cela peut être une "perte de temps" mais l'investissement est parfois bien "rentable" quand vous avez un étudiant qui, bien formé, prend en charge quasi le secteur....

walou83

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#12

Petit grain de sel....

Pourquoi lui reprocher d'avoir tant d'amertume? Donc on ne doit pas exprimer ses ressentis et la loi dans notre métier c'est l'OMERTA? Je partage tout à fait son ressenti! J'ai croisé des IDE excellent(e)s en stage et d'autres qui sont des contre exemples. Le fait d'être diplômé ne fait pas de vous forcément un ou une bonne IDE, et malheureusement en tant que stagiaire, par la multiplicité des terrains de stages, on a plus de risque de croiser ce genre de personnes.
Ensuite, pour la distance soignant-étudiant, la question a se poser est : est ce que ça sert vraiment à la pédagogie? Ou c'est juste par intimité? Dans ce cas pourquoi ne pas décaler le temps de pause de l'étudiant pour pas qu'il ait à manger dehors....
Je suis scandalisé de lire que certain(e)s IDE soient choqué(e)s de lire son témoignage.
Pour finir, les remarques sur le "nouveau" référentiel de formation sont complètement infondées et sont juste, à mon sens, la cristallisation des angoisses du changement. Très peu d'IDE se sont vraiment intéressé(e)s à regarder de près avant de critiquer, et se contentent de dire "vous avez plus de MSP c'est n'importe quoi". A l'époque ou ces IDE étaient des "élèves" on entendait plutôt "ça sert à rien ces MSP c'est vraiment du théâtre"..... la mémoire est courte! Par contre les avantages? Parler l'anglais est un minimum dans nos sociétés qui s'ouvrent de plus en plus (il n'y avait pas d'anglais avant c'est scandaleux!). Faire des analyses de pratique, prendre de la distance sur sa pratique et chercher à l'améliorer font partie de notre formation et à voir certains IDE on se demandent si ça leur parle...., tout comme les soins éducatifs et d'encadrement.....
Bref, je veux pas relancer la guerre ancien/nouveau mais car c'est trop généraliste et heureusement tous les IDE diplômés ne sont pas des contre modèles.

wondernanou

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#11

perplexe

.....voila comment je suis a la lecture de votre lettre. et je me dit comment un étudiant à la fin de son parcours, peut il être si négatif envers son futur métier et ses collègues????
je fais certes parties des "vieilles" comme vous dites (diplômée depuis 1993 , et oui ca existe ;) )mais je ne me reconnais pas du tout dans vos propos! alors ,il ne faut pas généraliser, l hôpital,c'est comme de PARTOUT il y a des bonnes personnes et des moins bonnes........
vous savez, moi aussi j ai été élève, moi aussi ,j ai eu droit au taches ingrates et aux caprices de celles qu'on appelait déjà les vieilles ....mais a la fin de mes études,je n etait pas de tout dans le même esprit que vous, j avais plutôt hâte de faire partie de cette "grande famille".
de mon temps ( de vieille) vous savez, nous étions nombreuses,nous n avions pas toutes ces taches administratives,nous avions des transmissions orales donc un échange avec nos collègues et non des ordinateurs qui maintenant nous sont plus utiles que nos propres mains, c'est peut etre je vous l accorde tout cela qui a fait que notre generation de vieilles sont aigris et de moins en moins HUMAINES.
alors pour finir, j ai juste un conseil, ok n oubliez pas durant toute votre carrière que vous avez eté etudiant un jour, faites ce beau metier mais ne jugez pas sévèrement celles qui justement l'ont fait cette carrière, les w.end, les nuits, les noel et pas toujours dans la joie, mais l'ont fait!
nanou

cathansmo

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#10

lettre ouverte a mon futur ancien metier

En réponse je dirai lettre ouverte a mon futur ancien métier ....je suis en effet une très vieille diplômée depuis 1979 et théoriquement en retraite cet été ayant conserve mon ancien statut afin de partir plus tôt!! Pourtant je suis toujours la .....et je ne suis pas encore décidée a partir ???? Un master de sciences cliniques en poche décroché sur le tard je continue auprès du patient avec un rôle de consultante en pratique avancée dans le dispositif d annonce du plan cancer m engageant ainsi encore et toujours auprès du patient ...... N oublions jamais au un diplôme quelque soit le nom dont on l affuble donne une qualification non des compétences qui arrivent avec le temps .... Lisez Patricia Benner "de novices a expert"..... Toute cette amertume avant d exercer donne le vertige!!!!! Restons humbles maitre mot de notre métier nous avons déjà assez des médecins qui sont sur leur piédestal!!! Cordialement a tous de la part d un très vieux dinosaure

RobZ19

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#9

Gloire aux ESI !! Gloire à eux...ou pas !

J'ai lu et relu votre message...
Beaucoup de haine envers vos futurs collègues et votre profession visiblement.. J'espère pour vous que c'est parce que vous n'êtes pas passé dans les bons services ! Enfin comme le dit moutarde "ça promet".

Pour info, je suis "jeune" diplomé puisque depuis 2 ans 1/2 seulement, ancien référentiel. J'ai travaillé dans le public dans un grand CHU (encore à l'heure actuelle) et également en clinique. Bref, présentations faites commençons...

Nous prenons de notre temps (et donc celui pour les patients) pour les évaluer leur montrer nos petits "trucs a nous" et leur partager notre façon de prendre en charge les pathologies spécifiques de nos patients. Nous avons donc des attentes légitimes envers eux qui leur permettent d'avancer dans la formation : se renseigner sur les pathologies, les examens, certains médicaments spécifiques. Ces choses là que nous faisions en temps de MSP (pour les vieilles !!). On leur demande également de faire des démarches de soins... ET QUAND AU BOUT DE 5 SEMAINES ON ATTEND TOUJOURS DE VOIR PASSER ENTRE NOS MAINS UNE SEULE DEMARCHE COMMENT DEVONS NOUS REAGIR ??? (ne faisons pas de généralités les étudiants ne sont pas tous comme ça).

Marikha, vous dites "les personnels de ces services en question ne connaissent même pas nos noms", ces personnes se sont elles présentées? Nous en avons certains, nous ne savons pas qui ils sont et ce qu'ils font la... EST-CE A NOUS DE VOUS PRESENTER ET DE VOUS DEROULER LE TAPIS ROUGE?? (ne faisons pas de généralités les étudiants ne sont pas tous comme ça)

Pour simplement finir, j'adresse un message à l'auteur en lui disant simplement "Fais le travail de l'infirmier et non le travail de l'étudiant chaque jour et vois si tu as toujours autant de temps pour les patients". Gère l'administratif, le téléphone et les plaintes des familles et penses à écrire la suite de l'article.

xandarela

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#8

Petit mot d'une vieille!

Bonsoir, diplômée depuis 2001, je suis un peu un dinosaure dans le métier bien que relativement jeune!
Je suis donc issue de l'ancien diplôme, celui ou nous avions encore une épreuve écrite sur les 3 années 1/2 d'étude, le TFE et les MSP.
Je regrette énormément que vous ayez a passer ce nouveau diplôme qui, pour moi, est une absurdité hallucinante! Cependant vous n'y êtes pour rien et, au lieu de vous enfoncer, nous avons le devoir de vous aider et de vous accompagner! Car vous êtes nos collègues! Certes en "apprentissage" mais nos collègues!
J'exerce en libéral depuis 5 ans et je suis si heureuse d'être sortie de ce milieu hospitalier sectaire!
Parce que les patients sont bien plus reconnaissants et qu'il existe de vrais échanges, que nous n'avons pas de cadres sur le dos pour nous casser les pieds et surtout parce que c'est un vrai travail de collaboration avec les médecins qui nous font confiance!
Ne laissez pas des vieux frustrés vous miner, nous ne sommes pas tous ainsi et même si le diplôme que vous passez est assez mal foutu, à mon sens, vous n'en êtes pas responsables! Courage, certaines vieilles sont compatissantes et aidantes, et nous n'oublions pas que demain c'est vous qui prendrez soin de nous!
Gardez le cap, votre détermination à prendre soin et à partager. L'école nous apprend beaucoup mais aussi beaucoup de vent, de choses inutiles et oublié l'essentiel!
Courage à vous, collègues!

Marielamarmotte

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#7

Rien ne change... bis

Diplômée depuis 2005, je suis TOUT A FAIT d'accord avec Gandalf56, j'allais écrire EXACTEMENT la même chose !!!
Courage Molom, ne change pas : sois et surtout RESTE toi-même et garde toute ton énergie positive pour la donner aux patients, ils t'en seront toujours reconnaissants... et laisse donc les grognons grogner : on verra bien ce qu'ils diront le jour où ils seront au fond d'un lit d'hôpital ;-)

_Arnaud_

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#6

Et l'administration...

Ce qui m'a le plus choqué dans la formation ESI est le décalage entre ce qui nous est enseigné par les cadres formateurs et la réalité du terrain.

Et quand tu mentionnes devant ce décalage devant un cadre de santé formateur ou pas, il y a un déni incroyable et ensuite presque une haine que quelqu'un ait osé en parler.

J'avoue que, à quelques mois d’exercer, je n'ai pas peur d'affronter médecins ou IDE. Par contre, j'ai la crainte de l'administration.

Gandalf56

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#5

Rien ne change ...

Je suis diplômé depuis 2010 et lorsque je lis ce message j'ai l'impression de faire un retour arrière sur mes propres stages !! Je suis à 100% d'accord avec ce qui est dit et décrit ... L'étudiant est vraiment celui qui morfle le plus ... J'ai croisé des tas d'ide ... Heureusement certains d'entre eux ont été géniaux avec un grand sens de l'écoute et cette fameuse empathie qu'on nous décrit sans cesse pendant nos études ... Et qu'on ne retrouve pas sur le terrain ... Bien sur les responsabilités sont partagées : l'hôpital broie littéralement les soignants et effectivement seuls les médecins tirent leur épingle du jeu Grace à leur 12 ans de sacro saintes études qui leurs donnent une espèce d'aura protectrice ... Et pourtant j'ai aussi croise bcp de médecins incompétents, sans aucun compassion humaine ... Juste le désir d'assoir leur autorité derrière leur badge "médecin" !!
Bref je vois que rien ne change et c'est pour ça que j'ai choisi le libéral où on trouve encore du temps pour écouter nos patients (en tout cas dans notre cabinet) et tenter de répondre le mieux possible à leur demande et attentes.

Elo97

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#4

Beaucoup ont la mémoire courte

Je te souhaite juste de ne Jamais oublier cette lettre que tu as écrite en tant qu'étudiant et donc de ne jamais oublier que toi aussi tu as étai élève un jour, toi aussi tu as débuter dans le métier un jour et donc toi aussi tu as peut-être eu des lacunes, dit/fait des petites "erreurs"... C'est selon moi ce souvenir qui fait qu'un IDE (ou n'importe quel professionnel) est capable de transmettre un savoir et d'encadrer un élève, capable de se remettre en question, d'adapter son encadrement etc. On est censé ne pas juger nos patients mais aussi ne pas juger nos élèves (car juger et évaluer son 2 choses différentes il me semble) En tous cas ta lettre est touchante et véridique. Persévère et ne te laisse pas décourager!

Utilisateur supprimé

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#3

C'est en forgeant qu'on devient forgeron... et pas avant !

Même pas commencé et déjà tant d’amertume et de ressentiment... ça promet !

[...je sais très bien quel genre d’infirmier je serai et surtout quel genre d’infirmier je ne serai pas !...]

"La seule certitude, c'est que rien n'est certain " (Pline l'Ancien)

lauralya

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#2

Ce qu'on peu dire aussi...

J'ai été stagiaire il y'a peu et ce que j'appréciait c'est de prendre le temps, une fois le diplôme en poche, c'est différent " ce temps" car on ne la plus comme avant restriction budgétaire, changement de matériel parfois médiocre au lieu de demander au soignant ce qu'on pense de ce nouveau "comfeel" avant de changer de marque, manque de personnel!!! on en parle au cadre on signale est rien n'est fait, ce n'est plus seulement le physique qui prime c'est le mental!!!! c'est dur je te souhaite plein de courage dans notre métier il faut être fort, courageux et heureusement qu'il y'a des dinosaure comme je les surnom car c'est elle qui nous montre comment on ne veut pas être! p.s: il faut aussi dire que parfois que certaine personnes et certains stagiaires ne sont pas fait en réalité pour ce métier. Une chose et sur et qu'en lisant ton texte j'aurais apprécier t'avoir en tant que stagiaire. tu auras de sur ton diplôme et tu sera un IDE d’exception ne perd pas cela, bien a toi... une AS

Marikha

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#1

On peut rajouter...

... que les personnels de ces services en question ne connaissent même pas nos noms et nous disent "hé le stagiaire, tu peux aller faire ceci..."

Oui les patients préfèrent, de loin, les étudiants dans beaucoup de cas, car nous prenons le temps de l'écouter et quelquefois la situation qui agaçait le personnel, se règle seul.

Courage à toi et je pense que tu feras partie des IDE proches des patients et des stagiaires ;)