PORTRAIT / TEMOIGNAGE

« Marie ! Sonnette, stagiaire ! »

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Formation en ifsi

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« Infirmière ? Quel beau métier. Enfin, ce n’est pas un métier que je pourrais faire » ; « Tu vas voir, tu te lances dans une profession dans laquelle tu trouveras toujours du boulot ! » ; « Ce métier t’offre tellement de possibilités… Tu ne t’ennuieras jamais. » Que de belles paroles. Des paroles que l’on entend en boucle, lorsque l’on est étudiant infirmier. Cela a l’air idyllique, pas vrai ? Beau métier, profession riche en embauche, pleine de branches différentes… ça fait presque rêver. Mais à côté, qu’avons-nous ?

Détruite de l'intérieur, Marie, ESI de 2e année, survit à sa formation plutôt que de la vivre...

Je voudrais partager avec vous mon expérience. Exprimer ce que j’ai pu vivre, ressentir. La tempête qui fait rage dans mon esprit chaque jour qui passe et qui me pousse à vouloir interrompre chaque jour ma formation. Je suis aujourd’hui en 2ème année. J’ai validé ma 1ère année avec succès, mais les chemins que j’ai dû emprunter pour ça sont longs et sinueux. Les cicatrices qui marquent ma mémoire sont lourdes et profondes. Parce qu’il suffit d’un stage pour vous bousiller, pour écraser le peu de confiance que vous aviez de vous. Un stage pour tout décimer en vous, vous faire sentir moins que rien.

Le stage qui a ouvert ma 2ème année s’est déroulé dans un service de chirurgie orthopédique. Ou devrais-je dire : mon cauchemar s’est fait dans un service de chirurgie orthopédique. Une usine à prothèses où les patients ne sont finalement que des numéros. Il ne leur est attribué aucune identité, sinon une pathologie clairement définie et une chambre. Une ambiance totalement impersonnelle règne. Oh bien sûr, leur cas est abordé dans la salle de soins : celle-ci n’arrête pas de sonner pour rien ; ce qu’il peut m’épuiser avec ses plaintes quotidiennes, et j’en passe. Bien entendu, je ne reprends pas exactement les paroles entendues. Mais elles s’inspirent de ça. Y a le 22 qui sonne, t’y vas ? ; T’as vu la PTG du 1 ce matin ? ; …

Une usine à prothèses où les patients ne sont finalement que des numéros. Il ne leur est attribué aucune identité, sinon une pathologie clairement définie et une chambre.

Je suis arrivée dans le service en début d’après-midi. Personne pour m’accueillir, cadre absente. J’ai attendu sur une chaise que quelqu’un daigne m’accorder un minimum d’attention. Le soleil éclatait dans mon dos et m’hurlait de me tirer de là pour profiter de ses rayons. Ce que j’aurais dû faire, finalement. Cela m’aurait épargné bien des blessures. Une aide-soignante s’est approchée de moi, m’a montré où me changer et où déposer mes affaires. Une fois parée, une infirmière m’a harponné et m’a dit : Tu sais te servir d’un tensiomètre ? J’ai répondu que oui. Elle m’a dit d’en prendre un parmi tous et de la suivre pour une visite « au placard », comme ils l’appellent. Un lieu où sont entassées les personnes venant pour des soins ambulatoires. Ils arrivent le matin et repartent le soir. Le service ne m’a pas été présenté immédiatement. Personne ne m’a dit qu’il y avait deux ailes et que les équipes étaient divisées entre les deux à chaque fois. Je me suis vue emportée dans l’engrenage très vite. Trop vite.

Je les voyais, vissés sur leur chaise, portables dans les mains. Vous connaissez ce jeu, « Duel Quizz » ? Je le trouvais tellement stupide, sur le moment. Ils ne jouaient qu’à ça.

Les jours ont défilé. Avec qui devais-je aller ? Les inf, les AS ? Chaque matin, je me levais avec la peur au ventre. Une affreuse boule creusait constamment mon estomac à l’idée de me rendre dans ce service. Je ne me sentais pas à ma place. J’étais spectatrice de moi-même. Spectatrice de tout, d’ailleurs. Je divaguais dans les couloirs, errais à la manière d’une âme vidée. C’est ça, j’étais vidée. Vidée de tout espoir, vidée de toute envie. Plus rien ne m’animait. Le matin, lorsque j’arrivais, je me disais Allez, plus que 7h30. Et je comptais les heures. Mes yeux restaient accrochés à la pendule. Inlassablement. L’aiguille est rapidement devenue ma meilleure amie. Ou ma pire ennemie. Bien des fois je l’ai vu se déplacer lentement, comme si elle cherchait à me narguer. Au bout de deux semaines, je me suis prise une grande claque dans la figure : je ne connaissais pas grand-chose du service. Je ne connaissais pas grand chose des soins. Je n’avais été accompagné au cours de ces jours que du mépris des aide-soignant(e)s. Je ne blâme pas les infirmières : elles étaient formidables et présentes. Je voulais leur ressembler. Mais les AS restaient dans les parages pour me rappeler que je n’étais pas grand-chose. Ils connaissaient l’une de mes cordes sensibles et n’hésitaient pas à jouer avec, si bien que les larmes n’avaient de cesse d’affluer lorsque je me trouvais en leur présence. Les remarques coulaient à flot à propos de cette corde. Etait-ce volontaire de leur part ? Je le pense. Je le pense sincèrement. Alors je me cachais dans les toilettes. Je passais mon temps à aller pisser. A boire, à pisser. Parfois, je me planquais dans la chambre des patients et je discutais avec ces derniers. Je préférais largement être à leurs côtés plutôt qu’être en salle de soins, avec Eux. Je les voyais, vissés sur leur chaise, portables dans les mains. Vous connaissez ce jeu, « Duel Quizz » ? Je le trouvais tellement stupide, sur le moment. Ils ne jouaient qu’à ça. Je me souviendrais toujours de ce moment, marquant à jamais ma mémoire de stagiaire infirmière. Je suis assise dans la salle de soin. Je prends des notes sur mon petit calepin, de peur de ne plus m’en souvenir en rentrant chez moi. Une sonnette retentit. Elle ne concerne pas l’aile dans laquelle j’ai décidé d’être mais je me dis tant pis, j’y vais. Je veux achever la phrase que je suis en train d’écrire, lorsqu’une AS se pointe à l’entrée de la pièce. Elle se place dans l’embrasure et me scrute d’un air suffisant. Ses yeux sont comme des lames et viennent lacérer mon âme déjà bien blessée. Je la regarde à mon tour. Ses traits sont arrogants. Elle pointe de son index le couloir et me crache d’une voix chargée de prétention : Marie ! Sonnette, stagiaire ! Je suis restée quelques secondes à analyser cette phrase. Elle a fait plusieurs fois le tour dans ma tête, jusqu’à ce que j’arrache mes fesses de mon siège. Je me suis sentie tellement misérable, lorsque j’ai quitté la salle. Je sentais que je retenais son attention. Je sentais aussi qu’elle bouillonnait de satisfaction. Comment vouliez-vous que je me sente bien ? Y avait-il une recette ?

Je me tuais à essayer les choses. Je me tuais, sincèrement. Sauf que mes efforts restaient vains constamment. Elles m’ont dit que si je continuais dans ce sens, mon stage ne serait pas validé.

Je suis parvenue à retenir mes larmes pendant deux semaines. Deux misérables semaines. Deux semaines horribles, deux semaines de remise en question. Etais-je faite pour le métier ? J’en doutais sérieusement. Ces AS me cassaient sans arrêt. Dans ma tête, une seule idée s’affichait : arrêter ma formation. Me barrer de là, et trouver autre chose. Fleuriste ? C’est cool de s’occuper des fleurs ! Boulangère ? J’aime bien la pâtisserie. Eboueuse ? J’aurais pu avoir la prime de risque ! Tout, sauf infirmière. Tout, sauf un métier dans le milieu médical. Je voulais m’éloigner de cette atmosphère, m’éloigner de cette mentalité. Après deux semaines, des AS m’ont prises à part. Pour me dire que ça n’allait pas, que je n’étais pas dedans. Elles m’ont dit que je n’étais pas assez vive, que je ne prenais pas assez d’initiatives. Je me tuais à essayer les choses. Je me tuais, sincèrement. Sauf que mes efforts restaient vains constamment. Elles m’ont dit que si je continuais dans ce sens, mon stage ne serait pas validé. Et il était hors de question que je fasse un stage de rattrapage. Lorsqu’elles m’ont dit tout ça, je n’ai pas pu me retenir : j’ai fondu en larmes, dégueulant de façon humide mes sentiments. Je ne voulais pas en arriver là, mais je n’ai rien pu contenir. Je leur ai confié que cela faisait des années que je souffrais d’un gros manque de confiance en moi. Que j’avais d’énormes complexes avec lesquels je devais constamment vivre. Je leur ai dit que j’avais un vécu qui faisait que je me trouvais tout le temps sur la réserve. Que cela faisait un an que je bossais dessus mais que je ne pouvais changer en 3 ans ce que je m’étais évertuée à construire en 20 ans. Ma personnalité était ainsi forgée. Je n’y pouvais pas grand-chose. Je transpirais mon éducation, mon histoire… Je n’étais pas réservée par choix. Je subissais cette réserve.

J’ai le cœur qui semble vouloir se décrocher de ma cage thoracique. Je suis encore à l’école. Et je ne vis pas : je survis.

J’ai alors compris que ce que les professionnels voulaient étaient des stagiaires capables de rentrer dans un moule : les gentils stagiaires, les bons stagiaires, les stagiaires qui répondent aux sonnettes, qui vident les poubelles quand elles sont pleines, qui vont nettoyer le caca et le vomis quand les professionnels sont en pause et sont en train de manger…. J’ai alors compris que chaque élève avait son étiquette. J’avais la mienne. Celle de l’élève démotivée. En vérité, je n’étais qu’une poupée chiffonnée. Désarticulée. Je suis allée au bout de ce stage, malgré tout. Je n’ai validé que trois compétences, ce qui m’a valu un contrat pédagogique à l’école. Parce que valider trois compétences n’était pas suffisant et ne répondait pas aux attentes de la 2ème année. J’ai écopé de ce contrat comme j’aurais pu écoper d’une peine. J’ai considéré celui-ci comme étant un échec, même si j’étais allée au bout de mon stage. Aujourd’hui, je suis encore à l’école. Et je compte continuer autant que possible. Même si je garde cette boule affreuse dans l’estomac. Même si j’en ai des nausées de me lever le matin pour aller dans un service de soins. Même si, dès que j’ouvre la bouche auprès des professionnels, j’ai le cœur qui semble vouloir se décrocher de ma cage thoracique. Je suis encore à l’école. Et je ne vis pas : je survis.
Mes parents ont financé ma formation. Je la leur dois. Ils croient en moi et je ne veux pas les décevoir. Ils sont persuadés que tout se passe bien, que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Je me dis que je n’ai qu’à continuer à sourire et à dire que oui, ce métier offre pleins de débouchés, que oui, ce métier ne souffre pas d’un manque d’embauche, que oui, il est beau à en crever et qu’on sauve des vies, youpi. Je n’ai qu’à faire tout ça.

Mais à chaque fois, les souvenirs me rattrapent. C’est comme un poison qui coule perpétuellement dans mes veines. Il me bouffe, me ronge… m’éteint.

Je ne vivrais toujours pas plus. Mais je continuerai au moins à survivre. Pour eux. Ainsi que pour les patients que j’ai pu aider du mieux que je le pouvais, ceux qui ont marqué mon cœur et mon esprit, et ceux que je rencontrerai dans le futur. Après tout, j’estime ne pas faire cette formation pour me battre contre des AS aigris. Je la fais pour me battre contre des pathologies empoisonnées et ainsi donner à des personnes la possibilité d’envisager un futur serein. Je ne suis pas une héroïne mais j’espère pouvoir offrir à des gens le sourire, la présence, le soutien et tout ce dont ils ont besoin.

Voilà. Je crois que c’est principalement pour ces personnes-là, que nous devons nous battre. Je n’estime pas cette histoire terminée. J’aurais encore des tonnes de choses à vous raconter sur la réalité de la formation. Sur ma réalité et mon vécu. Je pourrais développer des pages et des pages sur les émotions qui m’animent chaque jour, sur les impressions qui m’écrasent régulièrement. Je me lève tous les matins en me demandant : pourquoi ce métier et pas un autre ? Bon nombre d’entre vous ont une réponse à cette question. Moi, je la cherche. Depuis ce stage en chirurgie orthopédique, je la cherche. Je suis tombée sur des stages idéaux après celui-là. Des stages qui m’ont redonné confiance et qui m’ont offert la possibilité de croire que j’étais éventuellement faite pour être infirmière. Mais à chaque fois, les souvenirs me rattrapent. C’est comme un poison qui coule perpétuellement dans mes veines. Il me bouffe, me ronge… m’éteint.

J’adresse ce témoignage à tous les élèves qui, comme moi, se sont dit qu’ils allaient laisser tomber. Que la peur les vaincrait.

Le mot de la fin ? Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort. Je me battrai. Je me battrai et j’irais montrer à ces AS qu’elles avaient tort. Même si infirmière ne répond plus à l’image que je me faisais, même si ce métier n’éveille plus en moi les passions d’autrefois, je leur prouverai que je suis capable d’aller au bout. Tout du moins, j’essaierai. J’essaierai. J’adresse ce témoignage à tous les élèves qui, comme moi, se sont dit qu’ils allaient laisser tomber. Que la peur les vaincrait. Ne laissez pas gagner les mauvaises langues. Jamais. Vous valez mieux que ça, croyez-moi. Parce que vous avez eu le mérite d’essayer. N’oubliez pas de tenter lorsqu’il faut tenter. Et n’omettez pas une seconde chose : devenez qui vous êtes, et pas ce que les autres veulent que vous soyez.

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Etudiante en soins infirmiers, 2e année

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Commentaires (35)

methode1

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#35

Alors?

Salut, je tombe sur ce post datant un peu maintenant...
Que deviens-tu Marie??

JEDYTE

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#34

Mon opinon

Beaucoup de monde se retrouve dans le témoignage de Marie.
Moi même j'ai vécu trois stages dans ma formation, comme un véritable enfer. Et plus je m'en prenais plein la tête, plus je perdais mes moyens, je me bloquais et ainsi leur donnais raison (le cercle vicieux).

Tout le monde s'accorde pour dire que la maltraitance des patients est intolérable, mais par contre les ESI, eux, ont le droit de se faire maltraiter par les soignants.
Belle mentalité soignante, bravo !!

Le phénomène est connu. Dans le service de pédiatrie où je suis allé, tout le monde savait que ça se passait très mal avec les étudiants car on discutait entre nous de nos lieux de stage. Et bien sûr, mon tour est venu, je n'ai pas été épargné. Bilan de mi stage : la formatrice référente avertie et pas étonnée puisqu'elle avait les mêmes retours.
Voyant mon mal-être, elle m'a proposé d'aller voir mon médecin traitant pour me faire arrêter. Plus fort que cela, j'ai résisté et j'ai tenu encore deux semaines. Ce ne sont pas ces méchantes femmes qui allaient me faire arrêter et décider de mon avenir, je n'allais pas leur donner raison ! J'ai bien fait de résister : j'ai eu 10/20 à la fin du stage, là où d'autres ont eu 7/20.

La formatrice m'a dit que les IFSI manquaient de lieux de stage et qu'ils ne pouvaient pas se permettre de ne plus y envoyer d'élèves, sinon un autre IFSI allait envoyer ses propres élèves et le mien perdrait ce lieu de stage. Même si ça met des étudiants en difficulté puisqu'elle m'a dit que les équipes tournaient, les gens changeaient et que c'était une mauvaise période pour les étudiants.

Donc à ce titre, on avait le droit de subir de la violence psycholoqique, de l'humiliation etc. C'est le prix à payer pour pouvoir être infirmier.

Idem dans deux autres services, dont le stage pré-professionnel qui dure deux mois avec la menace de ne pas le voir valider et de voir tous mes efforts anéantis, si près du but.

Aujourd'hui je suis diplômé depuis presque neuf ans et me plaît tout à fait dans mon poste actuel. J'ai tout de même envie de découvrir d'autres horizons et retravailler dans la petite enfance. J'aimerais passer le concours de puer mais je ne suis pas prêt à recommencer, même une année, à retourner dans le monde impitoyable de l'hôpital, dans l'état dans lequel il est actuellement.

Après, ce qui me dérange le plus, c'est lorsque l'hôpital, l'encadrement et les formateurs se rendent complice de cette situation, laissant se faire maltraiter des étudiants parfois fragiles. A quand en plus d'un concours d'entrée pour les IFSI, une éprevue bootcamp ?

Esi-mms

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#33

Courage !

Je me reconnais presque dans ton témoignage. Je m'appelle Marie, je suis étudiante en 3ème année.
Pour moi aussi mon 1er stage de 2ème année a été très dur. malheureusement, je n'ai pas su rebondir, et si j'ai continué mes études, c'était uniquement parce que mes parents ne m'ont pas laissé le choix. J'ai donc redoublé ma 2ème année de formation. Avec de nouveau stage horrible.
Mais mon dernier stage de rattrapage était exceptionnel. Une équipe où prédominait les jeunes DE qui avaient encore en tête les horribles stages qu'ils avaient passer. Ils m'ont redonné confiance en moi. Je savais plein de chose. "Plus de chose que les autres étudiants de ton niveau de formation" disait même une infirmière. Et oui, 4 stages supplémentaire c'est contraignant mais vraiment bénéfique. Aujourd'hui je finis ma 3ème et DERNIERE année de formation.
Et je suis vraiment épanouie, (sauf quand je bosse mon mémoire mdr). Mon semestre 5 est passé comme une lettre à la poste, les évaluations écrites m'ont semblé simple. J'ai compris que tout mes coups dure ont fait de moi une fille pleine de ressources.
La plus belle des victoires, c'est quand sur ton bilan de stage, il est écrit "Sera une bonne infirmière"

Je te souhaite pas mon parcours qui a été extremement dur moralement, mais je te souhaite la même victoire.
Au moins toi, tu bichoneras les étudiants qui passeront dans ton service.

Je te souhaite beaucoup de courage et la force de vaincre ces études qui n'ont rien de simple mais qui en valent la peine !

Ecrit moi au besoins. :)

Allo?_pital_?

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#32

L'Hôpital n'est qu'un reflet de la société...

Les soignants sont loin d'être tous humanistes, bienveillants et équilibrés... mais c'est dans tous les secteurs de la société. La violence verbale, psychologique ou physique est partout. Aucun secteurs professionnel n'est épargné par des petits tyrans locaux, des petits chefs odieux ou des personnes aigris...
et c'est toujours les plus "faibles" qui dégustes... Stagiaires, intérimaires, CDD, etc... Bienvenu dans la précarité !!
Beaucoup sont spectateurs... peu bougent... il ne faut pourtant pas grand chose pour refroidir un petit Tyran...

De mon avis, la dernière réforme des études IDE est une catastrophe. L'augmentation des quotas dans les IFSI (+ la réduction de personnel dans les hôpitaux + la fermeture de lits + l'ambulatoire + etc...) à fait naître le chômage dans notre profession épargnée jusque là.

La sélection est moins rigoureuse et il n'y a plus de barrages... les étudiants ne sont plus soutenus et aidé comme avant. Nous avions des Bilans de fin de 1ère semaine et mi-stage avec la formatrice IFSI qui venait nous voir a tous les stage minimum une fois et elle restait la demi-journée avec nous pour mettre à plat toutes les difficultés. Elle faisait le pont avec les équipes... à la fin du stage on passer un entretien systématiquement avec la cadre et la formatrice de suivit que nous avions durant 3 ans.

Les stages sont trop longs et pas assez diversifié. 1 mois en enfer ça reste qu'une mauvaise expérience, 10 semaines c'est insupportable !!!

Quant-est-ce que les syndicats professionnel, l'Ordre infirmier, les directions d'IFSI et d'établissement, les cadres de proximité vont - ils prendre conscience du problème et se remonter les manches pour que ces situations intolérables cessent ? Au moins qu'il y est des recours pour les victimes...

zazaminou

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#31

briser le silence

coucou marie!!!
ton témoignage me touche beaucoup. je suis en première année (deuxième stage). Je rencontre les mêmes problèmes, en ce moment.
Et tous les matin c'est la peur au ventre, le cœur serré que je pars. Des nuits d'insomnie. Le fait de savoir, que je ne suis pas la seule dans le cas m'encourage.
Mais on ne lâchera pas.
Courage....

Swedish

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#30

Dur dur

"pourquoi ce métier et pas un autre ? Bon nombre d’entre vous ont une réponse à cette question. Moi, je la cherche."

C'est exactement ça! Quand on a pas vraiment la vocation c'est dur... J'ai souvent envie d'arreter même si ça se passe bien... Et puis des patients nous disent qu'on est formidable, qu'on devrait continuer, et on se dit que finalement ça vaut peut etre le coup même si c'est dur!

alizea13

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#29

Marie

Chère Marie je compatis et je suis de tout coeur avec toi. Je suis diplômé depuis maintenant 4 ans et j'ai moi même vécu ce genre de stage mais pas avec des aides soignantes mais une cadre et une équipe infirmière en soin a domicile où j'allais en stage en pleurant et je revenais en pleurant je ne voulais plus y aller et pire encore jetais a 400km de chez moi et je bossais en EHPAD le weekend pour payer mes études. Ce stage m'a traumatisé et je voulais tout arrêter mais a mon stage suivant ou j'ai du refaire une msp j'ai repris un peu confiance mais lors de mon stage DE rebelotte j'ai subit les foudres d'une infirmière aigrie et mal b.... Bref j'ai eu mon diplôme et ce stress engendré lors de ces stages m'ont poursuivie après dans ma vie professionnelles.
Je t'explique ça pour te dire que aujourd'hui je suis IDE au Pool et que j'ai jamais eu autant de compliment sur ma prise en charge que maintenant par des médecins, des chefs de service, des collègues, des cadres... Bref la roue tourne et si tu te poses la question suis je fait pour ça? Pense a une seule chose et tu satisfaite lorsque un patient te sourit ou te dis merci? Si la réponse est oui, alors continue, persévère et ne lâche pas prise. Tu es faite pour ça et tu montreras a ces aides soignantes que tu es plus forte qu'elles.
Courage. Bisous

MelanieQ

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#28

Idem ...

Malheureusement moi aussi j'ai subi ce genre de choses, dès que je me suis présentée on ma bien fait comprendre que je n'avais pas ma place ...
"Ben t'sais quoi l'élève ? Avec moi c'est marche ou crève !"
Ca a fini en arrêt de travail et conseil disciplinaire ...

Mais aujourd'hui je suis diplômée et c'est pas grâce à ce stage !

babycole

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#27

ne pas arreter d'avancer , faire que son coeur continue de battre

D'abord ASH , puis AS , infirmière depuis trois ans , a l'aube de l'entrée en ecole de bloc ... Dix ans grosso merdo que je traine et me bats dans le milieu .
17 maisons differentes entre courts contrats et longs contrats , certaines places ou je me suis épanouie , d'autres ou j'ai souffert .
Je suis volontaire . Je suis battante , et pourtant , tout comme toi Marie , j'ai eu droit aux stages pourris .
A une semaine de mon DE , je suis ancienne formation , dans un service d'ortho , ou en fin de stage je ne savais toujours pas ou se trouvaient les toilettes dédiées aux personnels de service , un service ou a l'entrée , on m'a demandé de ne me meller sous aucun pretexte aux equipes ( comprendre : pas la pein d'amener ta gamelle , tu ne mangeras pas ) un service ou un vendredi , apres 5 jours de levée a 5h pour y etre a 6h , je me dirige vers l'office ou toutes sont confortablement attablées et sortent leur tuperware , se partagent les blisters de nourriture patient non distribués , je vais prendre un fond d'eau pour gober mon advil( de ma maison ) , on me demande ou je l'ai pris ( humiliée ) puis on me demande de pas prendre de café , apres tout je paye pas , et une sonnette sonne .
Une fille me dit " Tu va y aller , faut bien que tu t'entraines pour plus tard ... hein . " et pouffe de son bon mot .
J'ai survécu .
Je sais pas comment ces stages peuvent gommer ceux ou on a été bien , et traité avec bienveillance , il y en a eu pourtant . C'est le pire dont on se souvient .
J'ai orienté ma carrière sur les Blocs , j'y avance , loin des services , je travaille en milieu clos , pas toujours facile , mais j'ai reussi a me soigner , un peu .
Je reste surprise quand des élèves m'attendent en fin de journee , ou me cherche en fin de stages ...
Pour me remercier .
et la dernière a choisi le mot de bienveillance au regard de son accueil et de ce que j'ai mis en place pour elle .
a Lire " pourquoi et comment devient on infirmière "

madineva

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#26

Pourquoi tant de haine...

Ma chère Marie, que de douleur, que de tension que je partage...
Je suis étudiante en 3ème année, plus de 20 de travail en tant qu'aide soignante , une envie de progresser, major de promo et pourtant mon stage ressemble à ce que tu décris! De la haine, l'humiliation au quotidien, la boniche de service même si je bosse comme une malade sans aucune reconnaissance...Par contre la moindre erreur c'est payé au prix fort...Pour moi dans 4 mois c'est finit, je ne comprend toujours pas l'agressivité de certaines soignantes (Eh oui, les hommes disent les choses mais n'ont pas le vice des femmes pour humilier!!!) Un ancien chef de service disait à mes collègues non motivées d'aller visser des boulons chez Renault ça éviterait de faire souffrir les gens...Bien des soignants devraient en prendre de la graine...Courage Marie, barricade toi, protège toi, ta plus belle reconnaissance c'est le regard que porte les patients sur toi, moi c'est ce qui me fait tenir!!! Je suis presque sûre que je pourrais être ta maman mais comme tu le dis si bien tu ne choisis pas d'être réservée, d'avoir confiance en toi ou non et cela quelque soit ton âge...Je t'embrasse et tiens bon

acia13

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#25

Infirmière parle à ESI en détresse

IL y a plus de 15 ans, j'étais élève auxiliaire de puériculture. A mon stage de diplôme. Une infirmière s'est écrié devant moi et sans me regarder " à ses collègues "Et ça!!!(moi).... ça va devenir auxiliaire de puériculture?!!! " Autant dire que outre le fait que j'avais très bien réussi mon année d'étude, je n'ai pas eu mon diplôme! Aujourd'hui je suis infirmière depuis 10 ans et j'ai pris ma revanche sur le passé. Courage, les années ESI sont difficiles et l'envie d'abandonner est souvent grande. Qui n'a pas eu un stage pourri dans ses années d'études? Mais tu n'auras pas fait tout ce chemin pour rien, un jour tu seras récompensée et quand une ESI viendra en stage dans ton service, tu sauras l'accueillir et la former et peut être sauras tu recadrer tes collègues qui auraient un comportement inacceptable. C'est ça aussi Le métier d'infirmière!

ylang976

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#24

suite

Marie, reprend courage, confiance en toi et assurance, tu vas certainement tomber dans une équipe où tu te sentiras bien, il y en a ! il y a aussi des soignants bienveillants et des équipes motivées et très agréables même si tout n'est pas toujours rose.
Il faut apprendre à se protéger contre les personnes malveillantes, rester insensible à leur sarcasmes et attaques tout en étant polis et discret,repérer les pervers, les manipulateurs... et trouver des personnes ressources qui seront des alliés précieux, qui te redonneront le gout de la profession.

ylang976

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#23

Mémoires de stages et services pouraves

Bonjour Marie,
je trouve ton témoignage très bien écris et plein de sensibilité.il vient de titiller de vieux souvenirs d'un stage atroce au bloc opératoire d'une maternité parisienne en 2ème année. Au bout d'une semaine je n'avais pas trouvé ma place, je ne supportais pas la tyrannie de la chef et la lâcheté mole des infirmières qui avaient pitié de moi mais s’aplatissaient devant leur chef. Comme j'étais discrète et polie je n'ai pas tarder à somatiser. Mon mécontentement est sortie sous forme de migraine et gros vomis dans le bloc opératoire, ce qui a rendu tout le monde furax. Secrètement je me suis mise à jubiler, rien qu'à l'idée d'avoir un prétexte d’être malade et fuir ce stage. L'idée d'avoir salopé leur bloc m'avait rendu aussi très satisfaite. j'étais devenue insensible à leurs sarcasme tellement leur réactions avaient été pitoyables. j'ai pu claquer la porte du bloc avec fierté (en collant un peu de vomis sur la poignée ^^). les formatrices m'ont soutenu et je n'ai plus jamais remis les pieds dans cet endroit immonde, sauf pour ma note qui a été bonne au final
Mais la différence avec toi c'est qu'il me semble que tu as manqué de soutient de la part de tes formatrices, ou bien la formation actuel n'est pas adaptée (diplômée depuis 25 ans).
Quand on commence la formation très très jeune, on ne sait pas se protéger contre la malveillance, la jalousie, la manipulation et le sadisme. Toutes ces choses existent dans le monde hospitalier comme à l'extérieur. Sauf que le monde hospitalier est clos et étouffant (les chiottes ...seul refuge). Et les relations dans les équipes sont parfois très complexes pour nous, petit(es) étudiant(es) sensibles et peu assurés. Et j'ai envie de dire que ceci continue aussi une fois que l'on est diplômée, il y a des équipes pas faciles, mais rien n'est immuable et j'ai vu, avec la patience les choses changes et les emmerdeurs finissent par capituler! Courage à toi, prend de l'assurance, c'est un beau métier !!

zen attitude

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#22

Courage

ça ne m'étonne pas,mais sache que toutes les aides-soignantes ne sont pas comme ça.Dans mon service nous travaillons mains dans la mains et faisons tout pour que les futurs infirmiers deviennent de bons infirmiers.Bon courage à toi

audreych054

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#21

Le courage ne suffit pas toujours

Je viens de lire ton article, et je me suis retrouvée dans bon nombre de points évoqués.
Mais contrairement à toi, j'ai arrêté ma formation en 3eme année au semestre 5, contrainte et forcée par l'IFSI, même si j'y penser depuis mon premier stage de 2eme annéee. Je te rejoins sur le fait que si le métier nous passionne, il faut se battre et ne pas abandonner. Mais quand je lis ta souffrance, je peut m’empêcher de faire la parallèle avec ce qui était la mienne il y a peu. Et cette formation et ce métier, ne valent pas la peine qu'on se détruise moralement pour pouvoir l'exercer. 3 ans de souffrance où tu finis par perdre totalement confiance en toi, ne se récupère pas du jour au lendemain. Le milieu hospitalier peut se montrer redoutable où la moindre erreur peut coûter cher.

Contrairement à ce que je pouvais penser, arrêté ma formation a été difficile a vivre au début, pourtant c'est la meilleure décision que j'ai prise, et aujourd'hui je remercie l’équipe de L'IFSI de m'a forcer à le faire. Aujourd'hui, j'ai trouvé mon bonheur professionnel en tant qu'auxiliaire ambulancière.

Alors je ne dit pas qu'il faut baisser les bras à la moindre difficulté, je dis juste qu'il faut savoir se poser les bonnes questions, et savoir si le mal être ressentis ne viens pas juste du fait que l'on est pas fait pour ce métier. Parce que malheureusement si c'est le cas, les soignants ( pas tous heureusement) n’hésiteront pas à nous le faire comprendre de la pire des manières.

Dans tous les cas, je te souhaite de réussir ta formation mais surtout d'y éprouver du plaisir par la suite, car crois moi, se lever le matin pour aller en stage avec un noeud à l'estomac au point de s'en rendre malade, ce n'est pas une vie, et aucun métier ne vaut la peine de se mettre dans tel état.


Courage à tous ceux qui subissent la formation plutôt que de la vivre.

Lolamélanie78

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#20

Ne pas leur donner raison.

Salut !
Actuellement je suis étudiante en 3e année. J'ai vécu plusieurs stages dont certains où je ne me suis pas réellement sentis intégrée justement à cause de ce statut de stagiaire. Il y en a eu un particulièrement difficile qui ne c'est pas très bien terminé. On te donne l'impression que tu n'es qu'un boulet pour rester polie (^^'), tu es la stagiaire et tu n'as même pas de prénom. Je ne me suis pas demandé si c'est ce que je voulais faire mais si j'étais vraiment faite pour ce métier.
Personnellement je ne comprends pas leurs attitudes que se soit les infirmières ou les aides-soignantes parce qu'elles aussi ont été à notre place, elles aussi ont vécues ce mal-être et pourtant....
J'aurai le même message que toi Marie. Celui de ne pas abandonner, de ne pas leur donner ce plaisir pour leur montrer au final qu'on a réussis.
P.S: Je ne fais pas une généralité sur les infirmières et les aides-soignantes.

caqui13

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#19

quelle horreur

mais qui est assez S..... pour faire vivre ça a une eleve .....c est vrai qu il y a beaucoup d AS qui sont jalouses des ESI , déjà a mon époque 1982/85 , il y avait ce genre de dérapage , par exemple en creche avec les auxiliaires puéricultrice ..... , mais ne baisse pas les bras , ce stage est fini , et d autre avec des professionnels super sympa et adorables vont arriver , la roue tourne MARIE , ne l oublie jamais .....

execho

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#18

si ce qui ne tue pas rend plus fort?

l'agresseur ferait donc oeuvre utile?la souffrance ne fait pas grandir elle affaiblit.et l'agresseur est un gros c...,en général.

Utilisateur supprimé

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#17

pourquoi ! :-(

je lis, atterrée, ces messages, le tien et les autres du forum
Vieille infirmière je connais ce milieu, pourtant, à ma connaissance, je n'ai pas vu un tel déferlement de nullité sur le plan humain
je ne comprends toujours pas qu'on fasse payer ses frustrations de n'être "que" aide-soignante
(attention, je ne mets pas tout le monde dans le même sac; et je dis ceci sans être méprisante envers les AS !)

n'oublions pas que "la petite Marie "stagiaire" sera celle demain qui fermera les yeux de mon père ou... de l'époux de l'AS qui lui pourrit la vie.
ne cassons pas nos soignants de demain, ce sont eux qui à leur tour transmettront le savoir
ne les faisons pas basculer de victime...à bourreau...
(certains par pur sadisme se "consolent" en se disant, à mon tour maintenant !!)

j'espère, petite Marie, que tu rencontreras d'autres soignants qui t'aideront à garder ta dignité humaine et, lorsque tu seras infirmière, à ton tour, tu sauras comment être avec les étudiants que tu formeras

oui Marie
"ce qui ne tue pas rend plus fort" :-)

steph ADP

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#16

courage

En effet tu racontes à merveille ce que je vivais durant ma 1ere année IFSI résultat j ai arrêté malgré les encouragements de mes proches...Redoubler oh non

paulinett78

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#15

En te lisant j'ai l'impression de revivre ce que j'ai vécu (2)

Tu as raison, je pense que grâce à ton témoignage et le travail qu'il t'as permis de faire sur toi, tu vas être "récompensée" en réussissant des stages haut la main, car tu as l'air d'être une personne persévérante, pleine de générosité et de sensibilité, courageuse et déjà très mature dans ta tête!
Je t'admire, courage Marie, tu verras tout cela va payer et bientôt cette période difficile ne sera que souvenir.

Je te souhaite une belle carrière car tu le mérites.

Pauline.

PS: si tu le peux, donnes nous de tes news!!

paulinett78

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#14

En te lisant j'ai l'impression de revivre ce que j'ai vécu

Chère Marie,
Tout d'abord je tiens à te témoigner mon admiration pour ton courage, ta ténacité envers cette formation et d'avoir osé témoigner sur le site.
Dès tes 1ères phrases, je me suis revue des années avant, dans mes 1ers stages, dont mon 1er de 1ere année en service d'orthopédie également (dans un hôp. de proche banlieue parisienne).
En plus de l'ambiance horrible du service, une aide soignante m'a traumatisée en me dévalorisant constamment.
Je ne vais pas te détailler mes autres stages, mais mes 3 années d'études ont été pour moi très difficiles à cause d'eux...lorsqu'on sort du bac et qu'on se retrouve parachutée sans accompagnement sur des inf ou AS qui se "vengent" sur les élèves par frustration, méchanceté gratuite et "nourricière"(!)....forcément on se convainc qu'on manque de confiance en soi, on se dévalorise et on perd l'estime de sois....après ma 1ère année, j'ai fait de l'anorexie, je somatisais des trucs que je n'avais jamais fait auparavant...

Bref, avec le recul, je sais qu'en fait la vision que tu as de toi-même en temps qu'élève inf. n'est pas objective, mais que c'est comme partout à l'heure actuelle, si tu ne rentres pas dans le moule ou si tu ne piges pas tout tout de suite, si tu es un brun plus sensible que les autres, tu es à la merci de ce monde impitoyable : l'hôpital, avec ses difficultés, ses mal-êtres, ses incompréhensions...

J'ai eu le diplôme au 2ème coup, CAD que j'ai du repasser l'épreuve pratique de l’examen (c'était en 2005)

Après 5 ans de pratique à l'hôpital dans divers services et 3 ans de congé parental, je suis infirmière scolaire et je me "régale"...

Je gardes tjr cette impression de "décalage" entre les études et une fois que tu es diplômée...le regard des autres est très différent et donc ta manière d'être, de travailler et d'aimer ton travail n'ont également rien à voir....moi j'étais comme une autre personne, un papillon sortie de sa chrysalide, j'étais enfin moi-même, prête à m'épanouir...

Semper34

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#13

Courage

Ton témoignage est poignant et dénonce une triste réalité: la non considération des ESI sur certains lieux de stages. Je suis actuellement étudiant en 3ème année et mes collègues de promo et moi même avons tous en tête "le stage" celui qui nous a fait douter, pleurer. Je pense qu'il reste et restera un traumatisme mais c'est également l'opportunité de se construire une identité soignante... Je m'explique. J'ai connu un stage ou les patients n'étaient que des numėros et de l'argent pour l'établissement. Bien-sûr, l'équipe n'avait pas le temps de se préoccuper de ma formation et je devais travailler vite (jusqu'à être chronométré sur des soins ide). J'en ai pleuré pendant 10 semaines mais j'ai aussi pris conscience du soignant que je voulais être (a l'antipode du fonctionnement de cet établissement). Maintenant, j'ai décidé de me battre pour mes valeurs soignantes au quotidien... Courage a toi et n'abandonne pas

inwee7

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#12

suite commentaire précedent

j'étais leur bouche trou, quand elles avaient pas envie de s'occuper de moi elles m'envoyaient aux AS, elles en profitaient pour que je répondent aux sonnettes, pour que je m'occupe de leur rôle propre car c'est bien connu y a que le rôle prescrit d'important chez une infirmière hein.
Elles ont été exécrables avec moi, certaines m'ont même insultés, me prenait pour leur chien. J'en pouvais plus. Et les AS étaient pour le coup formidable avec moi, m'ont prises sous leurs ailes. Et si j'ai tenu à chacun de ces stages c'étaient bien grâce à elle. Mon premier dextro, mon premier antico c'est une aide soignante qui me l'a montré..
Jai arrêté la formation suite à des problèmes personnels et quand j'ai eu l'opportunité de retenter l'école je n'ai pas accepté. J'ai préféré exercer en tant qu'aide soignante, et je ne regrette pas mon choix. Et je me sers de cette expérience pour épauler les ESI qui sont dans le même cas que toi et moi.. Mais soyons aussi honnête, même certains ESI nous regardent de eux car "eux sont en école d'IDE" nous ne sommes que de simples AS, des sous merde, comme beaucoup d'IDE nous considèrent d'ailleurs.. J'ai fait beaucoup de services avant de tomber dans celui ou je suis, et j'ai la chance d'être dans un service où ces discriminations là n’existent pas, où on est une équipe à part entière. Tout ça pour te dire, que j'espère que ton expérience ne te donnera pas cette mentalité d'irrespect envers les AS, car nous ne sommes pas tous comme ça, et aussi pour que tu comprennes que partout tu peux tomber sur des gens foncièrement mauvais, mais qu'au bout du tunnel, il y a de très belles choses. Je n'ai pas fait le même choix que toi, mais je suis épanouie dans mon travail. Alors si tu fais le choix de continuer, n'abandonnes pas, n'écoutes pas les mégères qui voudront te faire abandonner. Sois diplômée, trouves toi le service qui te correspond et sois épanouie. On fait un métier formidable, que ce soit AS, IDE, Médecin, Kiné etc.. ;)

inwee7

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#11

Il y aura toujours des gens pour te pousser à abandonner

J'ai également lu l'intégralité de ton texte, et j'ai envie de relever plusieurs choses.
En réalité je suis plutôt partagée.
En ce qui concerne le mal être de la formation, je suis d'accord comme tout le monde pour dire qu'il faut s'accrocher, que ces métiers dans le paramédical, bien qu'ils soient difficiles, méritent qu'on se batte. Il y aura toujours des mauvaises personnes autour de toi pour essayer de te démotiver, pour te tester. Ce ne sont pas à elles de décider à ta place si tu es faite pour cela ou non. Beaucoup d'étudiants n'ont pas confiance en eux, c'est quelque chose qui s'apprend, au fur et à mesure. Tu ne te lèvera pas un matin en te disant "aujourd'hui j'ai confiance en moi" mais au fil de tes expériences, une fois que tu auras trouver ta place, et que tu commenceras à te sentir de plus en plus à l'aise, tu finiras par avoir confiance en toi. Dis toi que ce n'est qu'un mauvais moment à passer et que ça ira mieux. Il ne faut jamais désespérer et toujours regarder droit devant soi.

La deuxième chose, (celle qui fait que j'ai été un peu partagée en lisant le texte), c'est que j'ai ressenti vraiment quelque chose de négatif envers les AS... Comme si les AS n'étaient que des personnes aigries de ne pas être infirmière, qui voulait faire payer aux élèves ESI. Qu'elles sont toutes profondément mauvaises. Les infirmière sont "formidales", et les AS sont des "c°°°° " ça m'a un peu dérangée.. Je suis Aide Soignante depuis maintenant trois ans. Mais j'ai été Etudiante infirmière. J'ai abandonné en fin de deuxième année. Comme toi j'ai eu de très mauvaises expériences en stages, je suis tombée en dépression, aie perdu 15 kilos bien que déjà pas très grosse à la base.. Et franchement dans mon cas c'était vraiment les IDE les " c...

Magalinette13

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#10

Tu seras une merveilleuse infirmière

Marie,
J'ai lu ton texte avec beaucoup d’intérêt.
Infirmière depuis 17 ans, j'ai vécue comme toi et beaucoup d'étudiantes infirmières (à l'époque presque la moitié de ma promo), en stage le mépris et notamment dans un la méchanceté voir la haine de certains professionnels: te cantonner à faire les poubelles en 2ème année, les courses (labo radio...) et les taches qu'elles rechignent ( crachoirs, urinal, changes, sonnettes...) au mépris de tes objectifs de stage. J'en étais arrivé à m'habiller en "haillon" car trop coquette en civil, j'étais victime de remarques plus que désobligeantes.
Tes mots (maux) m'ont remémoré ses souvenirs anciens mais indélébiles.
Il faut dénoncer ses réalités encore bien trop présentes. Les stagiaires sont souvent exploitées plutôt que formées, surtout que les conditions de travail des soignants se dégradent.
Merci pour ton article, tu seras une merveilleuse professionnelle! Pleine de sensibilité et de capacité d'adaptation. J'ai toujours été bienveillante avec ses stagiaires, même si je n'étais pas aussi disponible que je l'aurai voulu. J'ai exercé dans des milieux très différents (entreprise, intérim, gériatrie, bloc, ambulatoire, endoscopie, maternité: merveilleux!, urgences, pneumologie, gastro, endocrino, cardio, orthopédie, domicile et aujourd'hui scolaire). J'ai rencontré des supers amies et des collègues plus ou moins sympas mais cette expérience m'a rendue plus forte et a développé mon adaptation.
Plein de courage et pensées positives!
Magali

babybaps

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#9

On peux s'en sortir

Bonjour.

Ton histoire me rappel beaucoup la mienne. Je suis diplômée depuis maintenant 2 ans et demi et moi aussi j'ai survécu à mes études. Comme toi tout demarre lors de mon premier stage de 2ème année. Pour ma part ce fut un stage en service d'urgence. Stage que je n'ai pas pu terminer tellement la pression et le dédain exprimés par l'équipe pouvait être important. Au point où l'on m'a menacer d'arrêter ma formation. J'ai repris mon courage. Et j'ai chercher à survivre, pareil pour mes proches qui croyait tellement en moi.

Et on peux s'en sortir. On peux survivre car après ces 2 années de difficulté j'ai découvert un monde tout autre. Un monde où on peux exister et où justement je peux me battre contre ce que l'on avait pu me faire vivre. Voilà pourquoi il faut survivre, pour permettre au étudiants qui viendrons après nous de ne pas vivre ce que nous avons vécu parce qu'on avait le malheur de manquer de confiance. Car non pour faire ce métier nous n'avons pas besoin d'être des robots sur de tout. Il faut être humain et ta sensibilité te fera être une bonne infirmière car pour toi justement ces patients ne serons pas des numéros. Non on ne changeras pas tout mais il me plais de penser qu'au moins on ne les aggraves pas.

J'espère en tout cas que tu trouveras cette force et te souhaite bon courage.

cfppa

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#8

Réponse à Marie si consciente.....

Salut Marie,

J'ai la solution à ton pb: tu devrais t'inscrire rapidement à la seule formation en naturopathie de France réalisée par un établissement public le CFPPA de Hyères les palmiers la réf. SITE: hyeres.agricampus.educagri.fr
Cette formation adogmatique, scientifiquement portée est simplement fantastique, elle est réalisée dans un esprit d'éducation à la santé en médecine fonctionnelle et nutritionnelle. Un bonheur de sens car l'urgence aujourd'hui c la prévention.
14 mutuelles sont dans le coup ce n'est pas un hazard.
La France aun retard considérable dans ce domaine et ça commence à bouger sévère.
Tu ne dois plus être dans le symptomatique, la médecine de masse curative. Tu n'as apparemment pas le profil, termines ta formation et viens nous rejoindre. Beaucoup d'infirmières s'inscrivent à celle-ci, ce n'est pas un hasard .....
Hasta luego !

Bonne chance, car cette formation est très demandée.

Lau-B

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#7

" Ce qui ne tue pas nous rend plus fort." (2)

J'en avais besoin pour consolider cette petite étincelle de confiance que j'avais eu tant de mal à construire. Et ça m'a effectivement aidé. J'ai traîné toujours quelques cailloux dans ma chaussure les 2 derniers stages de ma formation, mais je travaillais à les supprimer un peu plus à chaque stage, toujours avec cette même volonté. Aujourd'hui je suis diplômé depuis 2 semaines, après 9 stages et 5 ans de formation.

Tout ça pour te dire de faire attention à toi, de ne pas laisser cette formation te détruire complètement, de savoir dire stop quand ce n'est plus supportable pour prendre soin de toi. Car on ne peut prendre correctement soin des autres qu'en prenant correctement soin de soi d'abord.

Courage Marie, peu importe ton parcours, l'important c'est la professionnelle que tu deviendras à la fin de ces années d'études. Et ce sont toutes ces embûches semées sur ta route qui feront de toi une meilleure professionnelle plus tard.
Accroche-toi juste à tes rêves, à tes envies, écoute-toi.

Avec toute ma sympathie,
Lauriane, jeune diplômée.

PS : si tu veux me contacter pour discuter, voici mon mail : lauriane.bl@orange.fr

Lau-B

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#6

" Ce qui ne tue pas nous rend plus fort." (1)

ça a été ma devise pendant mes 3 (enfin 5!) années de formation. Ton histoire me rappelle la mienne, et j'espère que te raconter ma suite t'aidera à appréhender la fin de ton parcours.
Je n'ai pas eu d'expérience aussi traumatisante que toi, sûrement parce que mon histoire antérieure m'avait déjà permis de me forger une carapace solide, mais comme toi ce manque de confiance en moi a été un lourd fardeau pendant mes 3 années d'études... Comme toi mon 1er stage de 2éme année a été rempli de remises en question, comme toi seuls les patients me réconfortaient dans mon choix, comme toi le bilan de fin de stage a été désastreux et le contrat pédagogique a fait son apparition. Mais contrairement à toi je ne l'ai pas pris comme un punition, mais comme un soutien pour m'aider à vaincre mes démons.
La suite, le 2ème stage ne m'a pas aidé du tout, nouveau bilan désastreux, nouvelles remises en questions et bim stage pas validé, stage de rattrapage.
Résultat : à l'aube de ma 3ème année, je me sentais incapable d'être infirmière diplômée 1 an plus tard, j'ai fait 3 semaines de mon stage de rattrapage et j'ai pris la décision de suspendre ma formation. J'ai terminé le stage de rattrapage, l'ai validé et suis partie. J'ai tout quitté, mes études, la ville où j'habitais, mes amis ; un gros besoin de changement m'a fait un peu pousser des ailes. J'ai travaillé comme aide-soignante pendant un an et demi avant de faire une demande de reprise d'étude. Ce temps de "pause" a été plus que formateur, il m'en a appris des choses sur moi, sur mes désirs, ce que je voulais et ne voulais pas. Et je voulais être infirmière ! Et c'est avec une énergie nouvelle que j'ai repris le cours de ma formation en 3ème année. Le 1er stage a été dur, me rappelant un peu mes difficultés de 2ème années, mais la confiance en moi acquise pendant 1 an et demi et ma volonté de réussir m'ont fait tenir bon. J'ai eu un stage de rattrapage mais je savais qu'il était nécessaire, j'en avais besoin......

Marine40420

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#5

La vie des ESI

J'ai lu ton post avec également beaucoup d'attention.
Je suis actuellement en 2eme année, j'ai de la chance depuis le début mes 3 stages se sont très bien passés, mais quand je te lis je ne peux m’empêcher de penser aux prochains à venir... Et si ça m'arrivait de tombé sur une équipe qui me démotive, me dénigre ...
Mais comme tu dis il ne faut rien lâcher, puis si tout va bien dans un peu plus d'1 an nous seront diplômées et nous serons le soignant que nous voulons être !!

Bonne continuation et encore bravo pour le courage dont tu fais preuve :)

obily

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#4

patience

Ton témoignage me touche, il me rappelle des souvenirs, de mauvais souvenirs...
Comme toi j'étais réservée, comme toi j'avais une confiance en moi proche de zéro, comme toi j'ai été malmenée par des professionnels aigris, peu compréhensifs (c'est peu de le dire). On m'a dit que j'étais "hautaine", que je n'écoutais pas, que je ne m’intéressais pas, que je n'étais pas motivée, que j'étais "transparente"....
Heureusement quelques stages se sont réellement bien passé et m'ont permise de garder la force d'aller au bout...
Et puis je l'ai eu ce fameux diplôme et là j'ai pu être moi-même, travailler comme je le souhaitais, remettre des gens à leur place, m'épanouir...
Patience, oui, car la position de stagiaire ne me convenait pas, mais diplôme en poche, la blouse m'a rendue forte.
Je suis Infirmière Puéricultrice, mon parcours de stagiaire a été semé d'embûches, mais je peux dire aujourd'hui avec une grande fierté que je suis une bonne infirmière, que les patients et leur famille m'apprécient et que mes collègues aiment travailler avec moi!
J'adore mon métier (même je désapprouve les conditions dans lesquelles on nous oblige à l'exercer).
Courage, un jour, comme moi, tu seras une infirmière épanouie, même si il y aura toujours des gens aigris, tu ne les entendras plus. Je te le souhaite sincérement.

nawel01120

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#3

Malheureusement...

J'ai lu ton post avec beaucoup d'intérêt car ça aurait pu être le mien il y a 3 ans! je suis à ce jour infirmière et les 3 années de formation ont réellement été les pires de ma vie! bien sûr, tout le monde s'en fou! l'école, les formateurs... on se retrouve seul face à soi même. Je me suis comparée à une serpillière pendant 3 ans surtout surtout pendant mes stages où on m'a traitée comme une sous-m****! mais je suis fière de moi car je me suis accrochée et maintenant j'emmerde toutes les p****** qui ont voulu ma peau!! hahaha et oui jsuis IDE :D Garde la pêche et confiance en toi et tu y arriveras chère Marie ;)

Polette974

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#2

Courage !

J'ai également lu ton article avec beaucoup d'attention. tout ce que je peux te souhaiter c'est effectivement aller au bout de cette formation qui , est une belle promesse d'avenir. J'ai également vécu ce stress permanent, cette dévalorisation et cette violence verbale pendant mes trois ans de formation, je rentrais chez moi vidée, je pleurais, et ça n'empêchait pas les professionnels de continuer à être très durs (voire méchants...), ils avaient des exigences qu'ils ne s'imposaient même pas à eux mêmes.... Non seulement ton article est bien écrit, mais il m'a vraiment bouleversée. Je ne pense pas qu'on oublie qu'on a été étudiants, je pense qu'au contraire certaines personnes pense que comme elles sont passées par là il n'y a pas de raison que les autres n'y passent pas non plus.... (tout un problème d'empathie dans ce métier qui en demande pourtant tant...) mon seul message est : résiste,ces gens ne doivent pas avoir raison de toi, et surtout nous sommes tellement nombreux à être passés par là... tu verras la vie d'infirmière est tellement géniale après.... je te souhaite énormément de courage et t'envoie plein de pensées positives ;-)

Djoul02

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#1

Force de caractère et courageuse.

Je viens de lire attentivement ton post et je te trouve vraiment courageuse d'avoir poursuivi ta formation. Je retrouve certaines de mes amies dans tes dires et je ne sais comment je réagirais si cela m'arriver ? Le principal, comme tu le dis, c'est de ne pas lâcher ! Profite de chacun de tes prochains stages, et montre leur de quoi tu es capable. Nous sommes des étudiants et non des "chiens". C'est un métier riche, mais malheureusement certains professionnels ont oublié qu'ils étaient étudiants avant nous... Ne te démotive pas. Parle en autour de toi de ton mal-être, même si cela semble difficile.
Aller, courage !!

Juliette.
ESI 1ère année.